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un héros les rappelle en leur montrant l’olivier de la paix, et leurpromet un asile assuré sous ses rameaux protecteurs. Ces arts refu-seront-ils d’ériger des trophées à sa gloire, à celle des légions qu’il suttoujours faire triompher? non, sans doute, et déjà les marbres se pré-parent : mais quels seront désormais nos modèles? Vainqueurs duTibre et du Nil , n’oserons-nous consacrer quelques monuments du-rables aux héros de la France ? les portiques, les obélisques, les arcsde triomphe, ne seront-ils jamais pour notre siecle que des projetschimériques? et la constance des Français se refuserait-elle à l’achève-ment d'un grand édifice sous le prétexte vain d’économie? Lorsque desmonts glacés n’ont pu arrêter nos soldats, lorsqu’ils poursuivaient lavictoire, ou fatiguaient ses ailes en la forçant de marcher à leur suite,dix années d'un travail soutenu seraient-ils au-dessus de leurs forces?A quoi donc nous serviraient ces monuments des Piomains répandussur le sol de la France , s’ils n’étaient pour nous des leçons dans l’artde bâtir pour la postérité? Non, ce n’est point au climat seul de l’Italie que ces nobles travaux doivent l’avantage d’être parvenus jusqu’à nous;
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ils sont construits avec les mêmes matériaux que nous employons au-jourd’hui; les mêmes carrières nous sont encore ouvertes; le mortierdes Romains n’est plus un secret, puisque le procédé de sa fabricationest encore usité dans nos provinces, à Lyon, à Metz, dans le midi dela France , etc. Osons donc recourir aux mêmes moyens pour obtenirdes résultats pareils; employons aussi des blocs d’un volume capablede résister aux chocs les plus violents, et de lasser les efforts du tempset des hommes; polissons leurs lits pour les rendre adhérents; com-posons avec la même argile des briques semblables à celles qui sontemployées dans les massifs de ces mêmes monuments dont la ré-sistance nous étonne; unissons-y la chaux et le sable en même pro-portion : ce qu’enfin les légions romaines sont venues édifier dans nosprovinces et jusque dans la capitale, les nôtres peuvent s’honoreraujourdhui de l’exécuter aux mêmes lieux. Animés du même zele,dirigés par les mêmes motifs de gloire, et non moins riches en con-naissances par les .progrès des sciences, jusqu’à présent renfermées