HISTOIRE DE NISMES.
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possible d’en retrouver des débris dans des fouilles, ou la représentationconservée, soit dans quelques bas-reliefs appartenants à des monumentsplus récents, soit dans quelques médailles, etc.
Les peuples voisins de ces provinces qui n’avaient point été comprisdans cette conquête se soumirent à la domination des Romains; les Yolcesarécomiques furent du nombre : ils suivirent par cette conduite le partides Marseillais, leurs amis, et déjà alliés des Romains, avec d’autant plusde facilité qu’ils se délivraient ainsi de la domination des Auvergnats quileur était à charge. Les habitants de Nismes et le reste des Arécomiquesdemeurèrent depuis ce temps lideles amis des Romains; et on ne les voitjamais participer, dans l’histoire, aux divers mouvements que les autrespeuples excitèrent dans la Gaule transalpine pour secouer le joug de cesmêmes Romains, et recouvrer la liberté après laquelle les Gaulois soupi-raient sans cesse.
C’est pour les contenir que le sénat établit une colonie dans la ville deNarbonne, l’an de Rome 636, sous la conduite de C. Crassus , l’un destriumvirs; et quelques années après cette province devint prétorienne, etreçut le nom de province romaine des Gaules.
L’an 641 les Cimbres et les Teutons, peuples barbares, originaires de laGermanie, vinrent fondre sur la Gaule transalpine, qu’ils ravagèrent malgrél’opposition des légions romaines : les Liguriens, réunis aux Helvétiens,se joignirent à eux, dévastèrent tout le pays situé entre le Rhône et lesPyrénées ; et après avoir défait les troupes romaines et tué le gouverneurde la province, L. Cassius Longinus, consul, et L. Calpurnius Pison , ilspassèrent en Espagne dans le dessein de s’y fixer. Repoussés par M. Fulvius,ils repassèrent les Pyrénées l’an 65^, se joignirent de nouveau aux Teutons,et à d’autres peuples barbares très nombreux pour entrer en Italie .
Ce fut alors que Marius, nommé consul pour la quatrième fois, partitde Rome pour aller les repousser, et vint en diligence sur les bords duRhône leur en disputer le passage à la tête d’une puissante armée.
Il campa d’abord près de Pembouchure du Rhône la plus voisine de
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Marseille , et qui en reçut le nom de Massaliotique; il fit creuser un canallarge et profond, qui reçut de lui le nom de fossa mariana, pour faci-liter l’entrée des vaisseaux par cette embouchure encombrée de vase etde sables. Ce n’est point, comme quelques uns l’ont prétendu, dans l’isle
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