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Tome premier. Monuments de Nismes. [Texte.]
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HISTOIRE DE NISMES. i 3

qui mourut d’intempérance, comme il avait vécu, en laissant de grandsbiens.

Un certain T. Aurelius Fulvius , qui florissait à Rome sous l’empire deDomitien , était originaire de la famille Fulvia ou .Fulvà, qui s’établit àNismes; il s’illustra dans le métier des armes, et fut peut-être le même quece Fulvius Aurelius , dont parle Tacite , qui parvint deux fois aux honneursconsulaires, et fut collègue de Domitien . Son fils, aussi natif de Nismes,et nommé comme lui T . Aurelius Fulvius ou Fulvus , fut également consulà Rome : c’est le pere de l’empereur Antonin.

Une inscription grecque, gravée sur une pierre longue en forme d’ar-chitrave, prouve encore à Nismes l’existence d’un monument en l’honneurde Trajan , sous les auspices du dieu Nemausus,* en voici le fragment:

_NEMAY2Ü TQN-OYAN TPAIA1NON KAI2APA 2EBA2TON.

Hadrien, successeur de Trajan , qui érigea par-tout de somptueux édifices,décora la ville de Nismes de deux monuments en l’honneur de Plotine ,à qui il était redevable de l’empire : il érigea l’un pendant la vie de cetteprincesse, et l’autre après sa mort. Lorsqu’il eut réglé les affaires de laGrande-Bretagne, l’an 122 de J. C., et qu’il eut fait bâtir cette muraille detrente lieues de long, pour séparer les peuples septentrionaux de cette isled’avec les pays soumis aux Romains, il passa dans les Gaules , et séjournaquelque temps à Nismes, ville alors florissante: il y bâtit une basiliquesuperbe en l’honneur de Plotine ; et après la mort de cette princesse ilvoulut ériger à sa mémoire un autre édifice, voisin sans doute de la Maisoncarrée, et que l’on a pu confondre avec ce dernier avant que l’inscriptiondécouverte sur sa frise et son architrave eut appris sa véritable dédicace.

Lès* habitants de Nismes enchérirent en quelque sorte sur cette magni-ficence des empereurs pour leur ville capitale, en élevant cet amphithéâtresuperbe qu’on y voit encore presque entier, et aux frais duquel il paraitnéanmoins que l’empereur Antonin Pie contribua de ses deniers.

On est fondé à le penser lorsqu’on sait qu’il fit de semblables présentsà plusieurs villes de l’empire pour réparer ou construire des édifices ' ; et

( 1 ) Il fit rétablir plusieurs villes ruinées dans l’Afri- auparavant embellie; il fit restituer à quelques habi-

que et dans les Gaules, fit restaurer, en i 45, celle de tants de Provence un bain qui leui avait ete usurpé

Narbonne , qui avait été consumée par le feu, et y par leurs voisins,

réédifia les mêmes édifices publics dont elle était

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