MONUMENTS DE NISMES.
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résistante ; elle ne s’effeuille ni ne se gerce : on en trouve la carrière à unelieue de distance de la ville. La première enceinte subsiste aujourd’huijusque dans sa partie la plus élevée à plus des quatre cinquièmes de sa cir-conférence, au lieu qu’à celui de Vérone il reste à peine quatre arcades,dont la partie supérieure est mutilée.
« Ce qui manque à l’Amphithéâtre de Nismes fut ruiné par les habitantsdans les temps bas pour bâtir des tours et des maisons; ces maisons seréunissent dans une partie avec celles du dehors, en sorte que l’édifice n’estplus isolé, et qu’on ne peut plus en faire le tour.
« Il ferait en dehors le plus superbe effet s’il n’était enterré par l’exhaus-sement du terrain d’environ dix pieds, et même de plus de douze, si l’onen croit les gens du pays.
« Mais quoique le dehors soit bien conservé, il n’en est pas ainsi de lavoûte du premier portique, et encore moins de la partie qui suit jusqu’ausol, pareeque tous ces lieux ayant été occupés et employés le plus souventà divers usages d’habitation, les anciens murs sont détruits, et tout l’espaceest défiguré par les constructions modernes et par leurs planchers.
«Le corridor supérieur est bien conservé, c’est-à-dire celui du second ordre;on peut en faire le tour à cet étage; et bien qu’on ait bâti, comme je l’aidit, au-dessus et au-dessous, ce portique a eu le bonheur de rester intact,et il soutient deux tours qu’on a élevées au-dessus.*
« On y voit aussi une grande partie d’un petit corridor qui est au-dessusdu second, ainsi que quelques uns de ses escaliers, le couronnement, etquelques uns des derniers gradins, au nombre de six, de dix rangs, et mêmejusqu’à seize dans une partie peu étendue à la vérité.
« On voit également plusieurs bouches ou vomitoires du dernier rang,c’est-à-dire des plus élevés, et deux encore de l’avant-dernier; celui-ci esttotalement en ruine; on n’y voit plus que quelques voûtes actuellement
encombrées, dont je parlerai à leur place.
«La partie intérieure est basse et détruite, remplie de maisons et de ruescomme le reste de la ville; et les habitants, non contents de s’être emparésdes places vacantes dans l’intérieur pour s’y loger, ont, pour se faire plusde place, ruiné plus des trois quarts des gradins, ainsi que le portique àl’entour et tout ce qui l’avoisinait; en sorte qu’il serait presque impossiblede rétablir l’intérieur, et pour ainsi dire la distribution primitive des
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