CHAPITRE PREMIER.
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« Le présent répartement pour le logement des susdicts officiers, a esté ainsy arresté, sansqu’aucun autre officier de la dicte ville puisse y prétendre aucune place ny logement en vertude sa charge, pour de bonnes et fortes considérations qui ont meu (mû) le Consulat à ladélibération du présent acte. »
Avant de clore ce chapitre, nous devons expliquer certaines fonctions dont les noms figurentdans le récit qui précède et qui n’ont plus d’analogues aujourd’hui.
La chambre de la Santé était composée d’un certain nombre de membres, qualifiés du titre decommissaires de la santé. Ils étaient à la nomination du Consulat et avaient pour mission des’assembler, soit en temps de contagion ou simplement d’épidémie, soit préventivement pourdélibérer sur les mesures à prendre afin de combattre le mal ou le conjurer.
Cette institution fut supprimée vers le milieu du XVIII e siècle, lorsqu’on eut perdu toutecrainte de voir le retour de la peste ou de quelque autre fléau analogue.
Le Consulat, qui s’était préoccupé, sans cesse et avec une vive sollicitude, de l’approvisionnement
de Lyon , fut, pour cet objet, autorisé en tout temps à tirer des grains, tant de l’intérieur duroyaume que de l’étranger. En i f8o, les échevins établirent un Grenier d'abondance, dont lesmembres (parmi lesquels se trouvait un trésorier) étaient chargés d’aviser aux moyens les plusprompts et les plus énergiques pour prévenir la disette, et de faire en conséquence acheter desblés dans toutes les directions.
L’origine des droits de Resve et Foraine est fort ancienne et précède l’établissement des droits
de Douane. Concédés au corps consulaire de Lyon pour en jouir à perpétuité comme d’un bien
patrimonial, les droits de Resve, Foraine et haut Passage se levaient sur les marchandises quientraient dans la ville et en sortaient, hors de ses quatre foires annuelles.