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Description des monumens antiques du Midi de la France : dédiée au Roi / par MM. Grangent ... [et al.]
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PORTES. 55

chez les Helviens qui habitaient le Yivarais. La seconde existait à la pointela plus septentrionale de lenceinte antique, et conduisait chez les Gabalesou les peuples du Gévaudan et de lAuvergne ; enfin, la troisième setrouve entre le Cadereau et la grande route dAlais, à louest de la Fon-taine *, elle était située sur la voie qui établissait la communication de lacolonie avec les habitans des Cévennes et du Rouergue .

Ménard parle de plusieurs autres portes, mais nous navons pu recon-noître leur existence, et il a fallu même beaucoup de soins et de recher-ches dans dimmenses ruines , pour retrouver les vestiges de celles dontnous venons de parler. Elles nétaient formées que dun seul portique ,comme la porte de France, et étaient toujours flanquées de deux toursdemi-circulaires qui leur servaient dencadrement et de défense. Il est àprésumer que la seule porte découverte en 1795, avait de plus grandesdimensions et une architecture particulière, à cause de sa situation surla Via Domitia , qui était la principale voie de la contrée. Nous devonsregretter de navoir retrouvé aucune trace ni aucun renseignementrelatifs à la porte construite sur la continuation de la même voie Domi-tienne , qui conduisait à Narbonne par le Pons Ambrussi sur leVidourle et Sextantio 9 et qui annonçait aussi, sans doute, par sesdimensions et son architecture, lentrée de la principale colonie de lem-pire romain.

TRAVERSÉE DU CADEREAU.

L on voit, sur la planche première 9 que les murailles antiques passent,au nor , sur un torrent formé par les pluies qui tombent sur les coteauxqui traversent les routes dAlais et de Sauve. Ce torrent , aujourdhuiappelé Cadereau 3 grossit considérablement après les orages -, et lesRomains, en renfermant son lit dans lenceinte de leur ville, avaients occuper aussi des moyens de fournir un passage facile aux eaux, sansdonner une entrée aux ennemis en temps de guerre. Des vestiges quiexistent encore sur ce point, nous ont suffi, après un scrupuleux examenpour reconnaître la position de lenceinte antique. On trouve encore lesamorces dune culée en pierres de taille, et dun radier en maçonneriequi traverse le lit du torrent. Deux fortes tours rondes en protègent lesdeux rives \ d il est aisé de conclure que les murailles étaient percéesde deux ou tiois arceaux, dont le débouché était suffisant pour le libreécoulement des plus hautes eaux *, que ces arceaux étaient fermés par defortes grilles de fer', quun radier général, fondé sur le ferme, servaitdétablissement à toutes ces constructions, en sopposant à la possibilitéde fouiller au-dessous des arceaux pour souvrir un passage dans linté-rieur 3 et quenfin cette portion importante de lenceinte de la ville était