( 315 )
Faites moi, je vous prie, le plaisir de me mander vôtre penséesur tout cela.
J’ai écrit à Mr. Bernoulli, comme je vous Pavois marqué, pour savoirquel etoit son sentiment sur la courbure de la voile lorsque l’on sup-pose le nombre des parallélogrammes, qui la composent, fini; mais ilne m’a fait reponce que depuis peu, et il me mande qu’il n’a pointle loisir de songer à ces matières, parce qu’il est sur le point de sefaire passer docteur en medecine, pour se marier ensuite. Il mepromet cependant qu’après que cela sera passé, il me rendra reponcesur cet article. Je ne manquerai pas de vous la faire savoir aussi-tost. Je suis etc.
XXXII.
HUÏ6ENS AU M. DE L’iIOSPITAL.
4 la Haye ce 16 Juin 1694.
Il y a trop longtemps, Monsieur, que je dois response aux lettresque vous m’avez fait l’honneur de m’escrire du 18 Janv. et 12 Mars.Plusieurs affaires que j’ay eues, non pas si bonnes que les vôtres,sont cause de ce retardement, et avec cela certaine indisposition nou-velle d’une intermission et un battement inordonné du pouls, quim’a contraint de moderer les etudes géométriques.
Je m’étonne que Mr. Bernoulli ait différé de repondre à ce quevous aviez demandé touchant son theoreme de la voiliere, puisqu’ilpouroit le faire en 2 mots. Cela me fait douter s’il est bien sur dece qu’il a avancé.
Rr 2