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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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HISTOIRE ET BIBLIOGRAPHIE.

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Cadran salaire horizontal.

Les Chaldécns avaient, dit-on, des observa-tions remontant a 19 siècles avant Alexandre,et qu'Aristote, si l'on en croit Simplicius , selit communiquer par Callistliènes. La périodede 223 mois lunaires qu'ils appelaient Sarosn'a pu être découverte par eux qu'après unelongue série d'observations.

C'est vers le quatorzième siècle avant l’èrechrétienne que les Grecs partagèrent le Cielen constellations.

On ignore l'époque h laquelle ont été donnésles noms aux constellations des signes du zo-diaque. Ces noms sont contenus dans les deuxvers suivants :

Sunt Anes , Tau rus, Gernuu , Cancer,Léo, Virgo,

I.ibraque, Scorpius, Arcitenens, (la-per, Atnphora, Pisces.et leurs significations françaises sont le Délier,le Taureau, les Gémeaux, l'Ecrevisse ou leCancer, le Lion,la Vierge, la Balance, le Scor-pion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau ,les Poissons.

Ces dénominations semblent se rapporter,les unes au mouvement du Soleil, les autres àl’agriculture et au climat du peuple chezlequel le zodiaque a pris naissance.

L’Egypte et l’Inde ont eu des connaissancesavancées en astronomie, mais dont on ignorel'origine.

Thaïes, né à Milet CIO ans avant J -C., futle premier Grec qui prédit et expliqua leséclipses du Soleil et de la Lune . H avait ptii>éune partie de son savoir chez les prêtreségyptiens.

Hythagore, né h Samos vers l'an 590 avantnotre ère, fut d’abord disciple de Thaïes , etvisita ensuite l'Egypte et l'Inde . Il fonda uneécole célèbre où il enseigna le double mouve-ment de la Terre , que son disciple Philolnlisexposa publiquement. Les Pythagoriciens con-naissaient le vrai système du monde, le mou-inent des comètes autour du Soleil, etc., etc.

Mélon et Euctcmon observèrent le solsticed’été l’an 432 avant J.-C. Cette observation,celle que Pythéas de Marseille fit, avec ungnomon, vers le temps d'Alexandre, et cellesde Tcheon-Kong en Chine 1100 ans avantnotre ère ( faites aussi avec un gnomon}, prou-vent la diminution de l'obliquité de l'éclip-tique.

I,'école d'Alexandrie est célèbre par ses astro-nomes, savoir: Aristide et Timocharis, qui lleu-rirent :ioüans avant notre ère; AriMarquede Sa-mos, qui essaya rie déterminer, par un procèdeingénieux, mais inexact eu pratique, le rapport

des distances du Soleil et de la Lune ; Kratosthè-nes, qui tenta de mesurer la Terre ; dans le2« siècle avant J.-C., Ilipparque, le plus habileastronome de l'anliquite, qui découviit la pro-cession des équinoxes, une partie des inégnlitésdes mouvemenis apparents du Soleil et de laLune ; Sosygène, que Jules César Ut venird’Alexandrie pour la réforme du calendrierromain; enlin, vers l'an 130 de notre ère,Piolémée qui, dans son grand ouvrage intituléAlmageste , essaya de donner un syalèmecomplet d'astronomie, .'uivant lui, la Terre estau centre de l'univers, et tous les astres tour-nent autour d'elle, d'abord chaque jour , en-suite dans des espaces de temps égaux à ceuxde leurs révolutions appareilles, suivant descourbes épieycloïriales, uniquement engen-drées par des cercles qui roulent les uns surles autres. Ce système a subsisté pendant14 siècles; aujourd'hui même, l'Almageste doit être considéré comme un dépôt précieuxdes connaissances de l'antiquité.

L'école d'Alexandrie subsista encore pen-dant 5 siècles après Ptolémee , mais sans nenajouter à ses découvertes.

Les Arabes cultivèrent l’astronomie avecsuccès. M. Sédillol a prouvé récemment que.dès l'an 975, Aboul-Wéfa avait constaté à Bag-dad l'inégalité lunaire connue sous le nom de‘variation, et dont la découverte est générale-ment attribuée à Tycho-Brahé .

Les Mexicains et les Péruviens observaientavec soin les ombres du gnomon aux solsti-ces et aux équinoxes. Les premiers connais-saient l'année tropique plus exactementqu'il ipparque. et on est porté à croire qui*celte détermination leur est venue de l'anciencontinent.

C'est è Copernic, né à Thorn en Pologne le19 février 1473. que commencent la rénovationastronomique et l'exposition du véritable sys-tème du monde consignées dans le beau livreDe revoluti'inilms orbium cœlestiu/n. Co-pernic ne jouit pas du succès de sou ouvrage,et mourut presque subitement à l'âge de7ians, après eu avoir reçu le premier exem-plaire.

Galilée, né à Pise en <564, mort près deFlorence en 1642, fut, en Italie , l’un des plusardents promoteurs du système de Copernic .Ayant construit une lunette d’approche, surle récit qui lui avait été fait de cette inventionrécente, il découvrit les satellites et les ban-des de Jupiter, les phases de Vénus , les tachesdu Soleil, etc Les persécutions qu’il eut à en-durer delà part de l'inquisition, qui regar-dait mal è propos le mouvement de la Terrecomme contraire à la Bible , troublèrent lesdernières années de ce grand homme.

Tycho-Brahé, Norvégien, mort à Prague en1601, fut l'un desplus grands observateurs de'temps modernes, Il fut moins heureux dansle système du monde où il essaya de combinerles idées de Ptolémée avec celles de Copernic .

Képler , célèbre à si juste titre par la décou-verte des lois qui portent son nom, naquit eu<371 dans le duché de Wirlemberg. IJ vécutet mourut dans la misère, supérieur à sonsiècle, peu compris de ses contemporains. C’estde lui que sont ces sublimes paroles. « Je pu-» blie mon livre; il sera lu par l'âge présent»ou par la postérité, peu m’importe : il pourra» attendre son lecteur ; Dieu n'a-t-il pas at-» tendu six mille ans un contemplateur de ses» œuvres! »

lluygens suivit de près Képler et Galilée ; ildécouvrit ou plutôt expliqua les apparencesde l'anneau de Saturne et un des satellitesde celte planète.