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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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$-7 CIRCULATION, SYSTÈME NERVEUX, ENCÉPHALE.

l'oreillette, et le chasse aussi, on se contrar-iant, dans l'artere pulmonaire. Conduit par cevaisseau dans les poumons, le sang arrive parles divisions capillaires de l'artère presque àla surface de la membrane muqueuse des ra-niusrules bronchiques , et se trouve là oncontact avec Pair atmosphérique. Il on ab-sorbe l'oxygène, et, par sa combinaison avecce gaz, le sang devient rouge de noirâtre qu'ilétait iv. Respiration) ; puis il passe dans lesveines pulmonaires, et revient par ces vais-seaux à l'oreillette gauche du cœur.

On voit par ce qui précède que les artèrespulmonaires charrient du sang noir, et les vei-nes pulmonaires du sang ronge. On comprendaussi que, chez le fœtus, le sang ne traverse•pas le poumon, dont les fonctions sont encoremilles, et qu'apporté nu cœur à l'état de sangartériel par les veines, il retourne è la mèrepar les artères à l'état de sang veineux.

L’oreillette gain be reçoit le sangoiygéné etle transmet au ventricule gauche, d'où il estlancé dans l'aorte et par là aux extrémités desvaisseaux.

On nomme diastole le mouvement de dila-tation par lequel les cavitésdu cœur s'ouvrentau sang, et systole le mouvement de ronlrac-hon qui chasse le sang de ces cavités. La dias-tole et la systole ont heu en même temps pourles deuxoreillettes, comme pour les deux ven-tricules, de telle sorte que pendant la diastoledes oreillettes a lieu la systole des ventricules,et 'vice / versii■ Ces mouvements alternatifsforment les battements du cœur ou palpita-tions, que rendent plus fortes et plus précipi-tées les efforts musculaires , ou la respirationétendue et profonde, l a dilatation du thoraxpendant l'inspiration facilite aussi l'affluencedu sang dans les gros troncs veineux et dans lescavités droites.

bn nomme pouls le mouvement de flot queproduit sur les parois des arlères le sanglancé par le cœur. I.e battement du pouls, oupulsation de l’artère, est isochrone au batte-ment du cœur; et en comprimant légèrementl'oriére pour tâter le pouls , on peut se rendrerompie de la fréquence et de la force des mou-vements du cœur, et par conséquent de l’é-tal de la circulation. Chez l'adulte en bonnesanté,Je pouls donne communément soixantepulsations par minute ; mais le rhythmedu pouls est essentiellement variable suivantles individus et les conditions dans lesquelles•Isse trouvent.

Le sang n’arrive pas avec une rapidité etune force égales dans toutes les parties ducorps; et d'autre part, quand un point quel-conque est malade, l’affluence du sang y de-vient en général plus marquée, d'où la rou-? e J ,r de la peau qui succède à nu choc, lesbattements qui se font seniir dans une plaierécente.

On a estimé à deux kilogrammes la force«impulsion que le cœur de l'homme com-munique au sang artériel. Ce liquide, une foisPasse dans les veines, marche avec plus delenteur, cor il se trouve séparé du cœur parune plus grande distance, et ce n’est plus quePar le a>is à tergo qu'il se meut dans cesaisseaux. Cependant il conserve encore linegrande vitesse, comme on peut en juger parJ? rapidité avec laquelle un poison insinuédans un membre est transporté par le sangJusqu au cœur et nu cerveau.

S 7. Névrologte.

«hV !, ^ VRO, ' oclE ( fleuron, nerf) traite dui fiervrn.r. On appel'e ainsi l'ensemble

u 1 le P«r lV/;<r/i/m/f’ ,i 1 rs nerfs

On comprend sous le nom d'encephale ( enkephafé, dans la tête) le cerveau, le cerveletet la moelle épinière. Le cerveau et le cerveletremplissent la cavité du crâne. La moelleépinière est logée dans le canal vertébral ets'étend de la base du cerveau à la deuxièmevertèbre lomhaire. I.e cerveau, le cervelet etIn moelle constituent ce qu'on nomme le cen-tre nerveux céphalo-rachidien, et formentavec les nerfs qui en dépendent le systèmenerveux cérébro-spinal.

Outre cet appareil, il en exisle un nuire quis'y rattache par de nombreuses connexions,mais qui en diffère par ses caractères anato-miques et physiologiques. On nomme ce der-nier svstème nerveux ganghonaire ou dugrand sympathique, pour le distinguer dupremier.

I.e cKitvEAU est la portion la plus volumi-neuse de l'encéphale; il occupe toirc la partiesupérieure du crâne depuis le front jusqu'àl’occiput : sa forme est celle d'un ovoïde dontla grosse extrémité est tournée en arrière. Ilest symétrique, cependant ses deux moitiéslatérales présentent quelquefois une dispropor-tion très-sensible. f>'a face supérieure est con-vexe et répond à la concavité du crâne; saface inférieure est aplatie et repose sur la basedu crâne, i.e poids du cerveau, séparé du cer-velet, de la protubérance annulaire et de lamoelle, est chez l’adulte de I k. à 1 k. 230(Cruveilhier).

On distingue dans le cerveau doux moitiéslatérales ou hémisphères séparés par unescissure proronde qui divise l'organe danstoute sa hauteur en avant et en arrière, tandisqu'au milieu elle s'arrête à une sorte de plan-cher central qui réunit les fieux hémisphèreset qu'on nomme corps calleux on mésolobe.La surface supérieure ou convexe du cerveau,une partie de sa surface inférieure et les facesinternes des hémisphères dans toute l'étenduefie la scissure antero-posiérieure, sont creuséesd'un grand nombre de sillons tortueux et irré-guliers qu’on nomme anfractuosités, et quiséparent des éminences arrondies, repliées surelles-mêmes, et ressemblant assez aux circon-volutions de l’intestin grêle: ce sont les cir-convolutions cérébrales. Elles sont peu pro-noncées pendant la vie intra-utérine et dansles premiers temps qui suivent la naissance;on ne remarque point de symétrie entre lesdeux hémisphères pour la disposition des cir-convolutions.

On nomme base du cerveau la surface in-férieure de cet organe, qui repose sur la basedu crâne. La base de chaque hémisphère estdivisée en deux lobes , l’un antérieur, l’autrepostérieur; par une scissure transversale, lascissure de Sylvius. Vers le milieu de labase du cerveau , ou voit deux |>etits tuber-cules sphériques, situés de chaque cOté delàligne médiane; ce sont les éminences mamil-faires.

Elles sont comprises entre les pédonculesdu cerveau, colonnes blanches fasciculées quifont communiquer le cerveau et la moelle. Enarriére des pédoncules, est un sillon profondnommé par M. Cruveilhier excavation mé-diane de la base du cerveau. Cette excavationcontournée» avant Visthme de l'encéphale.ou le point d'union du cerveau, du cervelet etde la moelle.

Lorsqu’on examine l’intérieur du cerveau,on voit que cet organe est composé de deuxsubstances , l'une appelée substance grise,cendrée ou corticale à cause de sa couleur etparce qu'elle enveloppe l'autre, qui est la «uh-slance blanche ou ii'édnl aire, on uumtvç