ZOOLOGIE.
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tomber un peu dans le système; mais, sans ledonner comme la vérita ble expression de la mé-thode naturelle en zoologie , nous avons crudevoir y recourir, pour mieux faire compren-dre la uature des principaux actes rie la viedes mammifères. La méthode zoologique rieM. de Blainville est préférable à toutes lesautres; elle 6'éloigne d’ailleurs fort peu decelle-ci et lui sert véritablement de base.
Nous partagerons donc la classe ries mam-mifères en quatre groupes ou mieux en troissous-classes, dont la première sera elle-mêmeformée rie deux groupes, et nous allons endonner les principaux caractères ainsi queceux des ordres et des grandes familles dechacune de ces subdivisions.
§ 4. Mammifères monodelphes ( monos ,unique , deiphus , utérus)
Nous nous occuperons d'abord des espècesdont les divers actes de relation rentrent dansla classe de ceux qui constituent l'intelligence.Os mammifères intelligents qui sont aussiappelés mammifères éducables , etc., sont*réunis aux autres monodelphes , r'est-è-direaux instinctifs, dans la classification deM. de Blainville , et ils ont en effet de com-mun avec eux :
La reproduction franchement vivipare, lefœtus étant pourvu d’un placenta simple oumultiple ; point de poche abdominale ni d'osmarsupiaux au bord supérieur du pubis ;épaule simple oucomposée de deux os au plus,l’omoplate et la clavicule,qui manque mêmedans certaines espèces.
Ils ont pour caractères particuliers : hémi-sphères cérébraux très-développés, à deux outrois lobes, et marqués à leur surface de cir-convolutions plus ou moins nombreuses.
Mammifères éducables. — Les divers ordresou degrés d’organisation qui se rapportent àce premier groupe sont ceux des primatès,carnassiers , gravigrades, pachydermes,ruminants et cétacés.
Ordre I. pimuTEs.-Les singes de lanciencontinent , ainsi que ceux du nouveau, appe-lés communément sapajous, les makis , lecheiromys et les galêopithèques formentle premier ordre.de la classe des mammifè-res, celui que l’on a nommé quadrumanes ,parce que le caractère principal de la plupartdes espèces qui s'y rapportent est d’avoir non-seulement les membres antérieurs terminespar des mains, ce qui est aussi l’un des carac-tères de notre espèce, mais encore les posté-rieurs.
Les quadrumanes ou mammifères à quatremains composent donc un premier degréd’organisation, et ils sont placés avant tous lesautres, parce qu’ils offrent dans leurs caractè-res zoologiques et dans leur intelligence destraits qui les rapprochent évidemment del’homme, le premier des êtres vivants : Sanc-tius his animal, comme dit Ovide , mentis-que capacius ait ce.
L’homme considéré zoologiquement.— Quel-ques particularités distinctives des premiè-res espèces de singes ont même engagéles naturalistes du siècle précédent et ducommencement de celui-ci, à les réunir dansun même ordre avec l’homme; et le groupelinnéen des primates, dont le nom exprimequ’il renferme l’élite des animaux , comprendnon-seulement l’homme et les singes, maisencore les chauves-souris qui ont bien quel-ques-uns des caractères aes quadrumanes ,mais que nous reconnaîtrons bientôt pour desanimaux d’un tout autre groupe.
On a fait plus, et pour Tyson, Linnæus ciplusieurs autres, le chimpanzé , Yorangti le
f ibban appartenaient au même genre quehomme ; le gibbon s’appelait en latinhomo lar ; l'orang-outang, hemo satyrus ;le chimpanzé, homo troglodx/tes, et l’hommereçoit ou si l'on veut il se donne l'épithète desage: homo sapiens.
Toutefois, même zoologiquement parlant,la réunion eongénérique de l'homme et dnpremières espèces de6inges; celles qui, ayantcomme lui trenie-deux dents tuberculeuse?,ont aussi le sternum plat et élargi, en mêmetemps qu’elles manquent également du prolon-gement caudal de la plupart des attires mam-mifères; cette réunion ne saurait êtreacceptée.
i.e genre en histoire naturelle n'a plus dan?l'état actuel de la scienre une acception aussilarge que cetle que lui accordaient Ray etLinnæus ; et la plupart des genres de ces na-turalistes correspondent à ce que l’on appelleaujourd'hui ries familles naturelles. L’hommeemprunte bien aux mammifères de la fa-mille des singes rie l'ancien monde la plu?grande partie rie son organisme ; mais il n’apas comme eux le pouce des membres infé-rieurs opposable aux autres doigis,et la mainqui caractérise ses membres supérieurs est unorgane bien autrement perfectionné que lamain des autres primates.
11 est digne de remarque que, chez ceux-ci.les mains de devant tendent de plus en plus àperdre leur véritable caractère : la possibilitéd'opposer leur pouceauxautres doigts. I.e ponceen effet leur manque presque entièrement dansplusieurs espèces tcolobes, otèles, ériories), etchez beaucoup d'autres ( sapajou, ouistiti?,makis, etc.) il a la même direction que lereste des doigts. Alors le membre postérieur aseul une véritable main , et ces animaui sontplutôt pédimaneè que quadrumanes.
La main de l'homme est donc, aussi bienque son langage, un de ses principaux attri-buts, et l’un et l’autre sont à la dispositiond'une intelligence dont aucun autre auimsine nous offre l'exemple. Ajoutez à cela le ca-ractère de majesté que donne à l'homme lastation bipède, mode rie stalion dont les ani-maux supérieurs semblent approcher davan-tage à mesure qu'on les étudie dans des es-pèces plus voisines de la nôtre par leur phy-sionomie extérieure , mais qu'aucun d’eux nepossède réellement. .
Le cerveau, en supposant même qu’il soit lacause unique de l’intelligence humaine, éta-bli encore une immense différence entre
l'homme et la brute, et se trouve parfaitement
en rapport avec d'aussi précieux attributs.
On sait que l'homme n'a pas, comme lereste des espèces animales, une région déter-minée dans laquelle son existence doive sac-complir; le globe terrestre est sa patrie, onpeut même dire 6on domaine,puisque partjwil occupe le premier rang, et que son întein-
f ence lui donne le pouvoir de tout moduierson usage; qu’il détruit les êtres qui lui se-raient nuisibles, ou les moriille, et qu il mu *tiplie selon ses besoins ceux qu'il a su se ren-dre utiles. . ;
Les principales variations de physionomie,de forme, de couleur, de taille, etc., que pré-sente l'espèce humaine étudiée dans les 01rentes localités, sont connues de tout le mono •Mais on n'est pas bien d’accord sur les eau?qui ont pu leurdonner naissance. Y ® ,Lle genre humain, comme dans la P |u Pf/ l ‘ _genres et familles naturelles reconnus Ples zoologistes, plusieurs espèces ; et les Fcipalcs variations q»*i distinguent entre
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