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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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SINGES, CARNASSIERS.

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les habitants de l'Europe, de In Chine , del'Amérique,de l'Océanie et de ht Nigntie, ca-ractérisent-elles autant d’espèces? ou biensont-elles de même valeur que celles des dif-férentes variétés d'une même espèce ?

Les avis sont partagés à cet égard ; mais lesecond a été iusqu’ici le plus généralementadmis, surtout parce qu'il est en harmonieavec la tradition qui fait remonter à unecommune origine les différentes races hu-mâmes.

Singes de l'ancien CONTINENT. — Ils ont plu-sieurs traits communs avec le genre humain ,et particuliérement le nombre desdents, qui estde 32, ainsi répartis : iucisives, canines, Jmolaires de chaque côté.

On peut distinguer leurs molaires en troissortes, comme celles de l'homme et d’ungrand nombre d'autres mammifères : il y aici deux avant-molaires, une dent intermé-diaire dite principale , et deux arrière-mo-laires. Les jeunes ont, comme l’enfant, deuxmolaires de lait de chaque côté des deux mâ-choires ; leurs canines et leurs iucisives seremplacent aussi.

Tous ces animaux ont , de même quel'homme, la grande corne de l'hyoldc ru-dimentaire , et formée d’une seule pièce.

Ceux qui ont une queue ne l'ont Jamaispréhensile ou susceptible de s'enrouler au-tour des corps pour les saisir, à la manière decelle de certains sapajous ; ils ont les tubéro-sités ischiatiques habituellement encroûtées degrosses plaques épidermiques dites callosités,et leurs narines sont obliques et séparées parune cloison peu considérable.

On a donné aux primates de l'ancien conti-nent qui rentrent dans cette famille le nom depitheques,en latin, pithecus. Les differentsgenres sont : chimpanzé (une espèce), orang(probablement plusieurs espèces), semnopi-thèques (uue vingtaine d'espèces de l'Inde etd'Afrique; celles d’Afrique ont été nomméescolobes), guenons ou cercopithèques lasseznombreuses espèces, toutes d'Afrique ), ma -caaues (environ quiuze espèces, dont troisseulement en Afrique , les autres asiatiques),cnærophithèques ou cynocéphales (septou huit espèces d'Afrique et d’Arabie).

Quelques singes vivent sur des montagnesou dans des contrées assez froides; mais laplupart sont des endroits boisés et des pays lesplus chauds du globe, aussi ne tardenl-its pasa sucomber à des maladies de poitrine quandon les amène sous des latitudes en dehors destropiques, et c’est avec beaucoup de diflicultésque nous les conservons dans nos ménageries.

Singes américains , ou sapajous. — Leurs®f, Dls 8001 au nombre de treute-deux, ou plussouvent encore de trente-six; mais leur for-mule dentaire est dans l’un et l’autre cas dif-ferente de celle des pithecus. Ils ont ^

incisives, i. canines, |molaires; el leurs

molaires sont ainsi réparties: | avant-molai-

res » j- principale, arrière - molaires.

laî? 5 *» ^ eur8 i eulJes oul-Us trois molaires defamin 0mm ® ceux dcs auimaux de toutes lestaoinles qui vont suivre.

cnnHA °JL hy0, ? e a déjà deux pièces à salamnic e a C A 0ri n' M urs autres caractères sont:iiinnî»A de ? a081tés aux fesses ; queue toujoursallongée et souvent préhensile ; narines gé-

néralement séparées par une cloison très-éiargie.

Leurs yeux sont moins rapprochés que ceuxdes siuges de l'ancien monde ; leur cerveauc'a pas autant de circonvolutions ; et si leursmœurs sont en généra! plus douces et leuréducation plus facile, même dans un âgeavancé, cela tient moins à leur intelligencequ'à leur nature plus tranquille ou moius pas-sionnée, et à une mobilité de caractère moin-dre que chez les singes de la famille qui pré-cède.

On les partage en plusieurs genres, qui sontles suivants : alouates ou hurleurs , sa-gouins, eriodes, atèles , sajous , saimiris,nocthores ou douroucoulis , sakis et ouis-titis.

Ce dernier, qu'on a lui-même subdivisé,comprend des espèces qui n'ont que trente-deux dents, et dont les ongles, sauf ceux dupouce des membres inférieurs, sont courbésde manière à rappeler ceux des carnassiers;leur pouce, aux membres antérieurs a lamême direction que les autres doigts, et illeur est moins opposable encore que celui desautres sapajous.

Lémuriens ou makis. — Les animaux dontLinué faisait le genre lemur, et que depuison a souvent nommés lémuriens , s'éloignentdéjà, dans certaines espèces du moins, descaractères des quadrumanes. Outre les deuxmamelles pectorales qui sont caractéristiquesde ces animaux, plusieurs lémuriens (ga-lago, tarsier, cheirogale ou microcèbe) ontdeux autres paires de mamelles , une ventraleet l’autre inguinale. Leur dentition n'offre pasune formule unique, et toujours leur doigtindex des membres inférieurs, quelquefoismême le médius, est terminé par un onglecourbé et subulé.

La plupart sont nocturnes, et Madagascar , quin’a aucune autre espèce de primates, est la pa-trie du plus grand nombre d'entre eux ( ma-kis, cheirogales , indris). L’Afrique possède1 epotto en Guinée , et les galagos depuis luCafrerie jusqu'en Abyssinie et au Sénégal . Letarsier* tles loris sont des lémuriens parti-culiers è l'inde . C'est à la même famille qu'onrapporte aussi le cheiromys ou aye-aye,très-curieuse espèce de Madagascar , dont leMuséum de Pans possède seul uu exemplaire(quelques auteurs ont pensé que cet animalétait de l’ordre des rongeurs), et les galéo-pithèques, dont on çonnalt plusieurs espèces,toutes de l'Inde et de ses lies. Ces derniersdiffèrent des autres primalès plus qu'aucunautre genre, et quelques auteurs les rappor-tent même à l’ordre des insectivores.

Les pitbèques et les sapajous boivent enhumaDt; les makis au contraire lappent à lamanière des carnassiers.

Ordre 11 . Carnassiers. — Armes puissantes;force, courage ou ruse,Joints à un goût pro-noncé pour la cbair des autres animaux et auue véritable intelligence, tels sont les princi-paux traits caractéristiques des mammifèrescarnassiers; et bien que ces espèces ne soientpas les seules de leur classe qui vivent de car-nage , elles sont les ennemis que l'homme a leplus à craindre.

Le loup, le renard, l'ours, le glouton, le lynxsont eu Europe les carnassiers les plus redoutables ; mais les dommages qu'ils occasionnenten s'attaquant surtout à nos animaux domes-tiques, et leur influence sur l’économie géné-rale, paraîtront tout à (ait secondaires si l’onpense aux espèces dix fois plus puissantes etplus cruelles qui abondeut eu Asie, en Afrique et même dans l'Amérique .