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aux pachydermes, et les autres (dugongs etlamentins) placées avec les vrais cétacés sousle nom de cétacés herbivores.
M. de Blainville les a le premier groupés enun ordre unique , en admettant que la diffé-rence de forme qui semble éloigner les grn-vigrades terrestres de ceux qui sont aqua-tiques tient uniquement a la nature des cir-constances au sein desquelles ces animauxsont appelés à vivre , et qu'ils n'en sont pasmoins les représentants d'un même degréd'organisation.
il y a en effet entre les uns et les autres desrapports importants, et dont l'application rai-sonnée du principe de la subordination descaractères pouvait seule permettre de com-prendre la portée.
Les éléphants non plus que les lamentins 11 esont pas des animaux à sabots; ils ont de vé-ritables ongles , et leurs doigts sont egale-ment au nombre de cinq, ce qui n'a plus lieuchez les ruminants et les pachydermes. Usn’om les uns et les autres que'deux sortes dedents : incisives et molaires; le nombre deleurs molaires varie, mais leurs incisives,quoique disposées autrement que celles desrongeurs, sont habituellement au nombre dedeux paires comme chez ces animaux. Ajou-tons qu iis n'ont jamais plus de deux mamel-les , et que ces organes sont toujours placéssur leur poilrine et non à l'abdomen.
On .les partage naturellement en deux famil-les : ies proboscidieus, comprenant les élé-phants et quelquesanimaux fossiles, et les cé-tacés herbivores, qui sont les lamentins et lesdugongs.
Eléphants, elephas. On en connaît deuxespèces, l'une d'Afrique, l'autre de l'Inde . Lapremière est celle que les Carthaginois dres-saient pour les combats. La seconde est de-puis long-temps domestique dans l'Inde , tillene se perpétue pas eu domesticité, et tous lesindividus dont l'homme dispose ont, primiti-vement, fait partie de troupes sauvages de cesauimaux.
Lamenta et Dügong. — Ils sont marins,manquent de membres postérieurs commeles cétacés, et ont de même la queue élargieen nageoire transversale.
On trouve des lamentins sur la côte E. del’Amérique, à Cayenne principalement et sur lacôte 0 . d'Afrique, à l’embouchure du Sénégal .Le dugong habite la mer des Indes, et parti-culièrement les lies Moluques et de la Sonde,ainsi que la mer Ilouge. On cite un troi-sième genre de gravigrades dans les mers duKanusehatka, mais l’espèce en est è peineconnue. C'est principalement aux animaux dece groupe que doivent leur origine tousles récits fabuleux que l'on a rapportés surles sirènes et outres monstres marins moitiéhommes ou femmes et moitié poissons.
Ordre IV. Pachydermes.— tl)u grec pachus,épais, derma |. Ils commencent la sériedes animaux à sabots et diffèrent extérieure-ment des ruminants par l’absence de cor-nes, caractère presque général chez ces der-niers; par l’épaisseur de leur peau, et, chezbeaucoup d’espèces, par une nioimlre abon-dance du système pileux ; ils n’ont jamais lespieds quinquedigites, ce qui les distingue desprécédents. La plupart ont trois sortes dedents; leur estomac est toujours simple oumoins compliqué que celui des ruminants, etleur cercle orbitaire incomplet on nent i»>s^PPocter aux diverses familles dont le nom
Hippopotame, hippnpotamus, dont onhé connaît dans la uaiure vivante qu'un seul
genre, particulieraux grands fleuves d’Afrique .
Rhinocéros, rhinocéros , dont les espèces,plus nombreuses à l’état fossile et vivant qu'onne l'a pensé long-temps, atteignent unetaille quelquefois fort considérable. Plusieursont sur le museau une ou deux cornes forméespar l'agglutination de poils mais sans pro-longements osseux comme celles des rumi-nants. A la même faimlle appartiennent lesDamans ( hi/rax ), dont il existe eu Syrie etau Cap diverses espèces. Leur taille est pluspetite que celle des rhinocéros, mais leur or -ganisation ne diffère pas essentiellement.
Tapir, tetpirus. Il y en a deux espèces enAmérique et une dans l'Inde . Leur taille estcelle de nos grandes variétés de cochons do-mestiques. Au môme groupe qu'eux appar-tiennent un bon nombre d'animaux qui ircxis-tent plus aujourd'hui, et dont on doit surtoutla connaissance aux travaux de G. cuvier.
Cheval, eqttus. Chacun des pieds n'a plusqu'un seul doigt qui se développe et, parsuite, qu'un seul sabot, ce que l’on a voulu in-diquer par la dénomination desoîipèdes. L’âne,le cheval et I hémione sont les espèces asia-tiques de ce groupe; l’Afrique nourrit le zèbre,le dauw et une troisième espèce à pelage zébrécomme celui de ces deux dernières, le conagga.
Cochon, sus. Les pieds sont bisulques, c'est-à-dire ayant les deux doigts du milieu plusdéveloppé' que les deux autres et disposéscomme ceux des ruminants. Les deux externesse portent en arrière comme chez ceux-ci, etun genre propre à l'Amérique méridionale,celui des Pécaris , dicoti/les , n’a que troisdoiuts aux pieds de derrière; leurs incisivesinferieures sont toujours Irès-couchées enavant, et leurs canines sortent souvent de labouche sous forme de défenses. Dans le babi-roussa des îles Moluques , elles sont mémoassez grandes pour simuler quatre cornes.L'Europe, l’Asie, et l'Afrique ■ oinri.'sciitdiverses especes de snnglicis proprementdits; l'Afrique sud et Madagascar possèdentseuls celui qu'on a nommé sanglier à masque,et l'Afrique a en propre le phacochère {suséthiopiens), mmi hideux par sa physiono-mie que brutal dansses habitudes.
Ordre V. Rgminants. — Leurs caractèresont été énoncés précédemment, mais plusieursméritent que nous y revemous d'une ma-nière spéciale.
Les deux sexes, dans beaucoup d’espèces, ellesmâles seulement dans plusieurs autres, offrentdes prolongements osseux du frontal qui leurfournissent une arme souvent dangereuse etqui pcuventaffecterdifférentes formes.
4° Apophyses de l'os du frontal d'abord in-dépendantes par leur point d'ossification, maisqui s'y réunissent plus tard par suite desprogrès de l’ossification ; elles ne tombent ja-mais, et leur partie osseuse est recouverte parde la peau velue (girafes).
2° Véritables apophyses naissant de l’os dufront, sans cavités intérieures, et recouvertesdans les premiers temps de leur formationpar une peau velue; clics sont caduques etprennent le nom de bois ( cerfs ).
3o Apophyses du frontal habituellementcreusées de cavités intérieures en communi-cation avec les sinus olfactifs, non caduques etrecouvertes par un étui de substance cornée(antilopes, chèvres, moutons, bœufs).
Les cornes proprement dites et les boissont nombre de deux , sauf quelques ra-res exceptions. Les girafes, et particulière-ment les mâles, ont en avant de leurs deuxcornes frontales une troisième corne médianeplus petite que colies-Çi; le tûàle d'une petite23