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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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581 ÉDENTÉS , CHÉIROPTÈRES , INSECTIVORES. 582

maladifs, et, à ceque Ton dit, principalementdans leur cæcum. Il y a plusieurs espères decachalots ; leur taille égale celle des balei-nes. Celle de la mer des Indes, connue purson crâné seulement, puruit cependant beau-coup plus petite et à peu près de la taille del'épaulord. Les antres sont très-grandes.

Baleine, baherui. Les espèces de ce genresont les plus colossales delà classe des mam-mifères ; leur pêcbe donne lieu à un com-merce important ; mais on est obligé aujour-d’hui d'aller les chercher à d'assez grandesdistances, tandis qu'uutrefois on les prenaitjusque sur nos côtes.

La substance dite baleine constitue leursfanons, qui sont de grandes lamelles cornées,eùllées sur leurs bords, insérées de chaquecfllé des maxillaires supérieures, et formantdans ta bouche, à chacun de 6es côtés, unesorte de nasse qui sert à retenir les petits ani-maux pélngiens qui forment la pâture desbaleines. Ce que l'on a signalé comme des jetsd'eau que les cétacés lanceraient par leursnarines, se réduit à la vapeur plus ou moinscondensée que fournitleur transpiration pul-monaire; et l'eau introduite par la bouche,en même temps que la proie des baleines,des dauphins, etc., n'est pour rien dans cephénomène; ainsi qu'on peut s'en assurer enexaminant la disposition anatomique des or-ganes qui président à la déglutition.

Orure VH. Edentés. — Les doigts sont ter-minés par des ongles ordinairement très-puissants et qui semblent tenir du sabot desongulogrades ( puclivdennes et ruminants J.Quelques espèces { fourmiliers ) manquent en-tièrement de dents; d’autres en ont, mais quidifférent peu entre elles , et qui sont toujoursà une seule racine. L'os incisif eti manquepresque toujours.

a leur léte se placent les bradypes. qui sem-blent représenter parmi eux les primatès,dont ils ont eu partie la physionomie; aussidivers ailleurs fort recommandables les ont-ils quelquefois réuuis à ces derniers.

Bradïi'e, bradypus. Les édentés de cegroupe sont plus connus sous les noms d'n-nan et d'aï, et principalement sous celui deparesseux. On les regarde comme des êtresdisgraciés de la nature, qui, se montrant àleur égard aussi capricieuse que marâtre,aurait refusé à ces seuls animaux les moyensessentiels à leur existence, les condamnantainsi à une vie malheureuse et dégradée.Si l'on avait mieux réfléchi à la structure desbradypes et aux conditions au milieu desquellesleur vie se passe, on aurait reconnuplustôtque,semblables au reste des créatures animées, ilssont destinés à une spécialité d'existence , etque tout dans leur organisme est en rapportavec les instincts qu’ils ont reçus en partage.

Les paresseux doivent vivre au milieu desarbres, et toutes les parties de leur appareillocomoteur sont disposées pour grimper etraccrocher de la manière la plus solide. Em-barrassés , à terre, comme tout animali . J . 00 soustrait à ses conditions naturel-le û exi8 teuce , ils manifestent au contraireune assurance toute particulière dans leursallures quand il leur est permis de grimper.aussi les marins qui en ont tenu avec eux à«lu 001-118 constamment été frappés de leuraaresse toutes les fois que les brndypesavaientni in l . ( ’ 8 . cor dages; et dans les forêts vierges{*, . l Amérique ces animaux n’ont qu’en partieattribuée 1, de mouvements <l u ' on leur avait

iw? mna ! 1 rteui * enres dans cette famille :unau, qui se compose d'une seule espèce : B,

didaclylus , ainsi nommé parce que scsmembres antérieurs n’ont que deux doigts ; etles ai dont on a signalé trois espèces. Ces der-nières présentent une particularité unique dansla classe des mammifères: au lieu d avoirsept vertèbres ou cou, elles en ont huit oumême neuf, mie ou deux vertèbres supplé-mentaires existant ici entre celles qui répon-dent à la sixième et à la septième cervicalesdes autres mammifères.

Tatous, dasypus. Famille remarquable en-tre tous les uiummifères par sa peau endur-cie sur plusieurs parties du corps, de manièreà former un véritable têt, dont les nombreusespetites pièces rappellent celles d’une mosaïque.

Il y a un bouclier sur le front, un secondtrès-grand et très-convexe sur les épaules, untroisième semblable au précédent sur lacroupe , et entre ces deux derniers plusieursbandes parallèles et mobiles, comme les arti-culations d’uu insecte, et donnent au corpsla faculté de sc fléchir. La peau est aussi tan-tôt garnie d'anneaux successifs , tantôt d'unbouclier, ou bien au contraire de simples tu-bercules, comme on en voit sur les Jambes etles cuisses. Les tatous sont des animaux ex-clusivement propres Ü l'Amérique chaude etaustrale. La plus grande des espèces actuellesappelée tatou géant, a quelquefois jusqu'àtrois pieds sans la queue.

Urycti.rope, oryclevopes, Une seule espèce,de la taille du pilou géant, mais à peau nonencroûtée. Ou la trouve dans le sud de l'Arn -que.

Pangolin, munis. Point de dents ; la peou,protégée par des especes d'éoailles , qui don-nent aux animaux de ce genre l’apparence desauriens. 11 y a des pnugotins en Afrique etdans l'Inde, ainsi qu'e:i Chine .

Fourmilier, ni y rmecoph aga. Les ammautqu'on nomme ainsi sont américains. Ils n'ontpas de dents uon plus, mais leur peau est cou-verte de poils. Tels 6i>nt le tamanoir, le ta-mandaa et le fourmilier didactyle. Celui-ci grimpe facilement aux arbres.

Mammifères non kdccables.— Les mammifè-res m >nodeipbes, dont les actes psychiquessemblent relever de facultés essentiellementinstinctives, constituent aussi plusieurs de-grés d'organisation; et l’on pourrait dire qu’ilscommencent une seconde série dans la pre-mière classe du règne animal.

Ce sont : les chauves-souris ou chéiroptères,les insectivores et les rengeurs, auxquels ilfaudrait même ajouter les édentés.

Leurs hémisphères cérébraux, manquantgénéralement de circonvolutions , sont à unseul lobe, et semblent proportionnelle-ment beaucoup moins développés que cuuxdes précédents; leur corps calleux est moinsconsidérable, leurs lobes olfactifs ont uuassez grand développement. La partie ex-térieure de leurs oruanes reproducteurs a en

G énéral pour caractère commun de ressem-ler de plus en plus à ce qu'elle est chez lesinonotrèmes; quelques-uns, au rang desquelson doit même placer les édentés, ont le tibiaet le péroné également articulés avec le fé-mur; leur fœtus a, de même que celui desprécédents, un véritable placenta.

Ordre VIII. Chéiroptères ( du grec chéir,main,ptero/z,aile(.—Deux mamelles pectoraleset quelquefois deux inguinales ; cinq doigts àchaque membre, ceux des antérieurs fort al-longés, sauf le pouce, et réunis , ainsi que lesmétacarpiens , par une membrane fine , quis'étend aussi entre les membres antérieurs etpostérieurs, souvent môme entre les cuisses, etpermet à ces animaux , dont les muscles de