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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ZOOLOGIE.

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poursuivi celte comparaison , et dit que lesaigles, les faucons, les vautours, etc., étaientles carnassiers de leur classe ; que les passe-reaux en étaient les rongeurs, tandis que lesautruches y tiguraieut les pachydermes oules gravigrudes; les gallinacés, les ruminants;les plongeons et les manchots représentantles cétacés. Les ordres de la classe des oiseauxsont au nombre de neuf.

Ordre I. préhenseurs ou Perroquets. — IlsroDStuucnt une seule (auiillc. Leurs caractè-res sont bien counus.

Aucune espèce de cet ordre ne vit naturel-lement en Europe , mais il y en a dans toutesles autres parties du monde.

ordre II. accipitrks. — Aussi nommés ra-paces, ravisseurs, etc. Ce sont les carni-vores de la classe des oiseaux. Leur bec estfort, arqué et crochu; leurs doigts sont armesd'ongles puissants. La plupart se nourrissentde proie vivante. I.es espèces diurnes appar-tiennent à la famille des Faucons , falco, par-tagée en p usieurs genres : aigle, buse, nnlan,faucon, gerfaut, etc. ; et a celles des Vautours,vuliur, dont on voit quatre espèces dans FEu-ropoméridionale : V. fauve, oricou et peronop-tere, et une plus sédentaire dans les Alpes etles Pyrénées , c'est le gypaète, égalementpropre à l'Atlas et à l'IIinmlaya. Les vautoursaméricains diffèrent de ceux de l'ancienmonde; le condor est le plus célèbre d'entreeux. La Nouvelle-Hollande n’a pas d’oiseauxde cette famille. Les rapaces nocturnes se rap-portent à la seule famille des Choukites, strix.

Ordre III. Grimpeurs. — Leur doigt externeest de position variable, et souvent il prendla même direction que Je pouce. Leur ster-num , organe très-important à consulter enurnilliologie pour arriver à une classificationnaturelle, offre deux échancrures ü son bordostérieur. Ces oiseaux out généralement I ha-ilude de grimper le long des arbres; ils serapportent oui familles suivantes :

Engoulevents [caprimu/gus], dont le plu-mage rappelle celui des chouettes ; martinets,couroucous. Ces derniers sont des oiseaux del'Asie et de l'Amérique remarquables par labeauté de leur plumage. Ces trois groupessont réunis en un sous-ordre sous le nom d 'hé-tèrodnctyles. Après eux viennent les cou-cous. formant une très-nombreuse famille.L'espèce d’Europe est célèbre par l'habitudequ'elle a de pondre dans un nid étranger et<te ne point se charger elle-même de faireeclore ses œufs. Tous les oiseaux que nousavons iudiqués jusqu'ici sont mouogames.J.‘ordre des gallinacés, etc., a des espèces po-lygames; le coucou offre, au contraire , lasingulière particularité d'être polyandre ,chique femelle ayant plusieurs mâles. Lespics et.les jacatnars sont, avec les coucous,les trois coupes principales du second sous-ordre des grimpeurs, celui des zygodactylescaractérises, ainsi que les perioquels, pardeux doigts en avant et deux en arrière.

Les calaos d’Afrique et de l’Asie tropicale;guêpiers , dont l'Europe méridionale a deuxespèces, et martins-pêcheurs, forment toustrois un sous-ordre sous le nom de syndac-tyles, et sont les plus rapprochés des passe-reaux.

Ordre IV. Passereaux. — Cet ordre est le plusnombreux de la classe des oiseaux, et il n'ariende spécialement caractéristique, si ce u’est quele bord inférieur de son steruum n'a jamaisqu'une seule échancrure daus toutes les espècesqui s'y rapportent. Leur bec est rarement dis-posé pour déchirer, et fort souvent il est faibleainsi que les doigts, dont trois se portent

en avant, et un seul, le pouce, en arrière. Lessitlclcs, colibris, huppes, oiseaux de paradis,corbeaux, hirondelles, pies-grièches, fourmi-liers, loriots, troupiales, moineaux, alouetteset bec-ligues sont les principales familles depassereaux. Leur régime consiste surtout engraines ou en insectes.

Ordre V. Colombins. — Le pigeon en est l’es-pèce la mieux counue. Ces oiseaux, qu'on asouvent placés dans le même ordre que lesgallinacés, en diffèrent néanmoins par plu-sieurs caractères et surtout par leursmœurs et l'etat de débilité dans lequel nais-sent leurs petits. On a donné à cet ordre lenom de sponsores, c’esl-û-dire épouseurs,parce qu'ils sont monogames et qu'au lieu dese quitter après chaque couvée, comme le fontles passereaux, le mâle et la femelle conti-nuent de rester ensemble et ne se quittent plusqu'en mourant. Nos collections réunissent ungrand nombre d’oiseaux dé cet ordre, et,connue pour presque tous les groupes qui pré-cèdent, l'Europe est des cinq parties dumonde celle qui en pi oduit le moins.

On a prollte de la facilité de vol des pigeonset de l’instinct qui les porte à retourner aucolombier, à quelque distance qu'ils en soient,pour en faire des messagers. Transportés àplus de cent lieues dans des cages et lâchésensuite, ils reviennent bientôt à l'endroit où,plusieurs jours auparavant, on les avait pris.

Ordre VI. Gallinacés.— Les gallinacés, aux-quels nous avons emprunté plusieurs de nosoiseaux domestiques, doivent leur nom aucoq, gallus. Ce sont des animaux puivératetirs,lourds dans leur vol, à régime granivore, ettous polygames, chaque mâle ayant plusieursfemelles et ne participant point avec ellesà l’éducation des petits. Lesjeunes gallinacés,en sortant de l'œuf, ont déjà assez de foirepoursuivre la mère, et ils vont avec elle à larecherche de la nourriture. Les giingas, lescoqs de bruyère, les paons, les i/iiu/ons,les faisans, \es coqs , auxquels il f.iut joindrequelques autres familles, soot les principauxgallinacés. Les coqs sont originaires de i'Iude,et ils ont été transportés sur tous les pointsdu globe. Parmi leurs variétés domestiques,on distingue chez nous celle appelée pattue,celle à plumes frisées, la nègre, et celle duMans ou coq de Caux, qui est la plus grande detoutes.

Il se fait sur tous les points du globe miegrande consommation d'œufs de pouJe ; on enapporte chaque année 124 millions sur lesmarchés de Paris , et la veute en est tou-jours plus considérable. La ponte moyenned'une poule est évaluée à 52 œufs par an. Les\‘l\ millions d'œufs consommés à Paris repré-sentent donc le produit de 2,384,600 poules.52 œufs, produit delà ponte d’une poule, pè-sent 3 kilogrammes; or une poule, ne pesantguère que 1 kilogramme t/2, donne doncannuellement, en œufs, le doublede son poids.I.o presque totalité des exportations d'œufsproduits en France est destinée ù l'Angle-terre. En 1830, l'exportation pour ce pays s'estélevée ù 5,524,0,83 kilogrammes. Sept departe-ments concourent à ceLte exportation; ce sontceux de la Manche, du Calvados, de l'Eure ,de la Seine-Inférieure, de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord.

Le d indou est du petit nombre des ani-maux domestiques que nous a fournis I Amé-rique, où il est encore commun è l’état sau-vage un ne lui connaît pas de races distinc-tes, ce qui est probablement dû à ce qu au lieude provenir, connue la plupart de nos ani-maux domestiques, du mélange de plusieurs»