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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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AUTRES ENTOMOZOAIRES,

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d’nppendices plus ou moins bien développés,mais leurs pattes sont ordinairement plusmultipliées. Leur nombre habituel est desept paires, et chez ceux dont l'organisationest U plus comp iquée, trois d’entre elles de-viennent complémentaires de la bouche etsont dites pattes-mâchoires . Ces animauxsemblent travoir que cinq paires d’appendiceslocomoteurs, et on les a nommés à cause decela décapodes (crabes, écrevisses) ; les es-pèces dont les quatorze pattes sont ambula-toires ont été dites tètradècapodes \ clopor-tes, etc.). Chez ceux qu’on a appelés hétéro -vîntes, et qui sont les plus variés en espèces,le nombre des pattes est différent suivant lesordres ou les familles auxquels ils appar-tiennent. Tels sont les lernées, animaux para-sites des poissons; les caliges, dont les habi-tudes sont presque les mêmes, et les ento-moslrucés dont les espères pullulent dans noseaux douces. C’est à côté de certains entomos-tracés, dont le corps est comme protégé parune coquille bivalve, que semblent devoir êtreplaces les anatijes et les balanes. Ces deuxderniers geures d'animaux ont été considéréslong-temps comme des mollusques à coquillesplurhnlves; mois tout, jusqu’à leurs métamor-phoses, est venu témoigner de leur analogieavec les entomostraeés. Dans leur jeune âgeils sont libres et si semblables à ces derniers

3 u'ot) pourrait les confondre avec certains'entre eux, le cypris, par exemple.Myriapodes. — Cette classe, quelquefoisréunie à celle des hexapodes sous le nom com-mun d insectes, comprend ceux de tous lesentoinozoaires de la première série qui oui leplus grand nombre d'appendices locomoteurs;et, par leur forme, les animaux qui s y rap-portent semblent établir un lien de transitionentre les crustacés et les annéhdes. Quelques-uns ont jusqu’à deux ou lroi6 cents pattes;tels sont les iules, et, parmi les scolopendres,plusieurs de celles que l’on nomme gèophiles ;mais ils ne naissent pas avec un nombre aussiconsidérable d'appendices, et ces organes ainsique les anneaux de leur corps ne se mulliplientle plus souvent qu'avec l'âge. Ils se p.irtigentan deux ordres : les chilogiuithes (chilioi,mille; gnathos , mâchoires),qui sont les glome-ris, les polydèmeset les iules, et (vschilopodes(chilioi, mille; pous, podos, pattes) ou scuti-pèreset scolopendres. Cesdernrers constituentplusieurs genres. Les scolopendres proprementdits,dont l'Europe centrale et septentrionalen'a pas de représentants ; les cryptops, qui yvivent, au contraire, et qui ne différent desprécédents que par des dimensions plus pe-tites et l’absence d’yeux; les lilhobies, dontles antennes ont des articles très nombreux ;et les géoptiiles, remarquable* par le grandnombre de leurs pattes, appartiennent égale-ment à la famille des scolopendres.

OcropoDcs. — Une autre fraction impor-tante de la série des entomozoaires pourvusde pattes articulées est celle qui comprend lesdeux classes des xiphosures, dont les organesrespiratoires sont ceux des crustacés; et lesarachnides, toutes pourvues de pseudo-bran-etnes appelées poumons ou des trachées, ('.esanimaux ont tous six paires d'appemliees lo-comoteurs; mais, comme ils n’ont pas de par-ues buccales proprement dites, leur premièreP a,rc . ..°PP e,1< lices, et souvent la seconde eta troisième, font l'office de pattes-mâchoires,m manquent d'antennes, et leurs yeux, lors-qu us existent, sont constamment sessiles.

•cuipiwsuits | xiphoi, épée ; o/tw,queue),q ne comprennent que le seul genre lirnule,►eut eu outre remarquables par les deux bou-

cliers qui recouvrent leur corps, l’un au-des-sus du céphalo-thorax, l'autre nu-dcs6us del'abdomen, et par la queue mobile et styli-formo qui s'articule à celui-ci. Ils habitentl'Océan Indien et les côtes d'Amérique ; vul-gairement on les appelle crabes des îilolu-ques.

Les aracunides | du grec arachné , arai-gnée) ont la respiration aérienne. Elles separtagent en plusieurs ordres qui compren-nent : t“ les scorpions, avec lesquels il toutaussi placer les léliphones, les pinces et lesphrynts;2° les aranéides ou les araignées,les mygales, etc.; 3® les faucheurs, aveclesquels se rangent les galéodes, dont quel-ques espèces sont aussi redoutées que les mor-pions et les mygales ; 4® les acariens, sub-diYisihles en plusieurs familles et générale-ment connus sous le nom de mites. Ces petitsanimaux fréquentent de préférence les lieuxsales et humides; presque tous sont parasitessoit dans leur jeune âge,soit dans l'âge adulte.Les poux, les ricins et les puces parasites nevivent que sur les animaux dont le systèmetégumentaire rentre dans la categorie desphanères: dans les poilset les plumes des mam-mifères ou des oiseaux. Les acariens peuvent setlxer sur des animaux de toutes clas-es. On entrouve sur les mammifères, sur les oiseaux, surl'épiderme des reptiles, aux intervalles qui sé-parent les anneaux des insectes, des arachni-des, etc. Quelques-uns vivent aux dépens de9végétaux, et les substances alimentaires quenous conservons pour nos besoins, les fro-mages principalement, en sont également in-festés. La gale de l’homme et des mammi-fères résulte de l’action sur l'épiderme et sursa couche productrice de petits animaux dugroupe des acarus.

Les tardigrades, si célèbres par la facilitéavec laquelle on les fait revenir à la vie aprèsqu’ils ont été complètement desséchés el sou-mis à une température fort élevée, sont aussi,pour quelques naturalistes, des insectes de cegroupe, et il est évident qu’ils ont plusieurs deleurs principaux caractères.

§ l i. Entomozoaires dépourvus de piedsarticulés.

I.es vers sont tous les animaux qui termi-nent le type des entomozoaires ou qui enconstituent pour ainsi dire un appendice,comme les trémalodes et les tœuoïdes dontnous avons déjà parlé.

Ceux que l’on a nommés annéudes sontprincipalement les vers marins,fluvintiles outerrestres, qui se meuvent au moyen de soies.

On retrouve parfaitement chez les premiersde ces animaux le triple caractère sensitif,locomoteur et respiratoire des parties appen-diculaires du corps chez les entomozoaires,chacune de celles-ci offrant en effet un petitcirrhe tactile, une branchie et un faisceau desoies. Le sang de beaucoup d’aunéiides estrouge, et sa circulation se fait à travers descanaux fort régulièrement disposés. Quelquesonnélides ont le sang bleuâtre, plus ou moinsvert ou même presque blanc, aussi ne saurait-on leur conserver le nom de vers à sang rougequi leur a été donné anciennement. Tous cesanimaux sont aquatiques ou habitants de laterre humide, et leur respiration se toit tou-jours par l'intermédiaire de l'eau.

Les anneaux de leur corps paraissent êtred'autant plus dissemblables enlreeux, que leurorganisation est pius élevée. Chez les pre-miers, ils sont susceptibles de se partagereu trois sortes que l'ou peut cousidérer20