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ARITHMETIQUE SOCIALE.
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que titre que ce soit, de 1820 à 1839 inclus,sont :
Accusés de crimes.Prévenus de délits.Contrevenants,interrogés au petitparquet.
Total généra!Condamnés.Acquittés.
En totalité. En moyenne.81 343 7 440
752 557 68 416
3 135 180 285 017
94 910 8 629
4 064 522 369 502
3 433 949 312 176
630 573 57 326
Il conviendrait peut-être de ne pas compren-dre ici les individus mis sous mandat de dé-pôt pur le petit parquet, parce que. pour laplupart, ils passent en jugement : mais aussi,comine beaucoup d'accusés <u de prévenussont mis en liberté avant jugement, il estcertain que les chiffres ri-dessus sont plutôten deçé qu'au delà du chiffre exact Ainsi donc369 502 individus sont soumis annuellementa l’action de la justice, c’est-à-dire plus de20 000 p ir Jour où les tribunaux exerceut leurjuridiction.
On compte en France plus de 5 500 morlsaccidentelles de tous genres ; 2 128 suicides ;mais, ce qui est douloureux a dire, r'est qu'oncite plus de 200 individus qui meurent defaim, de froid et de fatigue par année dans lepays le plus civilisé du monde, el qu'un mêmenombre doivent la Un de leur existenee à l’a-bus des liqueurs Tories. A Paris seulement onarrête annuellement 12 600 individus, dont1 880 par mandats judiriaiies, 10 720 en fla-grant délit ou pour défaut d'asile ou de res-source.
Statistique judiciaire de la Crande-Breta-csb comparée a la Franc. e. — Si l'on compareles rapports des crimes à la populationmoyenne, dans le Royaume-Uni et en France ,pendant cinq années récentes, de 1831 à 1836,on est conduit aux différences suivantes:
Le meurtre est au moins quatre fois plusfréquent dans les lies britanniques qu'enFrance , môme lorsque ce deruier pays est enétat de révolution.
L'assassinat est au moins moitié plus fré-quent.
L’incendie est un peu plus rare.
Les vols constates devant les cours d'assiseset la police correctionnelle sont quatre foisaussi nombreux, quand on considère leurnombred’une manière absolue, et ils sont numoins quintuples comparés à la populationdes deux pays.
Et cependant cette multiplicilé du crimedans la Grande-Bretagne ne peut pas êtreconsidérée comme un résultat de l'impunité,car il y a neuT fois autant d'individus condam-nés, année moyenne, dans le Itoyaume-Uni,qu’il y en a en France , proportionnellementà la population; les condamnations à mortsont vingt-deux fois plus multipliées dans lesIles Rrilanniques, et les exécutions le sont audelà de trois fois.
Ces chiffres, qui résultent des documentsofllciels. prouvent, dit M. Moreau de Jonnès,auquel nous les empruntons. |° l'inutilité desgibets; 2 U l’erreur de ceux qui accusent d’undébordement de perversité la France , telleque l'a faite la révolution.
Statistique territoriale de la France . —La totalité des propriétés de toule nature quicomposent notre territoire, forme une bup> r-fleie d'environ 53 000 600 d’heciares , quireprésentent un capital de 48 milliards.
Les propriétés particulières imposables sontsinsi reparties •
Terres labourables
25 559 152
Près.
4 834 62t
Vignes.
2 134 822
Bois
7 422 314
Vergers, pépinières etJardins.
643 699
Oseraies, aunnies,saussaies.
64 490
Etangs, abieuvoirs, mareset canaux d’irrigation.
209 432
Landes , pâlis, bruyères, etc.Canaux ne navigation.
7 799 672
1 631
Cultures diverses.
951 934
Superficie des propriétés bâ-ties.
241 842
Total.
49 863 609
Les propriétés publiques non imposables sedivisent ainsi :
Routes , chemins, places pu-bliques, rues.
Rivières, lacs, ruisseaux.
Forêts, domaines uun-pro-ductifs.
Cimetières, églises, pres-bytères, bâtiments pu-blics.
1 225 015 lied.458 166
1 203 98017 848
Total.
2 905 009
Les propriétés apoartenant à l'état ont unevaleur de 1 277 millions. Les revenus immo-biliers des propriétés des communes sontévalués a un peu moins de 26 millionsLes maisons et bâtiments d'habitationssont au nombre de 6 650 000.
En 1835, le nombre de cotes ou de propiié-taires inscrits aux rôles des contributions dres-sés par communes était de 10 893 528 , ainsiréparties :
Au-dessous de Sfr. 5 205 41 <
de 5 à 10 1 751 99’*
de 10 à 20 1 5(4 251
de 20 à 30 739 206
de 30 à 50 684 165
de 50 à 100 553 230
de 100 à 300 341 159
de 300 à 500 57 555
de 500 à 1 000 33 196
EnÛn de 1 000 et au-dessus 13 361
Le nombre de parcelles comprises dans cesOtes était de 123 360 338 ; mais le nombreles propriétaires n'excédait pas 4 000 Oül), ce[ni donnait pour etiaque propriétaire uneMoyenne de 31 parcelles formant plus de »leelares. .
La récolte moyenne en froment, méteii.ejgle, orge, sarrazm. maïs, millet, avoine,égumes secs el autres menus grains est éva-uée à 180 millions d'hectolitres, environ. Naut compter en sus plus de 60 millions d’hec-n ilres de pommes de terre et 1500 mibehec-;ohtres dechâtaignes. La récole de 1836 a pr° -luit, en outre, plus d'un milliard de kilog.debetteraves. ,
Une bonne récolte présente sur la récolteordinaire ou sur la consommation une aug-mentation de 20 millions d'hectolitres. J-*déUcit qui résuiie d’une mauvaise récolte estd'au tnoins 5 millions d'hectolitres. nap r £une autre é aluation. qui différé assez peula précédeme. on a trouvé que la réro te P’duirntt au delà du besoin de b> oons< î!. n ' l ' 8 t Itiou des habitants une quantitépour 15 Jours dans lesaoné. s ordinaires, poi»27 Jours dans les bonnes années, et pour*Jours dans les années abondantes .
La consommation moyenne en grainstoute espèce est d’environ 3 hect. et ‘if®'262 kilog. par an. Mais les habitants de9ce
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