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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ÀGRILUL'ILUK.

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relui de la marne, tandis que les terres de na-ture organique exigent la présence du fumieranimal pour accélérer la décomposition duicrreau.

Comme les céréales occupent le premierrang parmi les plantes cultivées, elles serventde base ù une autre classification des terresqui se combine avec la succession des récol-tés dans l'assolement, et qui, au rapport deThaer, est une des plus suivies en Allemagne dans les opérations du cadastre. En tète seplace la terre ù froment qui, après lu jachère,produit avec plus d'avantage du froment quedu seigle, et qui est de nature argileuse oumarneuse. Elle se divise en deux classes : lariche terre à froment el la terre à fromentpure et simple, selon qu'elle peut, en six ans,dans l'assolement triennal, donner, à l'aided’une seule fumure, deux fois du froment ouseulement une lois, le seigle prenant sa placeaprès la seconde jachère; ie qui tient à laquant ité plus ou moins grande d'humus qu'ellerenferme. Les deux divisions suivantes, laterre ù orge et la terre à avoine^oux. cellesqui, après une recolle de grains d'hiver, seprêtent le ni’eux à lu culture des céréales dontelles portent le nom. Elles se distinguent d'ail-leurs nettement l'une de l’autre. La premièrese divise de la meme manière que la terre àfroment, mais elle a pour plante remplaçantel'avoine et non le seigle; elle se rapproche en-core de celle même terre en ce qu'elle peutêtre de nature glaiseuse; mais elle cndiiïeredans ce cas par une moindre quantité d'hu-mus, et, dans la supposition d'une égale ri-chesseen humus, parsa composition qui prendun caractère plus sablonneux. La terre à avoineest tenace et froide, ou elle est trop légère, ellea Irop peu de consistance pour l'orge, ou la ditouvre, médiocre ou riche , loisque, dansespace de neuf ans, elle produit une, deuxou trois récoltes d'avoine en étant fumée uucseule fois. La terre à seigle esl une terre sa-blonneuse sur laquelle on ne cultive aucunautre grain que le seigle et qui n'en donnequ'une recolle tous les trois, six, neuf ou memedouze ans, selon la quautité d'engrais qu'oupeut y appliquer.

in.L e soi. rocs le point de vue minéralogiqueetgeologiqle.— 11 faut distinguer dans le solla parue minérale ou inorganique, et la par-tie organique, La première, composée sur-tout des terres proprement dites, l'alumine,la silice, la chaux, ia magnésie, unies entreelles ou à des acides de manière à former desespèces minéralogiques et géo’ogiques; lapremière, dis-je, a été formée par l’action del'eau, de l’air, du feu et des agents chimiques,qui out désagrégé et décomposé les rochesprimitives, el enont ensuite mélangé de millemanières les débris; la seconde, qui est leterreau ou {'humus, se forme <ontinuelle-ment par la décomposition des végétaux etdes animaux. Sans leur état de désagrégation,les roches se refuseraient absolument à touteculture. On comprend dès lors combien il im-porte de connaître ^épaisseur de la couche queforme leur détritus, car plus cette épaisseurest considérable, plus elle contribue à favo-riser le développement des racines et l’affer-missement des plantes, à régulariser, à éga-liser l'action du calorique, des gaz et de l’eau,et à faciliter^ l'admit des instruments ara-toires. Il est a peine besoin de faire remarquerqu’à tous ces eifets il faut ajouter l’augmenta-tion de la richesse quand on a eu vue, nonplus seulement l’épaisseur de la couche de dé-tritus minéraux, mais la partie de cette cou-che qui est mêlée avec l'humus et qui cousti-

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tue le sol cultive : une profondeur moyennede 16 chu. est celle qu'elle doit avoir pour nepas tomber au-dessous de la valeur que luiassigne sa nature. La connaissance de la pro-fondeur est d'autant plus importante, qu’ellese lie à celle du sous-sol,oui exerce tant d'in-fluence sur la manière de truiier la couettesupérieure, non-seulement par sa proximitéplus ou moins grande de la surface, maisencore par sa différence ou 6on analogie de •composition, par son plus ou moins de con-sistance, par sa perméabilité ou son imper-méabilité, par sa position horizontale ou in-clinée, par l'égalité ou l'inégalité de sa propresurface, par les lacunes et les tissures qu'ilpeut ptesenter.

i v.Appréciatjon des sols. — Elle se fait parl'examen de leurs propriétés physiques, parcelui des végétaux qu'ils produisent sponta-nément et par l'analyse chimique. Les per-ceptions de la vue et du toucher, la couleur,le faciès, l’impression exercee sur les doigtspar le maniement peuvent déjà servir à dis-tinguer une terre compacte et tinace d'un sotsans liaison, et fournir des indices sur lapresence ou l'absence de l'oxyde de fer, de lacraie, de la marne, elc. Quand on veut jugerplus exactement des propriétés physiques,on doit recourir à l'expérimentation et aumicroscope. On peut aussi se faire quelqueidée de la nature du sol par la détermina-tion des espèces végétales qui y croissentspontanément et par l'aspect de la végé-tation. Cependant le guide le plus sûr danscette investigation est l'analyse chimique;mais si l'on veut en tirer quelque chose deplus que du simple empirisme, si l'on veutfaire plus que constater la présence de l'hu-mus, de la chaux, de l'alumine et de la silice,ce qui ne nécessiie que l'exposition au feupour la détermination de l'humus, l'emploide l'acide chlorhydrique pour celle de lachaux .et la lévigation ou la décantation pourla séparation de la silice et de l’alumine, dusableet de l’argile; si l'on veut avoir exacte-ment le nombre et le poids de toutes les sub-stances qtn constituent le sol analysé, ou quis'y rencontrent accidentellement, on ne peutéviter une certaine complication de procédés,puisqu’on peut avoir une quinzaine de sub-stances ou môme davantage à dégager el àappréenr. La méthode indiquée par H. Davyest encore celle qu'ou peut regarder commela plus complète.

§ 2 Etudes des substances fertilisantes,ou Coprologie.

I.Tuéorik et classification.— Les substancesfertilisantes agissent de différentes manières :

1° eu formant avec, le sol un mélangé méca-nique qui participe de leurs propriétés physi-ques; 2°chimiquement, en donnant lieu, à desdécompositions et des combinaisons qui con-vertissent en éléments de la nutrition végeialedes matières auparavant inertes et impropres 0à être absorbées par les racines, ou même nuisi-bles; 3° eu augmentant la force d’absorpimn desracines et stimulant l’action vitale; 'i u commecontenant en elles-mêmes et fournissant di-rectement aux plantes les principes de lu nu-trition, ce qui est particulièrement le cas aesmatières d’origine organique.

Ces actions que nous venons de présenterséparément ne se produisent pas ordinaire-ment ainsi : le plus souvent la même sub-stance en exerce deux ou trois, ou meme iemanifeste toutes à la fois Cependant , u .en a toujours une qui prédomine : de ta, i»distribution des substances fertilisantes ci