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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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IJ8I DÉtRICtiEMEin-S. DESSÈCHEMENTS. 6Sd

d'y mettre le feu en automne, d'y établir les parles produits que donnent les végélnm

moulons au printemps suivant, de donner le dont on couvre leurs bonis, et par l’emploi <h

labour de défrichement en hiver, de faire leur limon comme amendement. Pour n’en-

parquer, de semer du sarrazin pour fourrage ; lever aucune partie de la surface à la culture

puis de cultiver quelque plante économique, et ne gêner en rien les travaux des champs,

telle que seigle ou orge, et d'y associer du on préfère, dans les terres quelque peu po-

trèfle blanc qu'on y laissera ensuite séjourner reuses, pratiquer des tranchées dites con-trais ou quatre années. 'Vertes ou coulisses, qu'on remplit desub-

.Sur les sols couverts de bois et de stances présentant, dans leur agglomération,foi'éts. — La lenteur du développement des beaucoup d'inimlices, et qu'on fait assez pro-arbres qui, pour acquérir toutes leurs proprie- tondes pour que, après avoir été recouvertestés utiles, exigent un temps plus long que la de terre, elles n'iuterrompeut pas la marchevie humaine; l'idée que les particuliers se de la charrue.

trouvent fréquemment dans une position qui 2° On peut aussi, au moyen de fossés, inler-ies porie à sucriller les ressources de l'avenir cepter près de leur source les eaux qui, des*auxbefoinsdu présent;ladoctrinede plusieurs Cendant depuis là entre deux couches et seéconomises qui pensent qu'une nation doit faisant jour plus loin à travers la couche sti-produire elle-même et non se procurer par le perieure par l'effet de la pression, ne trouventcommerce avec l’étranger les produits néces- pas alors d'écoulement libre et forment ce

saires à sa subsistance et à su sûreté; l'opinion que llosc a appelé des terres uhffineuses.

que lesforêls exercent unemlluence favorah e Cependant, il est plus praticable de leur mo-quant à la tempéraiure, à la formation des nager une facile issue à la surface même, en

orages et à la couslituiion de l'atmo-plière; In perçant avec la sonde In couche imperméable

conviction qu'elles rompent l'effort des vents supérieure, et de les recevoir dans des tran-et qu'ehes régularisent la distribution de l’eau chees, soit ouvertes, soit couvertes,à l’etat de liquide ou de vapeur en mettant 3° D’autres fois la terre à dessécher est plusdes obstacles à l'évaporation, en facilitant les basse que les terrains environnants et formeinü'tralions qui alimentent les sources et en un fond sans déclivité pour les eaux; alorss’opposant à ces brusques écoulements qui il faut ou les enlever à l’aide de machines hy-doimcut naissance aux torrents dévastateurs drauiiques, ou les perdre dans les couches in-ou qui sont la cause des inondations ; enfin la férieures; ce qu’on obtient, selon la puissancecertitude que sur les flancs abruptes des mon- du banc imperméable, à l’aide de simplestagni'8 elles retiennent les terres et les empê- puits ou en ayant recours aux puisards, nu-chent d'être entralneesdansU*spl-iiiies;touiesces trement dits boit-tout, qui sont des espècesconsidérations,appuyées sur l'h;stoirequi mon de puits artésiens aboutissant à une couchetre In civilisation abattant sans relâche les fo- perméable dépourvue d'eau. Dans le cas où mréts jusqu’à ne laisser après soi qu'une déso- l’un ni l’autre de ces moyens ne seraient pra-lantenudité.ontengagé la plupart desgouver- ticables.on pourra encore mettre à prolll Tn-nements de l'Europe moderne à faire rentrer mas d’eau, en l’exploitant à la manière d'unplus ou moins les forêts dans la dépendance étang.

de l’Ktat ei à eu surveiller le défrichement. 4° C’est à l’aide de digues, de jetées, deIl résulte de là qu’elles occupent encore oc- chaussées.de môles,d’épis,île palissades, etc.,tuellement p'us d’espace et ont moins de va- qu’on s’efforce de gagner à la culture les ler-leur que cela ne serait sous un régime de rains habituellement occupes par les eaux despleine liberté Eu France, elles couvrent en- rivières, ou de mettre obstacle aux déhorde-v, ron huit millions d’hectares et ne donnent, menis et aux inondations. A ces constructionseu moyenne, que 2 0/0 de revenu. Les p *rti< u- se rattachent d'autres ouvrages ou d'autreshers ont donc généralement intérêt à les con- appareils destinés à procurer l’écoulement desvertir en terres arables, d’autant plus qu'elles eaux intérieures, tels que fossés et canaux aveclaissent ordinairement dans le sol une abon- vannes et écluses, ou bien les machines adance de sucs nutritifs qui le niellent en état épuiser. Lorsque l’exces d'humidité est dû aude porter de prune-abord des plantes à four- débordement et aux infllirntions de rivièresrases et des recolles de grains avant de reoc- qui manquent de pente, le mieux est d’en ref-voir des engrais. tifler le cours, soit en les faisant dériver peu

Four extraire les souches, on creuse la terre à peu dans un canal qui finira par remplaceret t on coupe les grosses racities, on fait en- l'ancien ht. soit en coupant les sinuosités desuite snuler la souche par une explosion ou on leurs bords. De simples boutures de saules outa soulève par un levier. L’opération est plus de peupliers qu'on entrelace de manière àtacite quand on laisse la tige sur la souche que former des claies 'vivaces , ou qu'on inclinelorsqu on l’en sépare d'abord avec la cognée et qu’on fixe du côté de l’eau, sufUseni souventou la scie, parce qu'on peut faire servir de le- pour garantir la digue el peuvent même dis-tVvi re !- e eHe-même. Les pro luils de penser de l'élever sur les bords des rupts et!^ x i rnc,l0n suffisent tarement pour en payer ruisseaux, en provoquant des atterrissementsfl™ 1 *: qui tiendront lieu de digues.

î " ements - — Quand la surface à La conservation et l'entretien des travauxt^r lIer esl ^*‘ v ^ e au-dessus du niveau des de dessèchement nécessitent des curages àdérJp ? nv,r< * nn antes et que quelque obstacle bras d’hommes ou à l'aide de dragues,le s’li " l • ,a ron ûë u, ' a lion des lieux est des fauchnges , sarclages, gazonnements ,oui îî’ n lM d’y verser ses eaux, ensemencements, plantations, nattages, Tas-

oasinooi » rs ’ ne peuvent passe frayer de cinaees , clayonnages, remblais de terre eton onv^ri rav f ers ,,n sous-sol imperméable, de pierres, elc. On peut tirer parti desdonner • de8 1 fos ^ destinés, les uns à leur eaux pour les irrigations, le service des usi-ceDter p? SUe ' a,éra * e,n ent; les autres, à inter- nés, la navigation, la multiplication des pois-lesranAt re ' u, * | H' r les affluentes. On creuse sons, et couvrir les talus et les francs-bords dedaires av e *i e if°t 8flS P r ‘ nc ‘P au * ou secnn- plantations ou d'herbes fourragères. I.es ter-cbarriH»m» • e * pioche ou que'que rains desséches eui-mèmes paieront les avan-ment vapIÜk? 1 » u » double versotr à écarte- ces qu'on leur fait, pourvu qu’on leur donneet de Ipui* « . ’ • " a * 8 d® leur établissement les amendements et qu'on leur confie les vé.entretien sont, en général, couverts gétaux appropriés à l’état où le dessèchement

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