AGRICULTURE.
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aussi à la main. Les agronomes ue saventpas encore précisément si, pour prévenir ladégénération de 1 espèce, il est nécessaire desubstituer périodiquement des semences ti-rées d'un autre pays à celles de la lo-calité. Pour s'assurer de leur qualité ou faitun semis d'épreuve. Pour conserver la facultégerminative de celles qui reuferment unprincipe oléagineux, ou dont le penspermeest sujet à se lacormr beaucoup, ei pour dis-poser favorablement celles qu’entoure unnoyau o»s«ux, on les stratifie, c’esi-o-dire onles mêle par couches alternatives avec devieux terreau végétal, des débris de bois ver-moulu ou du sable ün. I,'immersion dansl’eau est un moyeu de purilication ; quand ouen seconde l'action par un mélangé de chauxet de sel, par l'arsenic , le sulfate de cuivre ,ou d'autres substances corrosives, elle devientuu moyen de détruire le germe de la cariecl du charbon des céréales ; elle prend alorsle nom de chantage. Souvent encore lesgraines ont besoin d'èire frictionnées oupassées au vent, au crible, au tarare.
Pour l'epoque des ensemencements on con-sulte la température autant que la saison :en automne on est guidé par les signes na-turels , ei l'on commence par les terres ar-gileuses ou éloignées ; au printemps on suitla marche inverse, en ayant soin de ue paslaisser échapper les imfants favorables ; cer-taines graines deuiandcni à être seuiecsaussitôt apres leur maturilé , d'autres peu-vent attendre des mois et des années. I.aprofondeur où on les enterre varie avec leurgrosseur et la nature du sol, depuis sa su-nerlicie même jmqu'a 4 ou 5 pouces. Laquantité qu’on en repaud varie également ,même pour chaque espèce, par des causesassez nombreuses; on sème dru lorsqu'onveut que les plantes s’allongent, clair lors-qu'on désire qu'elles grossissent ; eu général ,■ mi aime mieux pécher par excès que par de-faut.
Se/nts. — Aiusi se nomment les ensemen-cements dans la culture jardinière et danscelle des arbres. La pierre, les nges morteset en voie de décomposition, l’écorce des or-bres vivants, le colon ou quelque épais tis»uimbibe d'euu et la mousse peuvent, suivantles espèces, servir de milieu à la germina-tion de certaines plantes; mais, dans la grandemajorité des cas, c'est à une terre plutôt lé-gère que furie et au terreau de bruyère queles semences sont couüces.
Les semis en vases, réservés aux plantesqui exigent le plus de soins, se font, avec ousans l'aide de la chaleur artiticietle, dans despots évases, des terrines ou des caisses, dontle fond est perce et garni de fragments pier-reux, et qu'on place ensuite dans uu lieu quine soit ni trop frais ni trop éclairé. Pour ac-célérer la germination, on les établit sur descouches couvertes d’un lit de terreau; lesplantes très-delicates doivent être aussi abri-tées de l'air, au moyen de cloches ou dechâssis; on donne de Veau de temps à autre,soit avec des arrosoirs à trous irés-üns, soitpar imbibuion. Les semis en pleine terre6e font ordinairement à plat et a la volée ; lesgraines s'enterrent au râteau; si elles sontUnes, on les mêle avec de la terre pulvériséeavant de les répandre, et on les recouvre aumoyen du râteau retourne ou à la fourche ;la terre est-elle humide, on elève un peu lesplanches de manière à former des banquet-tes ; est-elle sèche, on la creuse en rigoles, ünseine aussi sur ados. Si les plautes doiventcire binées, on sème en rayons qu'on trace
avec la binette et le cordeau ou avec la plau-chette à piquets qui trace plusieurs aillons à l«fois. Ln employant de plus forts instruwenhà bras ou ouvrira des jauges ou sillons plutprofonds, qui seront recouverts chacun avecla terre provenant du suivant. Il y a aussidosemis qui ont lieu par places isolées, sondans des trous ronds, appeés augets, do-chets ou poteiots, soit sur des buttes co-niques.
Semailles. — Elles s'exécutent à la voléeou en lignes. La première manière consisteà lancer avec la main les grains contenusdans une poche ou dans un grand tablier que lesemeur tient attaché autour de son corps. Unhomme bien exercé à ce travail, qui est péni-ble et demande du soin,peut ensemencer en unjour de 3 à 5 hectares. On recouvre, soit à lacharrue ou sous raie , soit à la bi-rse, soit àl'extirpateur. Quand on enfouit sous raie,on peut, ou passer avec la charrue sur la sur-face emblavée , et ensevelir les graine»sous chaque bande qu'on détache, ou semeren suivant la charrue , ce qui les distribueplus egalement , ou employer une charruea deux versoirs qui expédie ta besogne : c«procédés ne sont guère avantageux que sur lesterres légères ; sur les terres durcies, od s re-cours à l'exiirpateur, et dans les cir> onsiancesordinaires c'est avec la herse qu'on recouvreles grumes semées sur raies. Dans les terreslégères et au printemps, on plombe en fai-sant piétiner par les hommes ou par 1rsonmiiiuxou à l'mde des rouleaux.— l.e secondmode de semailles, celui qui a heu par lignesou rayons, présente des avantages incontesta-bles pour lescuhures dites sarclées ; mai»l'expérience n'a pas encore décidé s'il est éga-lement avantageux pour les cereales. Les instrumonts qui y sont affectes portent le nomde semoirs. Depuis la simple bouteille donton ferme l'oritlce au moyen d'un bouchontraversé par un tuyau de plume, et qui sert »répandre de petites graines sur i.ne seule li-gne à la fois, jusqu'au semoir de .Norfolk, quieu embrasse neuf, ou à celui de N. Hugues,qui en ouvre, emblave, fume et recouvre septet qui s’accommode aux différents volumesdes semences, il y a plusieurs degrés de om-plication, entre autres les semoirs à brouette .qu’une seule personne met eu mouvement,et d'autres qu'on fait traîner parun cheval ;le mécanisme par lequel ils remplissent leurofüce consiste daus une chaîne sans ün oubielle qui, partant ue l'axe de la roue ou d’um*des roues de devant, vient donner un mou-vement de rotation à un appareil disposé dansl'ultérieur de la trémie ou du vase alimen-taire, de manière à régulariser le passagedes graiues à travers les trous de sortie.Quelques semoirs ne sèment pas en lignes.
Comparativement à la semaille à la voter,le travail du »euioir est plus lenl, mais p u-régulier, plus économe de la semence et plusfavorable à l'execution des travaux ultérieur»de ia culture. Ces avantages et ces inconvé-nients sont plus prononces encore dans l ense-mencement au plantoir, qui consiste a ouvrir,avec un instrument à chevilles, a di»tauci>égales dans les lignes, des trous danscuacudesquels on met deux ou troi' grains.
Transplantation. - au lieu de semer s rplace, autrement dit ci demeure, oui sei■«souvente/z pépinière , puur transplantersuite. Par là les jeunes végétaux peuvent el'objet rie plus de soins et d’une plus "g»protection, on ménagé le temps JP
Les arbres fruitiers y acquièrent aus .propension à donner de meilleurs r