RECOLTES ET CONSERVATION DE 1.ELU.S PRODUITS
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mangent les fruits et les graines ; les oiseauxgranivores, principalement le moineau; la li-mace et le limaçon, qui se jettent pendant lanuit, ou de jour pendant les temps pluvieux,sur les jeunes plantes et les fruits ; les lom-brics ou vers de terre, qui font du tort auxjeunes semis en se répandant aussi pendantla uuit à la surface du sol; les srarubéideslamellicornes . et en particulier le hanneton,funeste aux racines pendant les trois annéesqu'il pusse a l'etal de larve et de nymphesous le nom de mer blanc ou de man , fu-neste aux feuilles durant les sept à huit joursde son étal parfait ; les espèces de charançonsdont 1er larves rongent le tronc des palmiers,et le liber ou la moelle des aunes , des saules,des chênes, des pins ; les lisettes (rhyncites),
3 ui coupent net les jeunes pousses du poirier,u pommier et du prunier ; les seolytes , lesliylesincs, les bo-di iches, dont les larves pous-sant leur» innombrables galeries dans l'aubierdes pins, des sapins, des chênes, des ormes,en font périr des fo>ôls entières ; les espècesd’eumolpes ( anciennement gribouris ), quiattaquent les jeunes pousses de la vigne oules luzernes au collet; les altises ou liquetsdes bois, des jardins et des vignobles, espècespeines et sauteuses, auxquelles le vulgaireapplique le nom de puces; les galeruques,
3 ui percent les feuillettes arbres, notammentes ormes; les forOcules ou perce-oreilles, quirecherchent les fruits, surtout les pèches etles ab« icots un peu avant leur maturité ; lescourtilières, que leur ressemblance avec lestaupes par leurs pattes de devant et parleuraptitude è se creu.ser des galeries souterrai-nes ont fait aussi appeler taupes-grillons; lesgrillons . les sauterelles et les criquets, ortho-ptères sauteurs qui se multiplient souvent,surtout le criquet voyageur, dans l’Afrique etle Levant, au point de devenir de grandsfléa.ux ; plusieurs punaises, notamment le ti-gre, qui s'attache à la face inferieure desfeuilles du poirier, en altère le tissu et lesfait tomber; les féconds pucerons, dont lesnombreuses espèces varnnt avec celles desplantes et qui, s’y (liant à demeure,en extraientun suc mielleux, les épuisent , les déformentet y font naître des excroissances; les kermès,qui pullulent souvent dans les serres et surles espaliers, en Armant une sorte de crassenoire sur les feuilles et l’écorce ; les tentbrè-des ou mouches a scie, qui font des incisionsaux arbres pour y dêpo-er leurs œufs , et donti Ÿ r 8 ’ d'h’s/bu-M'tf'V chenilles , exercentquelquefois d'immenses ravages dans lesPauianons d'arbres verts; les cynips et lesmpiolepes, dont les larves vivant sous l'épi-flerme des feuilles déterminent la formationfraies; les fourmis, qui attaquent les-ni. 1 8 » r8 .\ dénudent les racines et déposent?oki^ s -. . e8 un ^quide acide qui repousseie Deinn ; les guêpes, qui dévorent les fruit» ,pn lapalenieut les raisins; les chenilles ap-fî! ®' 181 ' 1 an* genres pieris , sphynx, zygèue,tossus, bombyx, noctuelle, phalene, pyrale eto$v!îl ,?' n <?‘, U8ent des dommages tellementgraves que I échenillage est commandé paraainL’? 1 " £ 8 'ipulaires.terricoles, fuugicoles,galhcoles et florales. 8
«pr ( a* r rendre ,na, treet pour se débarras-tous ces êtres malfaisants, on a re-aux a,,pâls > aux Pièges, au feu, à l’eau,r 8U $r t ' ,nc *‘ âcres, corrosives, suffocanteslimnri» ê l eUse8 ’ emp, ° îée8 sous la forme solide,riWmo S aZt-u ^ ; on le ur f«'t aussi la cha sse,emourer nn , r ^ b€rc ! ,e ‘cura œufs pour s’ences P mffJono U J e8de rUire directement; maistes moyens doivent varier, d’un côté, selon les
mœurs, les âges, les états de chaque espèced'animol ; de l'autre, selon la nature et les orcanes du végétal qu'il attaque. Quand le fléaudevient général, il demande à être combaitupar des mesures d'ensemble. Mais il faut biense garder d'envelopper dans la proscriptionles espèces assez nombreuses qui font l tguerre aux nuisibles, entre autres les oiseau &insectivores, et parmi les insectes, le»cicindélètes, les carabiques, lesstnphylins, lescoccinelles , les ichneumons, les fourmilions,les libellules, les hémerobeR ou lions de pu-cerons et quelques autres. Les raisins et lesfruits d'espalier peuvent être protégés pardes (Mets ou des sacs en crin ou en calicotgommé.
§ 6. Opérations de récolte , premièremanipulation et conservation desproduits t ou FrugHégie.
I, liECOLTE ET CONSERVATION DES FOINS. — Larécolte de l'herbe des prairies se compose dedeux opérations ; \e jauchage et la fenaisonou dessiccation. Le fauchage a lieu à l'époqueoù les plantes qui dominent dans la prairie etqui donnent le meilleur fourrage sont enfleurs : il s'exécute avec la faux simple. La fauxcouche a gauche en ondaim l'herbe quYlledoit couper le plus prés possible de terre.Les procédés de dessiccation consistent à épar-piller ou au moins à secouer et retourner lesondains avec la fourche pendant les heuresde la journée où il fait sec et chaud ; à ra-masser ensuite avec le râteau l’herbe en taspour la nuit, en augmentant de jour en jourla grosseur de ces las. Lorsqu'on forme avecl’herbe, encore imparfaitement sèche, desmeules bien serrée* où elle s'échauffe consi-dérablement, elle devient ce qu'on appelle dufoin brun. Les herbesdes prairies artiflcieUcKne doivent être ni éparpillées, ni secouées,ni même retournées, car autrement elles per-draient leurs feuilles; différents échafauda-ges ont été imaginés pour eu faciliter la des-siccation ; c'est a quoi tend aussi la méthodede Klapmeyer, qui commence por en détruirela vitalité par la fermentation en très-grandstas qu'oo détruit lorsque la chaleur commcuceà être assez grande p.iur qu'on n'y puisseplus tenir la main. Le foin peut être con-servé, soit dans les fenils ou J'enières , soiten plein air,sous la formelle meules , donton tasse fortement le pourtour, soit sous deshangars. Ou cherche à eu prévenir ou à encorriger les alterations en le saupoudrant desel, nu en le mélangeant par couches avec demeilleurs fourrages; s'il est rouillé, rnoisi.vase ou terré, ou le secoue, on le bat au fléau,on le lave dans une eau courante.
L e regain est le foin provenant d’une se-conde et d'une troisième coupe.
11. ItÉCOLTE, BATTAGE KT CONSERVATION DESgrains. — Four l'agriculteur, la moisson estl'époque de la plus grande activité et des plusgrandes dépenses. Dans son ensemble, elfecomprend les opérations suivantes :
1° Couper les plantes sur pied. Cetteopéra-tion se fait avec la faucille , la faux , la sapeou les machines à moissonner. La faucille,dentée ou non dentée, est maniée par desouvriers ou ouvrières quelconques, qui peu-vent abattre environ vingt ares par journée.La faux, dont le maniement exige de la forceet de l'habitude, et qui n'est pas partout ap-plicable, est deux ou trois fois plus expédi-tive et laisse les éteules moins longues; tan-tôt elle opère en dedans, c'est-à-dire demanière à coucher les tiges coupées contre