HISTOIRE ET BIBLIOGRAPHIE.
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lie, les ouvrées <le üallo et de Taretlo, qui lepremier proposa d’alterner les cultures; enEspagne, celui de Herrera ; en Allemagne ,celui de Heresbnch; en Angleterre, le traiiede Fitz Herbert, et, un peu plus tard enFrance , le Théâtre d'agriculture d'olivierde serres. Depuis, on pem citer comme ayantcontribué directement à favorisi r les progrèsde l'agriculture française, l'administrationde Sully, l’ordonnance de IGM sur les foréis,celle de I75i sur la liberté du commerce desgrains dans f intérieur du royaume et sur leurexportation, les écrits des Économistes, deDuhamel et de llozier, {'établissement des so-ciétés d'agriculture, la création des haras,des écoles vétérinaires d’Alfort et de I.yon etcelle des troupeaux de mérinos de Rambouillet..Notre siècle a vu s’élever ou se multiplier lescomices agricoles, le* fermes-modèles et lesinstituts d'agriculture, dont le premier a
eu pour fondateur M. Mathieu de Dombasle .
On relevé fort incomplet porte à plus detOOOO les ouvrages publiés sur l'agriculture.Les plus généraux et les plus estimés sont :Principes raisonnés d’agriculture , par a.Tliær, trad par le baron Crud ; l 'Agriculturepratique et raisonnée , par Sir John Sinclair ,traduit parC. J. A. Mathieu de Dombasle .Maison rustique du dix-neuvième siècle ,par une réunion d'agronomes et de praticiens;Calendrier du bon cultivateur, par C. J. AMathieu de Dombasle ; Cours de culture etde naturalisation des 'végétaux, nar AThouin ; Nouveau cours complet d s agri-culture théorique et pratique, sur le plande celui de l'abbé Rozier, par les membresde In section d'agriculture de l'Institut; Manuel complet du jardinier, par L. Noisette ;Traité général des eaux et forêts, par Bau-driliart.
XVIII. TECHNOLOGIE.
§ Préliminaires.
Dérivé des deux noms grecs, technê (arl,métier) et logos (discouis), le mot technolo-gie, pris dans son acception la plus etendue,désigne l'ensemble des connaissances relati-ves aux procédés pur lesquels l’homme agitsur la matière pour l'approprier à scs besoinsou à ses Jouissances.
Les forces dont il peut disposer, ou dumoins qu'il peut diriger pour obtenir les ré-sultats qu‘il se propose, sont de trois espèresdifférentes : les forces mécaniques et
physiques, qui ne supposent pas d'alterationdans la nature intime des corps auxquelselles sont appliquées; 2 9 les actions chimi-ques, qui déterminent dans les corps entrelesquels elles se passent des combmaisoos àla suite desquelles de nouveaux corps appa-raissent ; 3° les forces organiques , en vertudesquelles ont lieu lu naissance et le déve-loppement des espèces végétales et ani-males.
Nous avons indiqué dans I’agricültcrf, lesprincipes de la production et de l’éducation desêtres que le règne végétal et le règne animalfournissent aux besoins de l'homme. Les loisprincipales qui président aux réactions molé-culaires propres a altérer la constitution imimedes corps ont été exposées dans la chimie;mais la mécanique et la puysiqoe n'ont eteesquissées que sous le point de vue scientili-
3 ue, et il est nécessaire de leur donner unêveloppement particulier, parce qu'ellespréddeut à la plupart des procédés de la tech-nologie, et parce que nous devons enseignerla manière de calculer et d’employer les for-ces qui sont de leur domaine.
Après une introduction partagée en plu-sieurs paragraphes , et composant une es-quisse de mécanique et de physique indus-trielles, nous rangerons les principales indus-tries suivant l'usage dont elles sont pour1 homme. Cette division, purement empiri-que, a l'avantage de grouper les différent*»procédés des arts, de la manière la plus con-forme au rôle qu’ils sont destinés à jouera1 egard de l'ipdividu et delà société. Les mé-thodes artiücielles . toutes les fois qu'on acherché b les appliquer à l’étude de la tech-nologie, n’ont conduit à aucune elassilleation
raisonnable; et quant è une méthode vrai-ment naturelle, qui ferait entrer en ligne decompte, avec le degré d'importauce qui leurest propre , tous les caractères que possèdechacune des branches de la technologie , ellesemble offrir d'insurmontables difficultésdans l'état actuel de nos connaissances.
§ 2. De la transformation des mouve-ments et des principaux organes méca-niques.
Ampère, dans son Essai sur la Philoso-phie des Sciences , a donné le nom ne 6Y-nématique (du grec cinéma mouvement)à une science où les mouvements sont envi-sagés en eux-mêmes tels que nous les obser-vons dans les corps qui nous environnent, etspécialement dans les machines, indépen-damment de la considération des forces quipeuvent produire ces mouvements. Cettescience, qui est uniquement fondée sur desconsidérations géométriques, doit servird'introduction 6 la mécanique industrielle.
Le problème principal qui se présente d'a-bord est celui de la transformation d'uu mou-vement d'une nature et d'une vitesse donnéesen on autre qui soit aussi soumis à des con-ditions connues. MM. Lanz et Bétancourt onirésolu méthodiquement tous les cas générauxde ce problème, dans leur excellent Essai surla composition des machines. Le tableausynoptique qui se trouve en tête de leur ou-vrage donne la représentation graphique dessolutions les plus remarquables des différentscas du problème Nous allons en extraire quel-ques ligures propres à donner idée de la va-riété des organes élémentaires qui servent à latransformation du mouvement dans les ma-chines.
En considérant le mouvement d'après saforme et sa direction, sans avoir égard è savitesse, on voit d’abord qu’il est continu oualternatif, selon qu'il a lieu dans le mêmesens ou dans des sens différents; d’ailleurs, ilne peut èire que rectiligne, ou circulaire,ou suivant une courbe donnée. Ces diversesespèces de mouvements peuvent se combinerdeui è deux de quinze manières différentes,et même de vingt-une, si l'on combine chacundes mouvements avec lui-même. Toute rua-31.