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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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--- IT.INCITALW SYSTÈMES

Ce ne fat qu'en 1G98 que l'Anglais Savery , mettant à profit les idées de Salomonde Caus , et d'un autre de nos compatrio-tes, l'illustre ingénieur Pnpin, fit construirela machine représentée dans la Hg. *2 i,lapremière qui ait été exécutée un peu engrand, et qui ait été appliquée aux épuise-ments. La vapeur produite dans la chaudièreB pressant à la surface de l'eau contenue dansle vase S. pendant que le robinet C était ou-vert, cette pression faisait monter l’eau dansle tuyau A, en soulevant la soupape#, et euabaissant la soupape />. le robinet C étantensuite fermé, la \npitir était condensée enS par l'effet d'un Jet d'eau froide provenant duréservoir E. Alors In pression atmosphérique,s'exerçant à la surface du liquide à épuiser,déterminerait l'ascension de l'eau du réser-voir inferieur dans le va-^e S par le tuyau D,en soulevant la soupape b. Les robinets 6emanœuvraient à la main.

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Celle machine avait plusieurs inconvénientsgraves; d'abord In différence du niveau entrela nappe dVaii inférieure et l'eau du vase S nepouvait excéder 9 à 10 meires, puisque lapression atmosphérique ne fait équilibre qu'àune colonne d’eau de 10 m. 30 environ dehauteur, et que la tension de la vapeur en Sne devient pas complètement nulle Ensuitela vapeur provenant de la chaudière agissanten S sans intermediaire, s’y condensait entrès-grande partie; son ressort ne devenait ef-ficace que lorsque l’eau è elever élaii devenuechaude. M Hohison a reconnu par expérienceque les 11/12 au moins de la vapeur produitesont condensé* dans l'appareil de Savery, soitpar le contact de l’eau d'épuisement, soit parle refroidissement des parois des vasis.Aussi, pour élever l’eau à 65 mètres seulementde hauteur, Savery était-il forcé de porter latension de la vapeur à 6 atmosphères; il enrésultait des dérangements continuels dans lesjoints, ('«itération des mastics et même dedangereuses exposions. Tous ces incmivé-Qieuts tirent promptement abandonner l'usage

DE MACHINES A VAPEUR.

de la première machine de Savery , dès qu’ilen construisit une autre de couceri avec New-comen.

IV. Par pression et par condensationalternatives, avec ta pression atmosphé-rique.— Si l'on dirige immédiatement l'ac-tion de la vapeur sur un piston mobile dansun corps de pompe cylindrique et vertical,communiquant a sa partie inférieure avecune chaudière, et ouvert à 6a partie supé-rieure , la vapeur tendra à chasser indéfini-ment ce piston devant elle. Ensuite .si l'onvient à interrompre la commumcaiion entrela chaudière et le cylindre, lorsque le pistona ete soulevé à une certaine hauteur, et quel'on refroidisse par un moyen quelconque lavapeur qui le pousse en dessous, cette vapeurdiminuera de tension et Unira par se conver-tir en eau. Alors le pistou, qui ne sera plusprès é qu'à sa parue supérieure par tout lepoids de l’atmosphère, redescendra librementdans le corps de pompe de toute la hauteurdont il était monté Jusqu'au niveau de 1 eaucondensée, et il exercera de haut en bas,dans la longueur de sa course, uu effort égalà ce'ui de sa surface multipliée par la pres-sion atmosphérique. Cette surface est-elle lesdeux tiers d'un mètre carré, par exemple, laforce descendante du piston sera égale aupoids'd'uiie colonne de mercure de ü m., 76de hauteur et de 2/3 de mètre superficiel à sahase. Comme le métré cube de mercure pèse13 598 kilogrammes, il n'est pas difficile devoir que cette force équivaut à un poidsd'envir»n 6 890 kilogrammes. On peut à l'aided’une poulie de renvoi' transmettre è un far-deau un mouvement d'ascension égal è ladescente du pision. Ou peut encore transfor-mer le iiiouvi meui de la même manière , enattachant la tige du piston a une des extrémi-tés n'un balancier mobile amour d'un axehorizontal; 1 autre extrémité de ce balancierporte un contre-poids un peu supérieur aupoids du pision et è la résistance que celui-ci éprouve dans son mouvement le long ducorps de pompe Les fardeaux à monter sontadaptes successivement à cette même extré-mité du balancier au moment où le piston vacommencer à descendre . Quelle que soit dureste la disposition adoptée, on voit que l'ac-tion de cet appareil e»t intermittente , etqu'elle n'est guèie propre, par conséquent,qu'à faire mouvoir des pompes. Il n'y a au-cun développement de force utile pendantl'ascension du piston; c'est seulement pen-dant la descente qui s'opère sous t’influencede la pression de l'atmosphère que se produitIVffet réel'enienl utile. Tel est le principedes machines atmosphériques formel fe-ment développé d'abord par Papin dans lesActes de Leipsig, du mois d’août 161)0, et donouveau en 1695 dans son llecuetl de di-verses pièces touchant quelques nou-velles machines, imprimé à Cas?el.

La machine atmosphérique dite de Newco-men, representee dans la llg. 25 , est fondéesur ce principe, et n'a été exécutée qu’eo 1705,15 ans après la première publication de Pa-pin La vapeur e-t formée dans la chaudièreB. l e robinet ou disque P étant ouvert, la va-p.-ur s’introduit par le tuyau S dans le cy-lindre C., et détruit l'effet de la pressionatmosphérique qui s’exerce sur la surface su-périeure du piston P. Le contre-poids 1 faitmonter le pistou : celui-ci étant parvenuau haut de sa course , on ferme le robinet avapeur nu moyen du manche a, et l'on ouvrele robinet o, ce qui permet à un Jet d'eau