philosophie
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avec des succès divers par de bous esprits,mais saus génie. Ce fureut principalement :Guill. de Concbes | mort en H50 ) ; Gutlb. dela l'orée, évêque de Poitiers ; Hugues de St—>ic-tor. Robert de Melun , Pierredit le Lombard,évêque de Paris ; Pierre de Poitiers , Huguesd’Amiens , archevêque de Rouen (mort en1194), etc. La dialectique, étudiée pour affer-mir les bases de la foi, commençait à êtreemployée à les attaquer, comme le prouvel'exemple de Simon de Tournay, d'AmalricI mort en 1209), de David de Dinant , de Jean de Salisbury , disciple d’Abailard , et mortévêque de Chartres en 1180 ; mais ces travauxfurent comprimés par ia persécution.
Durant la troisième époque de la scolas-tique domina exclusivement le Réalisme (UJ®et 14® siècles). Le système d’enseignement del'Eglise s'affermit au moyen de l’aristotélisme,emprunté aux Arabes , qui, ayant subjuguéune grande partie de l’Asie , de l’Afrique etde J-Europe, avaient, sous les Abassides, tra-duit daus leur langue les écrivains grecs, etrassemblé de riches bibliothèques On vit alorsune alliance complète entre la philosophie etla théologie sur le pied de l'égalité. Les Domi nicains et les Franciscains, qui venaient des’introduire avec autorité dans l'Universitéde Paris, s’adonnèrent avec ardeur à l’étuded’Aristote , qui, transformé en une science deformules, obtint le plus haut degré d'autorité;mais qu'on ne doit point rendre responsablede l’abus qu'on lit de sa logique, eu la considé-rant pedüiitesquemem, comme un instrumentpropre à donner non plusseulenient la forme,mais la matière de nos connaissances.
I.es principaux philosophes Arabes , la plu-part superstitieusement attachés à la philoso-phie d'Aristote , sont : Alkendi, de Basra , mé-decin et philosophe (vers 800), sous le règned’Al Mamoun ; Alfarabi , de Balah, qu'on aappelé le second instituteur <\e l’intelligence(mort en 954); le célèbre Avicenne , né vers 980à Bochara, versé dans la métaphysique, la mé-decine et l’alchimie, commentateur originald’Aristote ; Algazel , de Tus, sceptique habile,qui sut combattre avec force l'Aristotélismeau profit du mysticisme mahométan ; Abou-bekre, de Cordoue , mort à Séville en 1190,célèbre par son roman philosophique deYllomme de la Nature , dans lequel il dé-veloppe d’une manière originale la doctrineenthousiaste de l'iutuition des Néoplatoni-ciens; Averroès , de Cordoue , disciple du pré-cédent, mort à Maroc en 12(K>, le plus célèbrede tous lessavnnls de sa nation et le plus en-thousiaste partisan d’Aristote , bien qu’il luiattribue des idées qui lui sont étrangères,telles que la doctrine de l 'émanation, venuedes Alexandrins.
Les idées des Arabes furent transmises auxchrétiens principalement parles Jdifs, qui lesrapportaient d’Espague, et parmi lesquels sedéveloppa plus d’uu esprit philosophique. 11suffira de citer Moses Maimouides, ué a Cor doue , élève d’Averroès , et persécuté par sescoreligionnaires jusqu'à sa mort 11295) pourson attachement à l’étude d’Aristote .
Parmi les chrétiens, le premier qui fit usagedes travaux des Arabes fut Alexandre de Haies,surnommé doctor irrefragabilis, lequel en-seigna la philosophie à Pans; mais ce fut Al-bert-le-Grand, né eu Souabe (1193), qui dé-termina le grand mouvement vers l’aristoté-lisme. Commentateur d’Aristote , il se montrasubtil et érudit compilateur plutôt que criti-que original. Vers le même temps, Jean deFidanza ou Bonaventure, surnommé doctorserap/ticus, essaya de réuuir les idées d'Aris-
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tote et celles des Alexandrins, et tomba dans l'il-luminisme. Thomas d'Aquin , né eu 1225 dansl’etatde Naples,entra dans l'ordre des Domi nicains , et obtint une immense célébrité parson esprit véritablement philosophique, parti-culièrement appliqué à donner à (a théologieune base solide et rationnelle. Tel est l'objetde sa Sutnma theologiœ , où l’on trouve déjà(racés, d'après Augustin , les traits principauxde la Théodicée de Leibnitz. Cet habilehomme, depuis canonisé, comme Bonaventure,eut pour contemporains Petrus Uispanus, deLisbonne , devenu pape sous le nom deJean XXI ; HenriGoetbals, de Muda,surnommédoctor solemnis , professeur à Paris , espritpénétrant, et Richard Middleton, surnommédoctor solidus, mort en 1300, professeur àOxford. Le franciscain Jean Duns Scot , nédans le Northumberland , vers 1^75, et sur-nommé doctor subtilis, se rendit célèbrepar son opposition à la doctrine de Thomasd’Aqum, uolamment comme réaliste, en sou-tenant que l’universel n'est pas contenu seu-lement en puissance \posse), mais en réalité{actu) dans les objets. Le docteur subtil eutdes disciples, les Scotistes, en guerre de-puis avec les Thomistes. Le plus célèbre d'en-tre eux fut le frere mineur François Mayro-nis, doctor illuminatus, mort vers 1320, quidonna l'exemple des disputes en Sorbonne[actus Sorbonici).
Il parut à la même époque deux hommesremarquables par les projet* de réforme qu'ilsconçureut, le franciscain Roger Bacon (uéàIlchester en 1214;, surnommé doctor mirabi-lis, et Raymond Lulle (né à Majorque en 12311,esprit ardent et bizarre, qui prétendait avoirreçu du ciel, pour la conversion des païensen fidèles et celle des métaux en or pur, legrand art (ars magna), ce qui ne l’empêchapas d'écbouer: ce grand art se réduisit è rai-sonner de tout 6nns études ui réflexions. Roger Bacon , bien qu’alchimiste, était un espritd'une autre trempe, versédaus les mathéma-tiques, la physique, les langues, et remarqua-ble par des idées originales et des inventionsréelles. Aussi fut-il accusé de sorcellerie, etenfermé par ordre du géuéral des fraucis-caius.
Durant la quatrième époque de la sco-lastique (du 1-ï 0 au 16® siècle), continua la lutledu Nominalisme et du Réalisme, dans la- ,quelle le premier remporta quelques avanta-ges partiels. Le renouvellement des anciensdébats entre la pbilosophie et la théologieameua la séparation défluitive de ces deuxsciences.
Guillaume d’Occam (doctor invincibilis],disciple de Scot et franciscain comme lui. afait époque dans la philosophie et dans l'his-toire par ses talents ainsi que par le courageu'il mil à combattre de toutes ses forces leespotisme des doctrines dominantes. Il dé-fendit les droits du roi de France et de l’em-pereur contre les usurpations du pape, etmourut persécuté, mais non dompté, a Mu nich , vers l’an 1345. Occam trouva à son tourdes adversaires qui combattirent le nomina-lisme, mais faiblement, tels que Walter Bur-leigh (doctor perspicuus ), Thomas de Brod-wardine et Tliomas de Strasbourg , etc. Lesplus célèbres nominalistes furent ensmteJennBundan, de Béthune , professeur de théologieà Paris ; Pierre d’Ailly (évêque de Cambrai ,mort en 1425), qui commença à marquer da-vanlage la séparation entre la philosophie etla théologie, et lit la guerre aux abus de lascolastique ; l’Anglais Robert Holcot , Gré-goire de ttiiuiiii, Nicolas oramus, mort eve*.