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littérature,
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d’en rire ; et comme j'aime trop mes sembla-bles pour leur enlever le plaisir d'en rireaussi, Tai cru que je devais en perpétuer lesouvenir.» \Hist . diverses d’Klien, trad. parDacier, nouv. edit.; Paris , 1827.)
Flavius Philostrate , dil l'Ancien, sophistequi vécut sous Seplime-Sévère, a écrit la Vied'Apollonius de Tyane (trad. par Legrandd’Aussy ; Paris , 1808), et la Vie des Sophis-tes (59 vies-, en deux livres.
Diogène Laërce , ou de Laërte (en Cilicie ),qui semble avoir vém sous Antonio , a écriten dix livres les vies des philosophes, dontil rapporte avec soin les opinions et les apo-phthegmes. Cet ouvrage précieux a été tra-duit, eu 1601, par Fougerolles; par Gilles Boi-leau, Paris , 1688, et par uu anonyme, Ams terdam , 1758.
Les historiens connus sous le nom de By zantins fournissent une histoire détaillée del’empire romain d'Orient. La plupart n’ontabsolument aucun mérite littéraire, mais laréunion de leurs travaux est infiniment utileet précieuse. Il y en a quatre surtout qui for-ment un tout complet, embrassant l'histoirebyzantine depuis Constantin jusqu'à la prisedé Constantinople . Ce sont :
1° Jean Zonare ( qui vécut de 1081 — 1118),auteur d’une chronique en dix-huit livres ,depuis les temps les plus anciens jusqu'en1118. — Edit , prineeps : Hier. Wolf. Mie,1557. — Kinend. et îllustr. Ch. du Fres»e Du Cange , Paris , 1686.
2° .Nicelas Acominatus, mort à Nicée en1216, auteur d’une histoire de l'empire grec,depuis Jean Comnène jusqu’à Henri Benu-douin , en vingt-un livres, assez agréable àlire. — Ed. prineeps : Bâle , 1557. — Traduiteu français parle président Cousin. Pans,1672.
3° Nicéphore Grégoros , mort en 1359, au-teur d'une histoire de Constantinople , qui vade 1204 à 1359, en trente-huit livres dont on n’aimprimé que vingt-quatre (jusqu'à l’an 1351).Wolf; Bâle , 1562. — Cum Car. Ducangii notiset suis edidit Joan. Boivm, Paris , 1702.
Laonicus Chalcondylas , historien créduledont l'intéressant travail va de 1297 à 1462.—Edidit Ch. Annib. Fahrot, Paris , 1650.
Parmi les historiens byzantins les plusestimés après ces quatre, nous citerons :
Zosime , qui a écrit en six livres une his-toire des empereurs, depuis Auguste jusqu'ausiège de Home par Marie (410), traduite parLouis Cousin , Paris , 1678.
l’rocope de Césarée, ami de Bélisaire , dontil a écrit les guerres, en huit livres, de 482 à552 ; ouvrage traduit en français par Martin Fumée . Paris , 1587. On attribue à Procope des Mémoires secrets sur la cour de Constan tinople , premier exemple de ce geure d'é-crits.
Nicéphore Brycnne, gendre de l'empereurAlexis Comnène , a laissé quatre livres dematériaux historiques idc 1081 àl HS). Edid.Pierre Poupines , Paris , 1061.
Anne Comnène , femme du précédent et fillede l'empereur Alexis Comnène , née en 1083 ,morte en 1148, a écrit l'histoire de son père ,en quinze livres. Edid. Pierre Poussincs,Paris , 1631 — trad. par le président Cousin.
Il faut encore mentionner ici. bien qu’ils nesoient pas proprement des historiens byzantins ,Eunape de Sardes {les Vies des philosopheset des sophistes ) ; Marin ( la Vie de Bro-das \ ; liésychius (une Histoire littéraire ) ;Jean Laurence Lydus (De magistratibus rei-puhlicœ romance , etc.) ; Agathias ( conti-nuateur de Procope ); Ménaudre (continua-
teur d'Agathias ); Nicéphore , patriarche deConstantinople I Brcviarium historicum de602— 770, et Chronologie, compendiaria,depuis la création jusqu'au neuvième siècle);Constantin Porphyrogénète ( Vie de Ba-zile I er , de 867 à 8861 ; George Pacbymère( Hist . byzantine de 1258 à 1308); Jeau Cao-taeuzène, empereur en 1342, mort moine en1354 \Hist . byzantine de 1320 à »334|; JeanDuras, de la race impériale ( Histoire by zantine , succincte au commencement, maisp us détaillée depuis 1341 jusqu'en 1362, etc.)
Phransa raconte eu quatre livres, qui s'é-tendent de 1260 à 1477, les événements del'Etnt byzantin jusqu'à la catastrophe quil'anéantit.
« On dirait que la langue française a voulufaire justice de cet empire en te nommantBas. Il périt comme il avait vécu, en dispu-tant. Mahomet brisait les portes de la capitalependant que les sophistes mitrés argumen-taient sur la gloire du Mont-Thabor. »
J. De Maistre.
Pour la chronologie, l’ouvrage le plus pré-cieux de cette époque est la Chronique d'A-lexandrie (Chronicon paschale , b'asli Si-euh | , avec ses deux continuations jusqu'en1042.—Edidit Ch. Ducange , Paris , 1688.
Il existe aussi une Cnronographie uni-verselle , par Georges Syncclle , qui vivaitau neuvième siècle. Primuni edidit Jac.Gonr, Paris , 1652.
Vov. N. Falki : De historiæ inter Crœcosorigine et naturd. Kiel , 1809, in-4°. — Vos-sius : De historicisgrœcis, Lugd. Batav.,1624.
Eloquence , rhétorique. — 11 est impossibleque dans un état libre l'intelligence qui gou-verne se passe du consentement réel des ci-toyens : de là, l’importance souveraine deYéloquence et le rapide perfectioiinementdeIV/ri oratoire daus les républiques de l'an-tiquité
Longin a dit : « Ua esclave ne peut êtreéloquent. »
Et Voltaire : « Les Orientaux étaient pres-que tous esclaves; c’est un caractère de laservitude de tout exagérer : ainsi l’éloquenceasiatique fut monstrueuse.»
Ariston définissait la rhétorique : « L’art depersuader le peuple. » Socrate : « I.’art detromper et de flatter. » La rhétorique n estpas l'éloquence.
« 11 ne faut pas faire à l’éloquence le tortde penser qu'elle n'est qu'un art frivole dontun déclamateur se sert pour imposer à lafaible imagination de la multitude, et pourtrafiquer de la parole. C'est uu art tres-se-rieux, qui est destiné à instruire, à réprimerles passions, à corriger les mœurs, à soutenirles lois, à diriger les délibérations publiques,à rendre les hommes bons et heureux. »Fenfxox.
L'éloquence est née avant les réglés de lahétorique, comme les langues se sont ror-aées avant la grammaire. La nature rend?s hommes éloquents dans tes grands mte-éts et dans les grandes passions. _
« Je suis persuadé , dit Dumarsais , qun slit plus de ligures un jour de marché à ta[aile qu’il ne s’en fait en plusieurs jours'assemblées academiques. »
« On a dit que les poètes naissent çt que erâleurs sc forment; mais on I a di quoi uéloquence a élé forcée d'étudiér les lois ,énie des juges et la méthode des temps, taalure seule n’est éloquente que par clans.