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LITTÉRATURE AU MOYEN AGE.
joux. » Ou bien : « Ilomann , prêtre, avait unmissel. » Ou bien encore : * Angser, prêtre,esl veuu cbez nous; il a apporté un bou ca-lice et u d« patèae, et aussi quelques li-vres, # etc., etc.
Au IX« siècle. nous trouvons Metho-dius de Thessalonique , patriarche de Con-stantinople, défenseur du culte des Images .Pliotms, aussi patriarche de Constantinople,et fort savant, qui, dans sa Bibliothèque (.V.i/-riabiblion), n’examine pas moins de deuxcent quatre-vingts auteurs, dont il rapportedes parties considérables. Pierre de Sicile,qui a écrit sur l'hérésie des Manichéens. rsi-cetas David, adversaire do I’hotius. Nicé-phorc, patriarche de Constantinople, auteurd'un abrégé d'histoire universelle. Egiuhard,Franc, secrétaire de Charlemagne et peut-êtreson gendre, lequel a écrit la vie de cet empe-reur,et des annales,des Francs depuis 768 jus-qu’en 8(4. Itabanus Maurus, archevêque deMayence , qui a beaucoup écrit sur la Bible;Iiincmsr.archevêquede lieims, rude défenseurdes libertés de l’eglise gallicane, le mêmequi voulut convertir Godescale à coups debâtou. Itéginon, abbé de Prum, auteur d'unechronique de France et d’Allemagne , quiUnit en 907. Le poète Saxon, auteur d'unechronique en vers. Ilaymon, évêque d'Hal-berstadl, dont on a un abrégé de Phisloiresacrée. Alfred-le-Grand , roi d’Angleterre, quiparaphrasa l’histoire de son pay»par Uède,et traduisit en saxon VHistoire universelled'Orose. Asserius, moine anglais , qui a écritla vie du roi Alfred ; ütfried , moine alsacien ,composa en vers allemands une histoire «lel'Evangile d'après les quaire évangélisles(imprimée à Bâle en 1571). Dodane, duchessede Scptinianie, a laissé, sous le titre de Ma-iiuale, un recueil d’avis d’une mère à ses llls.
Nous devons signaler durant le neuvièmesiècle la fondation de l'école ( depuis Univer-sité ) d’oxford , en Angleterre , et sur te con-tinent les derniers efforts de Charlemagne Pour dissiper les ténèbres de son siècle, enfondant de nouveaux collèges attachés auxéglises cathédrales , et quelques couveuts des-tines à renseignement des langues. Les livresantiques étaient rares; on eût à grand’peinetrouvé dans toute la France un exemplairecomplet de Virgile ou de Cicéron .
Outre la double deslruction de la biblio-thèque d Alexandrie, par les chrétiens en 31)1,et par les Sarrasins eu GiO, la littérature occi-üno-,, a ® déplorer une perte presque égale,en Sot), par l'incendie de la bibliothèque Basi-icenne qui contenait 36 000 manuscrits.
uurant le X e siècle : Flodoard , chanoineofn i.. im , 8 » Qt une chronique depuisa£?A u y UL ’ n 966* Witikind , moine de l’abbayeHnec le 8Ur ,e W®éor, auteur d'une histoirerri« on9 e, i tr0IB livres. Luitprond, évéquewia- 0, î e, “ onl I e principal ouvrage est unet SL°J r c de 80,1 siècle. Nolker, evêque dehÀrv n i nl n , uns tan, archevêque de Cantor-Nft/mfij 011 ’ historien des premiers ducs den iüî;» ,e ' A .u° s tase, dit le Bibliothécaire, quiiîiriu«L U i ne le des Papes, llrhoswitha, re-connut !l U ° 10m ‘rière de Gandersheins, qui aver» a’?,.. , drames eluu éloge historique, endtssninu 0t t- e , r ' S , inion Métophraste,(biographeautriîr 0 !?-'. tul y^ius, patriarche d’Alexandrie ,OUI iw Une histoire universelle jusqu'enaïe L I t? pori i. ur grcc Constantin l’orphyroaé-Ban(in°r? l Q Ur .P ,u8,curs ouvrages que le P.tiïïe Bvî„ pub lés dnn8son Imperium orien-viateur^oL’ 8urnomn, é OEcumenicus, ahré-jiatrar de, œuvre de saiut Jeau cûrjsos-
A ce siècle appartient l’institution de \'Aca-démie de Louvain, dans le Brabant ', que laduc Jean IV reuouvela depuis (en 1426) avecplus d'éclat.
Le papyrus d’Egypte étant devenu excessi-vement rare par suite de la conquête de cepays par les Arabes , on graltn les manuscritsde l'antiquité pour y transcrire des antiplio-naires. De nos jours, la science a trouvémoyen de lire les caractères primitifs ainsieffacés, et on a déjà retrouvé ainsi bou Doiubrud'ouvrages importants, entre autres la lie-publique de Cicéron , six discours du mêmeorateur, huit discours de Symmaque , les ou-vrages de Fronton, des fragments de l’iaute,un discours d'isæus et un ouvrage de Denisd'Halicarnasse.
Durant le Xt f siècle : Suidas , moine deCoustaiitinople, qui a sauvé dons son diction-naire grec bien des passages de différents au-teurs perdus. Léon-le-Grammairien , auteurd'une chronique depuis l'an 813 jusqu'en 1013.Le théologien Michel. Jean Xiplulm, patr.de Constantinople . Le médecin Michel l'sellus.Burchard , évêque de Worms, dont on a legrand Volume des décrets ( Magnum Volu-men canonum). Dilhmar, évêque de Merse-bourg , auteur d’une chronique des empereursdu dixième siècle. Sftint Bruno, fondateur del’ordre des Chartreux . Le moine Herinnn-le-Perclus, qui a composé à Keichnau une chro-nique des six âges du inonde jusqu'à l'un10,'j'i, que Bertholde, prêtre de Constance, acontinuée. Lanfranc , de l’avie , primat d’An-
f jleterre, lequel a écrit contre Bérenger univre Du corps et du sang du Seigneur.Lambert d'Aschaffembourg, qui a donné unehistoire depuis lu commencement du mondeJusqu'à l’an 1083. Pierre Damiono, cardinald'Ostie, instituteur des Flagellants. Guido Aie-tinus, ou Guy d’Arezzo, Bénédictin . Yves deChartres, lloscchnet saint Anselme, archevêquede Cantorbéry, celui-ci appelé avec raison parBaronius la grande lumière de l'église d’Au-gleterre.
En ce siècle d'ignorance et de pédantismescolastique , on s’imaginait que toutes lesconnaissances humaines se trouvaient dans tesécrits d’Aristote , dont on avait une versionlatine. \Voy. dans ce livre : Philosophie .)
Au moyen âge, après la théologie, les princi-paux genrws en prose sont : 1 u les lois: les Ca-pitulaires-, les Assises de Jérusalem, lesEtablissements de saint Louis, le EueroJuzgo, le Code des Siete partidas ; lo Cou-tume de heauvaisis de Beaumanoir, en1283; le Sachsenspiegel | droit saxon}, vers1230; le Swabenspiegel (droit souabe ), vers1300, etc.; 2° l’histoire; 3 U les romans dechevalerie, dont le plus grand nombre pour-tant était en ver6.
Ce fut surtout d’histoire que s’occupèrentles moines teitrés du moyen âge et des pre-miers siècles do barbarie. Ils donnaient géné-ralement à leurs ouvrages le titre d’histoireecclésiastique; mais l'état était alors telle-ment dans l'église, que leurs prétendueshistoires ecclésiastiques offrent toute l'his-toire civile de ces temps. Presque toujourselles furent composées par des auteurs con-temporains, et elles portent d’une manièreinvariable le titre d 'Annales ou de Chroni-ques. Ecrites en uu latin barbare, ce n'estque tard et rarement qu'on voit apparaîtreparmi ce fatras quelque monument véritable-ment littéraire.
La chronique avait été la dernière formede l'histoire dans l'antiquité. Lampndius,\opiscus Eu trope, sont de purs chrom-