RENAISSANCE DES LETTRES,
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Turent achevés en moins d'une année, deI2i;t à 421 A, à l'abbaye <le llaut-Yillieis , sousr.ibbé lierre Guy, el le Passionnaire oulle-aieil tte Pies de Suint: écrit à Ilout-Villierseu 1282, sous l'abbé Thomas de Moreiuont,et qui se termine par une défense de l'a-liéner.
Tous ces ornements avaient élevé le prixdes livres à un taux excessif. Chaque miuia-lure d’un manuscrit coûtait deux florins. Onpayait 80 livres une copie de la Bible , etdeux cents florins un missel orné. Le prixmoyen d'un volume in-folio d'alors équivalaità celui d’uu bijou, qui coûterait aujourd'hui400 ou 500 francs. (Dnunou, Discours surl'etat des lettres au treizième siècle. Paris ,1821).
Du XI» au XIV e siècle, il suffira ici deciter :
Parmi les docteurs de l'église : l'illustreAlmlard (mort en 11421» saint Bernard t m.1152!, Pierre Lombard |in, 11(54), Pierre deBlois ( m. 1200 ), saiut Français d'Assise { in.122(5). saint Antoine de Padoue (Portugais , m.1231), Gervais ( m. 1237 ), saint Thomas d’A-quui pu. 1274), Puns-Scot (ni. 1308).
Parmi les jurisconsultes: Irnerius ou Wer-ner imort en II lo),. Vacearius (ni. 1140), Pla-cenliiuis ( m. 1104), Gratien (m. 11G0), Azzon(m. 1220), Accurse [m. 12(50), Pierre des Fon-laïuesun. 1200), lîeaumuuoir (m. vers 1300).
Parmi les historiens et géographes : GlaberRaoul (ni. 1048), Adam de Brème { Allein.ni. loOO), Théophylacte , Grec (ni. 41001, Nes-tor, Russe , de hier (ni. 1115), Zouare , Grec{ ni. 1118 ), Ccdreuus ( in. 1121 ) , Anne Cum-nène (ni. 1121 ), Suger ( ni. 1152), Henri deHimUugtou (iu.li5'i), Othon de Frisingue (m.1158), Benjamin de Tudêle (m. 1173), l’alcan-dus, Français (m. 1174) , Edrisi , Arabe (m.
1180), Guillaume de Tyr (mort 1104), Roger dellovetlen (ni. 1100), Saxon le Grammairien|m, 1208), Ville-Ilardoum ( m. 1212), Jacquesde Vitry (m. 1224 ) , El-Macin , Arabe ( m.1238 ), Roderic Ximeuès I m. 1245), Jean deNovogorod ( m. 1250), Mathieu Péris (ni.1VJ) , Marc-Paul (ni. 1208 ), Guillaume dehangis (m. 4306), Joinville (ni. 1318).
Parmi les médecins, physiciens et astrolo-gues: Gerbert, Français (mort en 1002), Avi-cenne, Arabe {in. 1050 ), Ahen-Esra , juif deTolcde (m. 1174), David Kiinchi, Juif deNarbonne (ni. 1102), Maynionides , juif deCordoue (m. 1208), Averroès , Arabe (ni.1216),Albert-le-Grand , Allemand ( m. 1282 ), Al-«ui*se X (ni. 1284), Michel Scol (m. 1201), Ro-ger Bacon (m. 1204 ), Arnaud de yilleueuvcI hS) 131 ^’ Ra ^ mon< ^ Lullo , Espagnol ( m.
C'est vers 1250 que fut, dit-on , inventé lpapier de chiffons. Mais l’érudit Montfaucoa vainement essayé de remonter a la véritaMe origine de cette précieuse invention.
L’activité des esprits s’est réveillée. L’aisauce et la sécurité croissantes font sortir lehommes de leur état d'isoleinent ; les idéise communiquent et les découvertes du génine meurent plus avec lui. Dans la pratiqudelà controverse des Grecs et des subtilitédes Arabes , la raison humaine s'égare et 1génie s’épuise en frivolités dangereuse:Toutefois les exercices scolastiques aiguisenles esprits, et tes rendent habiles aux éludtsérieuses.
on divise en deux époques l’histoire deétudes depuis Charlemagne Jusqu'à FranCois 1 er .
L’école de Salerne, célèbre dès le temps desprinces lombards pour l’élude de lu médecine;— de Paris , florissante dès le onzième siècle ;—d'Oxford , dont la fondation est attribuée àAlfred-le-Grand ; — de Bologne , berceau dudroit civil , au commencement du douzièmesiècle; — de Montpellier , qui réunissait l’en-seignement de Salerne et celui de Bologne .
2° Universités. — Voyez, dans la partie dece livre consacrée à la Chronologie , la datede la fondation des principales universités del’Europe , lesquelles empruntèrent leurs règle-ments de l'université de Paris , fondée audouzième siècle. Toutes les universités obtin-rent de nombreux privilèges et une Juridic-tion indépendante.
Plusieurs ordres religieux étant devenus parla suite des corps enseignants, voici la datede leur institution : — le» Chartreux, 4080;—les moines de Clteaux ou Bernardins, 10 U 8 —les Trappistes, 1140;—les Mathurins, 1107;—les Cannes , 1205;—les Franciscains ou Corde-liers, 1208; — les Dominicains , 1215;—les Cé-lestins, 1270;—les Augustius, 1270.
Les universités firent renaître la littératureclassique. La transcription des manuscritsreçut une nouvelle activité ; mais l'exorbi-tante cherté des livres, bien que diminuée,fut, jusqu’à l'invention de l’imprimerie, leplus grand obstacle aux progrès des sciences.
Cependant, de toutes parts se formaient leslangues modernes. ( Voy. Philologie. )
1 « J.e russe, le polonais, le bohémien, lecroate (dialectes de la langue slave), étaientencore horriblement informes, comme le prou-vent pour l'idiome polonais l'hymne de saiutAdalbert { Boga liodzica ), et pour le russe,les lois d'Jaroslaf. {llouskaca Vravda |.
2“ L'allemand, te Romand, le danois , lesuédois, l’anglais (dialectes de la langueteutonif/ue), n’étaient guère plus cultivés;l'allemand , en particulier, ne l'a été que l'ontard. En Angleterre, le haut clergé et la no-blesse étant d'origine française , l'idiome an-glo-saxon etuil relégué dau 6 les basses classesde la société.
30 Mais le provençal (langue d'Oc), lefrançais (langue d 'Oui), l'italien (languede St ), le castillan, le portugais , etc. ( lousdialectes de la langue romane), produisirentdes ouvrages remarquables avant l’an 1300. Leroman provençal eut ses troubadours dès lecommencement du douzième siècle; le ro-man français , peu après, ses trouvères.
Cette langue romane, issue du latin etmère de tous ces beaux dialectes de l'Europeoccidentale et méridionale , fut long-tempscommune ( roman rustique } à tous les peu-ples d'origine latine de ces mêmes contrées.
L’ancien poète Plaute distingue deux dia-lectes qu’on parlait à Rome de son temps; ilnomme l'un lingua nobilis, et l’autre p/e-beja La première de ces langues se perfec-tionnant toujours, devint la langue urbanaou classique; l'autre, se détériorant par l’a-bandon qu'en tirent les hautes classes dela société romaine , resta rustique et de-vint de plus eu plus grossière [vulgaris).Selon M. Fauriel, c'est ce latin 'vulgaris qui,mêlé aux idiomes barbares des pays conquispar les armes romaines, aurait surtout forméla langue romane. Quoi qu’il en soit, per-fectionnée de bonne heure par les poètes dumidi de la France , cultivée avec enthousiasmedans toutes les cours et dans tous les châteaux,cette langue reçut depuis, dans les divers pays,des formes distinctes et caractéristiques.
4° Cependant la langue grecque était en-tièrement ignorée eu Occident , même dans41