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LITTÉRATURE.
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On a souvent regretté que le judicieux prési-dent de Thou ail écrit eu latin et non en fran-çais sa >liste et léridique Histoire univer-selle. Cet ouvrage (en 38 livres) a été traduiten noire langue par iligiiult.
« Après Machiavel se distingue de Thou pard'eminenies qualités que j'appellerai toutesmodernes; car l'impartialité consciencieuse,le calme de raison et de justice qu'on remar-que eu lui éloient des mérites presque incon-nus aux anciens, et presque impossibles poureux. Les passions des républiques anciennes,ces querelles si vives entre tant de petits étalsde la Grèce et entre les partis qui formaientautant d'états dans chaque démocratie, sem-blaient exclure celte intégrité, cette indépen-dance, où la philosophie élève de Thou, dausun temps de fanatisme et de fureur. »
M. V1LLEMÀIN.
Les Mémoires du président de Thou nie 1572à tOOIl sont une noble réponse aux calomniesqu'avait suscitées contre lui la publication desa grande Histoire.
« Parmi les Feizc , dit de Thou, les honnê-tes gens et ceux qui n'étaieut pas d'imbécilesfanatiques, s'étnient formé je ne sais quelplan de république. Il y a eu de tout tempsen France des citoyens qui out soupiré pour laliberté. »
La Chronologie novennaire, de PalmaCoyet | ué en 1525), est une histoire jour parjour de l’an 1581) a 1508. On doit au même au-teur la Chronologie septennaire , de 1598 à1004.
Les étrangers trouvent que chez nous, de-puis la llenaissancc, l'histoire abstraite et spé-culative, dans des mes de polémique sociale, adominé d’une manière fâcheuse sur les re-cherches désintéressées et sur l'histoire pro-prement narrative Le premier travail de ce
f leure, intitulé : Franco-Gallia, et écrit eniitin (I574), est dû à François Hotmail, l'undes plus savants jurisconsultes du seizième siè-cle, homme héroïque, attiré à la religion ré-formée pur la vue du supplice des Luthériensbrûles à Paris. Après la Saint-Barthélemy , ré-fugié à Genève , il lui vint à la pensée de cher-cher dans le passé de la Fiance des leçons etun remède pour les maux présents. Son livreeut un succès immense. 11 est aisé de voir queFauteur, par aversion de la monarchie abso-lue et des parlements judiciaires, s’était faitmi modèle préconçu de gouvernement où laroyauté est subordonnée au pouvoir souveraind’une grande assemblée nationale, type vagueet imaginaire dont i) veut absolument trouverla continuation dans l’histoire, qu'il interprèteù sa façon. Le point de départ historiqued’Hotman , dans ce travail curieux mais toutfactice, est l'hypothèse d'une hostilité con-stante des Gaulois contre le gouvernementromain, et d’une alliance perpétuelle entreeux et les peupladesgermaniques contre Home.Dans ce système • étrange , l'invasion desFrancs en Gaule devient pour ce pays unvéritable affranchissement. « C’est ainsi, ditl’auteur, que notre chose publique, fondée surla liberté, n duré onze cents ans dans son étatprimitif, et elle a prévalu , même à force ou-verte et par les armes, contre la puissance destyrans. » C’est du livre de François llotman,selon M. Aug. Thierry, que les idées de mo-narchie élective et de souveraineté nationalepassèrent accidentellement daus le parti de laLigue, lequel, conformément à son originetoute municipale et plébéienne, devait plusnaturellement se rattachera la tradition bour-geoise ou gallo-romaine.
Parmi les autres monuments authentiques
du seizième siècle relatifs à l’histoire deFrance , il faut encore citer:
Un précieux livre de Pierre de la Place , PK-tatdela république sous les rois Henri II,François II et Charles IX ;—deux ouvragesimportants par liégnier de la Planche, inti-tulés, l’un : De l’Etat de France sous FrançoisII ; l’autre: le Livre des Marchands (de 1539 à1560);—les .Mémoires de Martin Dubellay(de 1513 Jusqu'à la mort de François l e r ( ; — | WCommentaires de cnessirc Biaise de Montluc( 1521-1574), ouvrage qu'Henri IV appelait laISibledessoldats;— les Mémoires du seigneurde Tavonnes (1524-1573), rédigés après sa mortpar un de ses llls; — ceux de Michel Castelnau (1309-1582), de Marguerite de Valois ( 1569-1382), de La Noue ( 1502-1570), de Villeroy(1574-159’i), de Pierre de l'Estoile ( 1572-1611 ),de Cl. C.roulard (1588-1004) ; — les Mémoires dePasserai, ceux de Marillac, ceux de Pitbou etceux de Chrétien, également intéressants pourl'histoire de la Ligue ;—les Mémoires d’A-grippa d’Aubigné (sur les règnes d’Henri III et d'Henri IV );—enfin les Commentairesdes dernières guerres de la Gaule Belgique,par François de Kabutin.
Le maréchal de Ba&sompierrea laissé, sousle titre de Journal de ma 'Vie, de charmantsMémoires (de 1579 à 1040) , qui joignent àl'importance de l'histoire tout l'intérêt d’unroman. Ils furent écrits à la Bastille.
Kn 1040, Adrien de Valois publia, en latin,sous le titre de Gestes des anciens Francs,le premier des trois volumes iu-( v qui for-ment son œuvre capitale; les deux autres,complétant à peine l'histoire de la dynastiemérovingienne, parurent en 1058. Bien quesiloin d'ètrc achevé, cet ouvrage immense mé-rite, au jugement des érudits, d'ôtre cité d'unbout il l’autre à côté des sources de notrevieille histoire, comme un commentaire tldèleet perpétuel des documents originaux; maisla uarration , étouffée par l'imitation facticeet monotone des formes classiques, manquetrop souvent de vie et de couleur.
Dans un livre intitulé De l’origine desFrançais et de leur empire, publié en 1676,par Aiidigicr, tons les conquérants du cin-quième siècle, tous les destructeurs de l’em-pire romain, les Golhs, les Vandales, les Bur-gondes, les Hérules, les Huns eux-mêmes, de-vinrent frères des Gaulois. « La nation,ditl’auteur, se trouvera par là, d'une manièreaussi solide qu'imprévue , n'avoir qu unemême origine avec ce que le monde a jamaiseu de plus terrible , de plus brave et de plusglorieux.» L’assertion d’Audigier, quoi qu ilen dise, était plus imprévue que flatteuse cisolide. , A
Les Allemands intervinrent dons la co ” lr ?*verse qu'excita ce livre sur l'origine de ianation française. La crainte des envahisse-ments de la France et de l'ambition nenotre Louis XIV fut un aliment pour cesdiscussions, et la démonstration de *° ri Ç‘ n ,apurement germanique des conquérants oe .»Gaule ligure, selon M. Aug. Thierry, dans adiatribes contre le projet d’une monarenfrançaise universelle. Leibnitz prit partaquerelle.
L’Histoire romaine de Coeffeteaubien écrite aux habiles du temps quelas disait: « Cette histoire est comme Kgromaine; hors de là, point do salm* »
Le génie de Bosscet dans le célébré Di* csur l’histoire universelle (108U allia .religieuses d’un grand pontife a,l J P‘ u J.* eni ira blés formes de l'éloquence. >‘ ûaudacieuse interprétation des vues de ia v
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