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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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LITTERATURE ITALIENNE.

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« U y a eu beaucoup de rois et très peu debon» rois : j'entends parmi les souverainsabsolus , au nombre desquels ou ne doitpoint compter les rois d’Egypte , lorsque cepays, dans les temps les plus recules se gou-vernait par les lois, ui ceux de Sparte , niceux de France , dans uns temps modernes,le gouvernement de ce royauté étant, denotre connaissance, le plus tempéré par leslois.» (Oise . sopr. Tito Liv., i,c. 8.)

Machiavel dit ailleurs : « Le royaume deFrance est heureux et tranquille, parce quele roi est soumis à une inüuité de lois quifont la sûreté des peupler. Celui qui constituace gouvernement voulut que les rois dispo-sassent à leur gré des armes et des trésors ;mais pour le reste, il les soumit à l'empiredes lois. « ( Disc., i, c. tC. )

L'Histoire d'Italie, de Guicciardini (<482-15i0i, est une belle œuvre littéraire, à la-quelle on reproche pourtant trop de pompeet pas assez de gravité.

A celte époque, la réputation des Italiens ,comme historiens, était telle qu'on Mtpresque toutes les cours polies de l'Europe chercher dans leur sein leurs historiogra-phes. Paul-Emile écrivit l'Histoiredo Frsnce,Polydore-Virgile celle d’Augleierre Lucio-Mannéo celle d'Espagne, et plusieurs autresItaliens celle d'Allemagne .

L'eloquence proprement dite fut moins flo-rissante au seizième siècle que l'histoire. LesMCiétés savantes inondaient l’Italie , et lesdiscours latins y étaient en honneur à l'exclu-sion des discours italiens. Mais on n'y en-tendait guere que les cicalate, sorte de dé-clamations à vide fort semblables pour lefond et pour la forme a l'ennuyeuse et mono-tone chanson de l’iusecte dont elles portaientle nom.

Les seuls monuments d'éloquence sacréeque nous ait laissés la première moitié duseizième siècle, sont : le discours d’ouver-ture du concile de Latran.par Egidio de\i-terbe (mort en <532i, et quelques discoursa un pauvre capucin, frété Ochino, qui,combattant la corruption de la cour pontiü-cale, fut banni de Home, et forcé de se réfu-gier chez les protestants.

Le genre didactique fleurit en Italie aiseizième siècle ; et presque toujours la formequ il adopia fut celle du dialogue. Les meil-leurs ouvrages didactiques de cette époquesont: Asolani. du Bembo , déjà cité; r/>-coiano, de Varehî, dialogue sur la languevulgaire; les traités de Piccolomini sur£ philosophie morale; la Galatea, demonsignor délia Casa, et surtout le Courti-•»«/ide Castiglione, et les œuvres de Spe-rone Speront. Ce dernier s’efforça d’imiterLucfen eS d,alogue8 - tanlôt Maton et tanlôi

hr!ni ty,e é P Î8 <oIaire est un des genres ouJ * ,,. 8ïe . c le plus d’éclat la prose italiennen kui n ? lème et du «eiaième siècle. L’Arétnpuoua le premier un recueil de lettres

vit iuonffiV^Î SU1V1 ’ et blemô ‘ ntalie «vit mondée d écrits de ce genre.

J* 8 la An du XVI e siècle et pendant

disparurent 11 n XVtl *’ réIéganre et le goùlliûEÏÏ.ÏÏ*. pres< l ue complètement de ta

nouessurin . ,ienue; « niai 8 J e8 é,ud * 8 th ^o-grés M langue firent de nouveaux pro-Dorià». » commua, on perfectionna rim-t?ava ï h bu aire d * la ^usca. De savant!iiardo U s«î» gra ™maire furent faits par Léo-lartmi. Ce "° Cit

La critique littéraire acquit aussi une cer-taine perfection à laquelle contribuèrent lesdisputes que souleva la Jérusalem délivrée.Au nombre des écrits polémiques de ce tempo,nous citerons les Considérations de Gali-lée . qui eut le malheur de nier le mérite dupoème du Tasse. Des contestations sembla-bles s'élevèrent au sujet du Pasior Fido deGuarini.el les unes et les autres servirent àfixer les règles de la langueet la prosodie ita-lienne.

L'éloquence ne laissa à cette époque aucunbeau monument; la chaire elle-même étaiten proie au marnais g«ûl qu'avait introduiten Italie le poète Marmi.

L’histoire conserva seule quelque éclat, eton cite encore Scipion Ammirato pour sonHistoire de Florence, dans laquelle il intro-duisit le synchronisme ;Paul Barnta qui,imilateur de Machiavel dans ses discourspolitiques, s'efforça de l'imiter aussi dansson Hisiotrede Venise; — J.-B. Nani, PaulScarpi, génie encyclopédique, dont l'histoirepassionnée du concile de Trente provoquacelle du cardinal Pallavicino; — CatherineDavile, dont l'Histoire des guerres civiles deFrance est un monument qui appartient àIn France aussi bien qu'a l'Italie ; — enfinGuido Remivoglio, qui composa dans lemême temps une Histoire des guerres deFlandres.

La fin du XVII e siècle et le XVIII e , jusqu'àla révolution française, forment une périodebien tranchée de la littérature italienne. Acette époque, l'afféterie fait place à la sévé-rité et à la régularité de S'yle dans tous lesgenres. Ce fut une sorte de nouvelle renais-sance dans laquelle on s'efforça d’égaler lesanciens. L'Arcadie ou Académie des Arcade»fut fondée à Home.

Après l'imitation des anciens vint celle desFrançais , dont du reste, au XVIII e siècle,on retrouve l’influence par toute l’Europe .

Parmi les disciples de l'école philosophiquefrançaise, nous citerons Beccaria , célébré parson livre Des Délits et des Peines ; le jé-suite Bettinelli, admirateur passionné de Vol-taire , qu'il prit témérairement pour modèle ;Melchior Céaarutti, dont l 'Essai sur la phi-losophie des langues honora l'Italie ; JosephPanui, qui appliqua le même esprit d'analyseaux principes des belles-lettres et d»s beaux-arts ; le P. Soave, qui donna à la grammaireitalienne uhe forme plus analogue à la gram-maire générale, enfin, François d’Alberti,qui conçutet exécuta un dirtionuaire univer-sel, critique et encyclopédique.

L'éloquence participa au mouvement litté-raire de cette époque; mais, à part l'éloquence de la chaire, elle fut plutôt écrite eisavante qu'inspirée.

L'histoire offre, dans ce siècle, plusieur»monuments. Les principaux sont: l'Distoi»du royaume de Naples , de P. Giannone ; lesAnnales d'Italie, de L. A. Muratori; la Bi-bliothèque de l'Eloquence italienne, de c,Fontanini ; le Dictionnaire des écrivains d I-talie, ouvrage important, mais non terminél’Histoire de la littérature vénitienne , deM. Foscarini. ouvrage précieux, quoique nonterminé aussi; l'Histoire des vicissitudes dela culture des deux siècles, et YHistoire gé-nérale des Théâtres, de P. N Signorelli,V Histoire de la Poésie italienne, de Cres-cimbeni et du P. Quadrio, l’Histoire de lapeinture, de L. Lanzi.

Denina et surtout Tiraboschi (1731, <794 i.rendirent d'immenses services à l'histoire