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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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1085-1086
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108 .“ LITTÉRATURES SCANDINAVES, -SLAVES, ETC.

l’Asiatique. — Zesen ((610 1 089) publia, outreheaucoup d’œuvres poétiques, un grand nom-bre d'ouvrages de critique, de morale , delinguistique, de philologie et d’imagination.

Vile période. — Du milieu du dix-huitièmesiècle Jusqu'à nos jours, l’Allemagne a étéinondée d’un déluge d’écrits, dont nous neciterons qu’un très-petit nombre. Haller (1708-1777) donne les romans politiques de Usong,d’Alfred, et les Dialogues de Fabius et Caton.- Lange (1711-1781) a publié sa Correspondancelittéraire, précieuse pour l’histoire de la litté-rature allemande. — On doit à Wieland (1733-18181, qu’on a surnommé le voltaire de l’Alle-magne : laVictoire de la nature sur l’Exaltation,Agathon , le Miroir d’Or, les Abdérites et l’Hé-ritage de Diogène de sinope, dans lesquels ilprofesse la doctrine d’Epicure . — Trois bonsromans satiriques : la Vie et les opinions dumagister Sebatdus Northanker, l’IIisloire d’ungros homme et la Vie et les opinions de Sem-pronius Gundibert (censure de l’ecole de Kant ),ont été composés par le libraire Nicolaï, donton a en outre un Voyage en Allemagne et desAnecdotes sur Frédéric-le-Grand . — On a dudocteur Jung (1740-1817) : la Vie de Stilling, laliosée du matin, Florentin de Fablendorf, laNostalgie.—De Musæns (1735-t787) : leGrandis-son allemand , les Voyages physionomiques ,les Contes nationaux des Allemands et les Plu-mes d'autruche. — Du philosophe Jacobi (1742-(819) : Woldemar.— Jean-Paul Richter {1763-1825! a donné: Hesperus; Fleurs, Fruits et Epi-nes; Titan; les Années «le crise de l’adolescenced'un rustre.—Hoffmann (1776-1822}, ses Contes,qui l’ont rendu populaire en France . — Chu-misso de Boncourt ( mort en 1838), Françoisnaturalisé, s’est placé au premier rang parl’Histoire merveilleuse de Pierre Schlemihl.—

7 Le génie uuiversel de Goëthe (1749-1832 )

8 est aussi essayé dans le roman. Tout le mondeconnaît, au moins de nom : les souffrant es dujeune Werther, les Années d’apprentissagede Wilhelm Meister, les Années de pérégri-nations et les Afünité 8 électives. — Novahs(1772-1801) a laissé inachevé sou poétique ro-man d’Henri d’Ofterdingen . On a aussi de luides Pensées morales, des Dialogues, et des tra-vaux d’esthétique et de critique. — LudwïchTiecb, le plus beau nom littéraire de l’Alle-jnagne actuelle, a composé Lowel, Pierre Le-

Phantasus, le Jeune menuisier, etc.—M. Heine a donné : lesTableauxdevoyage, Dei Allemagne, etc. — Bœrne ( 1786.1837 ) a laisséJlçs contes, des articles de critique, un Tn-oieau de Paris et des Lettres sur la révolutionde Juillet.

f La critique littéraire et l’esthétique, quin apparaissent guère en Allemagne que dans>a derniere période, formeut, a elles seules,une volumineuse littérature. Nous y voyonsoriiier au premier rang Leasing (1729-1781),auquel on doit la Dramaturgie , le Laocoonet plusieurs autres bous ouvrages. — Le poèteuerstenberg a laissé sur la littérature d’ex-i«io e i nte8 ’u ttres * —Le Philosophe Engel (1741-rl a Ç ubl * é Plusieurs ouvrages d’esthétique.■-Eberhard (1739-18091 a laissé une théorie«es nelles-lettees et un manuel d’esthetique.—poeteDush (1725-1787) a composé de bonnesriw!n Cr ! l,( î ue8 - ~ Les Scblegel ont composéAnofic!ouvrages de critique, à savoir :p. p^ e ' r,uillaume - un c °urs de littérature,Srh.ïnîl. en , C V u - e J Iisloire de 18 littérature. -,«>' ? r « Goethe ont aussi laissé de beauxDrPm?p. de Cn }^> ~ Tiecb s’est placé auDuhnl h ^ daa8 w 8 enre - - Bouterwecb aei Snî’h®, ° lre i em P 8 * un Traité d’esthétiqueet une histoire de la poésie et de l’éloquence

moderne. — On a de Herder (1744-1803) An-drastéa, mélanges de littérature, de morale etde philosophie ; Des causes de U dégradationdu goût et le Traité de la poésie hébraïque;—de Voss (1751-1826), plusieurs ouvrages sur lathéorie des belles-lettres; — de Solger ( 1780-18191, des Dialogues sur le beau et un Coursd’esthétique; — de Goethe , des Mémoires, etc.

La pédagogie occupe aussi une place distin-guée dans la littérature allemande ; les prin-cipaux écrivains qu’elle a fournis sont : Base-dow ( 1723-1790 ) dont on a le Traité desméthodes et l’OEuvre élémentaire ; — Campe,dont on a l’OEuvre de révision de tout le sys-tème scolastique d’éducation ;—Festalozzi(1745-1827), dont on a Lienhard et Gertrude, lesLettres sur l’éducation des enfants de parentsindigents, Réflexions sur la marche de lanature dans l’éducation de l’espèce humaineet les Eléments de logique pour mon usage ;—Schwartz, dont on a la Théorie de l’orgaui-6 ation des écoles, l’Histoire générale de l’édu-cation et de l’enseignement, et la Théorie del'instruction publique et particulière.

Nou6 ne terminerons pas cette revue sansciter parmi le très-petit nombre de voya-ges que présente la littérature allemande :le Voyage autour du monde, de Forsler (1754-1794), compagnon de Cook; — les Voyages auxrégions équinoxiales du nouveau continent,de 1799 à 1804; les Vues des Cordiliéres, etc.;l'Essai politique sur la Nouvelle-Espagne, etles Tableaux de la Nature, de M. F. «le num-boldt (né en 1769) ; — la Promenade à Syracuse,de Seume (1763-18101 les Voyages du comtede Stolberg , les Voyages du prince PucklerMusbau, et les Voyages en Italie et sur lesbords du Rhin, par Goëthe .

Les Allemands ont inventé l’imprimerie, etDieu sait s’ils ont usé depuis et abusé de lagrosse machine. Depuis cinquante ans, l'acti-vité de l’esprit germanique est prodigieuse,maladive, effrayante. « Nous laissons, dit Menzel, aux Italiens leur ciel, aux Français leursactious, aux Anglais leur or, et, contents, nousnous reposons sur dos livres.» D'après un cal-cul modéré, on imprime annuellement enAllemagne plus de 10 000 000 de vol., et danschaque catalogue de la foire de Leipsiok(qui se tient tous les six mois) 1 On comptetoujours environ mille nouveaux auteursallemands . Il ne doit pas y avoir, dans ce paysdes bouquins et des savants culs-de-jstte, moinsde 60000 auteurs vivants. Ou a calculé qu'uncatalogue complet de tous les écrivains «le cepays, anciens et modernes, contiendrait plusde noms que la liste de tous les lecteurs quisont au monde. — Voy. le Tableau cbrouol.de la littéral, atlem., par Arnim .

Quand les Pays-Bas existent, ils préten-dent avoir une littérature moitié en flamand,moitié en hollandais. On cite en flamandquelques chartes qui datent de 1229, deschroniques rimées, des satires et quelqueslivres mystiques, — Les poètes Koornbert(1522-1590) et Marnix de Sainte-Aldegonde ,fondateurs de la prose hollandaise, # sont ho-norés en Hollande. Uu autre poète de cep 8 ys, Ilooft, a laissé une histoire de la nol-lande, depuis Charles V , et une nistoire denotre nenri IV, en récompense de laquelleLouis XIII lui envoya le cordon de Saint-Michel. Enfin, on a dit que l'Histoire de laréformation de Broendt méritait, à elle seule,qu'on apprit le hollandais pour la lire.

La plus ancienne littérature que nous pré-sente la Scandinavie est celle de {'Islande . Onprétend que ce pays eut des prosateurs dès leonzième siècle. Son premier historien (dou-