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cite Dodoue, Ephyre, Ambracie, Blatée, Pan-dosia , Butrote, etc. Ces débris comptentmaintenant 3600 ans de durée.
Les Pélasges construisaient leurs villes surdes hauteurs à peu de distance les unes desautres, et les appelaient Larisse, nom queplusieurs d'entre elles et les citadelles de plu-sieurs autres retinrent plus tard. SelonM. Petit-Radel qui a étudié plus de trenteans cette inatiere, les monuments pélasgiqtiesou cyclopéens ont pour caractère commun :des formes hardies et gigantesques; des ma-tériaux d'une dimensiou extraordinaire; desblocs le plus souvent bruts, mais jamais unispar du ciment, présentant partout des poly-gones irréguliers et qui semblent n'avoir puêtre mus et mis en place que par une forcesurhumaine.
Les Pélasges élevaient des tombeaux auxpersonnages eininents par leur force ou leuradresse; c’était des monceaux de terre qu'nnrevêtit dans la suite de pierres et de marbre.
Le plus ancien temple de la Grèce est sansdoute celui mentionné par Hérodote | n, 50 1Cet historien raconte qu'au temps où les dieuxdes Pelasgcs n'avaient pas encore de nom, lapretresse égyptienne vendue par les Phéni-ciens dans la i'hesprotie éleva sous un chêneune chapelle à Jupiter ; sans doute composéede brauches et de femliage.
line antique tradition attribuait aux Tul-chines, contemporains de Phoronée et d'Apis,les premières images des dieux.
Les Pélasges eurent une écriture long-tempsavant celle apportée par Cadmus ; leur alpha-bet, qui n’avait que 6eize lettres, survérut audéluge d'Ogygès et leur valut le surnomd'hommes divins.
Ceux qui, dans la question fort controverséede savoir si la civilisation et les arls de UGrèce fureut indigènes ou importes par desetrangers, oot embrassé ce dernier avis, s'ap-puient principalement sur certains rapportsentre l’aocienue religion des Grecs et celle dels Phénicie et de l'Egypte . Voy. Phjlosophibet Mythologie.
Les auciens Egyptiens connurent tous lesarts, s'y livrèrent et en poussèrent quelques-uns à un haut degré de perfection. Ils ttssaien tet teignaient la laine et le coton, façonnaienten va>es la porcelaine et la terre, fondaient etciselaient les métaux. On ne trouve chez cmles vestiges d’aucun théâtre. — Les Foyagesde PococSe, de Norden, de Denon, de Paul Lu-cas, de Maillet et de Cassas nous offrent desmonuments de l'architecture égyptienne, dontle caractère gigantesque de force et de soliditéétonne d'abord , impose toujours , mais necharme jamais.—Le système d'architecture desEgyptiens repose sur le même mode de con-* trucl, °n que celui des Indiens (pour leurs édi-tées élevés au-dessus du sol), et que celui desanciens Celtes , bien qu'il en différé essentielle-ment sous le rapport <1e l'art. Ce mode consiste àposer simplement des supports verticaux, et acouvrir l’espace qui les sépare par des pierreslorizontales, dont les deux” extrémités sontsoutenues par eux. Cette simplicité de com-posuion obligemt à n'employer que des pierresoe grande dimension pour clore la partie su-périeure de l’édiüce, et l’écartement des pointsmiiA , . ,nur8 ou ro,or, nes , était toujours li-mite par la longueur naturelle des pierres donton pouvait disposer Les monuments parti-culiers aux Egyptiens sont les grottes souter-les pyramides , les obélisques, dontRXiü? 0 ?* e ‘$ lra "“P° rlés P ors de l’Eeypte ;
Hérodote, Pline et Strabon uo»! onl laissé la dnrription; le, chambre.
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monolithes ou d'une seule pierre; enfin, ceitemples immenses couverts d'hiéroglyphespeints ou sculptés, et précédés de rangée»d'animaux, de sphinx ou d'obélisque6. —Ou dit que Sésoslris fit apporter des monta-gnes d'Arabie une pierre de dix mètres <Ularge sur soixante-douze de long. Hérodote fait mention d’une auire pierre de plus de dixmètres de large sur trente-deux de long, quifut apportée d’Eléplianta en 20 jours. — ondétermine généralement l'âge des templeségyptiens par leur grandeur; les plus petit*sont les plus ancieus. — L'antique l liebes euxcent portes présente des ruines d'une étenduede 27 milles. — Le portique d'Hermopolis htrente-six mètres de long et dix-huit de hau-teur; ses colonnes ont des chapiteaux de lotusde douze mètres de tour. L'architrave n'estcomposée que de cinq pierres d’environ septmètres chaque. — Le temple d'Ypsamboul .en Nubie , que les sables avaient fermé durantquarante siècles,est taillé dans le roc vif surdevastes dimensions. On a trouvé à l'intérieurquatre siatucs colossales de vingt mètres dehaut. — C'était uniquement quand il s’agissaitdes monuments de la science, des lieux con.sa-crés au culte, des temples, et surtout des tom-beaux, que les Egyptiens transportaient, avecd'incroyables travaux, des entrailles des mon-tagnes aux extrémités de la plaine, les blocsimmenses de pierre qu'exigeait leur modeconstruction.— Est-ce en voyant l'eau du Nil débordé tarir si vite au soleiTet se perdre dan»le sable, que ce peuple en était de si bonneheure venu à penser que la vie humaine n’esirien ou peu de chose et que l’important pourl'homme est de se bâtir ici-bas un solide tombeau? Quoi qu’il en soit, partout sur celi*terre, où sont restés debout tant d'indestructi-bles monuments funèbres ou religieux , etmême sur remplacement des cités les plus fa-meuses, on cherche vainement quelque vestigede maisons. Sans doute formées de boue et <<»roseaux, ces frêles habitations furent bientôtentraînées par les inondations périodiques duNil , d'où elles étaient originairement sortiesOn a cru pourtant reconnaître 6ous les dépôtsdu Nil les ruines de quelques maisons de 'I bé-bés, à plus de dix mètres du sol actuel. —Si l'architecture égyptienne est incontestable-ment assez semblable à l'architecture in-dienne , d'ailleurs plus ancienne qu'elle,ces analogies pourraient bien être l'effet nonde l’imitation , mais de la similitude de plu-sieurs circonstances naturelles. I.es tribus quidescendirent des humides montagnes de l’K-thiouie, trouvèrent, comme celles qui sortirentdu Tibet , un territoire fertile, excellant pourl'agriculture, mais exposé à un soleil dévorantet borné par une ligne de rochers qui leur pré-sentaient partout un asile plein de fraîcheur;ils demandèrent à la vallee des aliments, auxroctiers les plus voisins de l'otubre et un abriC'est ainsi que la vallée du Nil vit,comme les ri*vesde.'Indus et du Gange , la maiode l'hommecreuser ces innombrables villes souterrainesqui, après avoir servi de demeures aux vi-vants, se changeaient pour les morts en impé-nétrables tombeaux. — L'époque de la con-struction de la plupart des pyramides n'estpas connue. Hérodote attribue la grande aChéops , qui, dans sa liste des rois , se trouiele second après Protée, lequel était contempo-rain de la guerre de Troie. ■ On commence avoir ces montagnes factices, dit Volney , dixlieues avant d'y arriver. Elles semblent s'éloi-gnerà mesurequ'on s'en approche; on en esten-core à une lieue, et déjà elles dominent telle-ment sur la tête qu'on croit être à leur pied ;