PHILOLOGIE.
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ture arménienne est une des plus intéressantesde l’Orient. Elle remonte au quatrième siècle.Les ouvrages historiques sont assez nombreux,mais la plupart des livres sont des livres de théo-logie. L’alpbahet arménien , inventé dans le cin-
3 thème siècle, se compose de trente-huit lettres,ont huit voyelles. Il s’écrit de gauche à droite,avec deux espèces de caractères fort différentsentre eux, les minuscules et les majuscules.La langue arménienne actuelle s’éloigne beau-coup de Panelenne, et a presque entièrementadopté les règles de la >yntaxc turque . Ses prin-cipaux dialectes >ont ceux de l’Aï mmie centrale,de Constantinople , de l’Arménie orientale, de laCilicie et de la petite Arménie .
III. Branche lesghieisnb. — Elle renferme lesidiomes suivants:
1° Les idiomes awares , comprenant les idio-mes parlés par les habitants des districts d’Awar,d’Andi, de Didocthi, et par les peuplades demeu-rant entre le Koïsu et la mer Caspienne .
2° Le mizdjeghi, parlé en plusieurs dialectespar les Mizdjeghi, qui habitent les hautes monta-gnes de la Circassie méridionale.
3° Le circassien, parlé dans la plus grandepartie de la Circassie. Il n’a ni gent e, ni article, etse rapproche un peu des langues omaliennes.C’est uo des idiomes les plusdilHciles à pronon-cer.et presque aucun Européen ne peut en ren-dre les sons gutturaux.
A'- Vabasse , parlé par les Abasses, qui habi-tent principalement la grande et la petite Abas-•:e, et sont vassaux de l’empire ru»se.
S 3. Langues persanes.
Cette famille se compose des sept idiomes sui-vants :
I. I.e zend , parlé à peu près jusqu’à Pèrechrétienne dans la Bactriane ; c’est la langue dulivre sacre du zmd-avesta, attiibuéà Zoroaslie,et encore aujourd’hui la langue liturgique desl’ar»is ou Gucbi es. Il est la souche de» idiomespersan» et n’a ni article, ni genre, ni préposition.Son alphabet. composé de 42 lettres, s’écrit dedroite a gauche, il employait aussi le caractèrecunéiforme.
11. Le t»ARSt, fars! ou persan ancien y parléanciennement dans le Farsitan et éteint depuisplusieurs siècles. Un de ses dialecies subsistepeut-être dans le parse , parlé par les Guebresrépandus en l’erse, dans l’Inde occiden ale etdans l'tle Mozambique . Le parsi se sei vit ancien-nement d’un alphabet connu sous le nom de let-tres syriennes , et iniioduit en j’eise sous lerègne de Darius Hystape.
îll. Le persan moderne, formé du mélangedu parsi avec l’arabe el de quelques mots turcs .Il est parle en l’erse, dans une grande partie del’Inde , dans la grande et la petite Bot.kharie, etdans quelques province.» de l’empire russe et dela Chine . C’est la langue littéraire de tous cespeuples; et son époque la plus biillante fut dudixième au milieu du oozième siècle. Elle a sousle rapport des mots et de la grammaire une trèsgrande ana ogie avec le slave et les langues ger-maniques. Elle ne possède ni article, ni genre.Son alphabet est le même que l’alphabet arabe,auquel on a ajouté quelques signes. Jl s’écrit dedroite à gauche. Les pi incipaux dialectes sont ledéri, langue des hautes classes, et le valaal,langue du peuple.
IV. Le Kurde, parlé avec plusieurs dialectesdans le Kurdistan et le Louristan . Il diffère peudu persan quant aux mots, maisbeaucoup quantà la grammaire.
V. L’Ossete, parlé dans les hautes vallées duCaucase par les Irons, descendants d’une colonied’anciens Mèdes el de» Alains du moyen-âge.
boul par les Afghans , qui descendent probable-ment des anciens Sogdiens. Il a peu d’analogieavec les langues sémitiques et beaucoup avec lepersan.
VII. Le Bslloutche, parlé en plusieurs dia-lectes dans le Belloutchistan eU’ëlat deSmdy.
Sous ce titre on comprend les langues dérivé'du sanscrit et qui se divisent eu langues morU">et vivantes.
I. Langues mortes. — Elles comprennent lesanscrit et le pâli. I.e sanscrit s.e place en têtede la famille indienne et de tout le sysieme Indo-européen. C’est l’idiome sacré des Biahmes, lasource commune de toutes les langue» de l’Inde .Son nom signifie concret, perfectionné, la-s mo-numents litléraires les plus positifs le font re-monter, sou» sa forme actuelle, à p u» de quinzesiècles avant notre ère.
Il possède un alphabet de cinquantc-denx let-tres classées d’après les organes de la voix etsVcrivaut de gauche à droite. Sa déclinaison estcomposée de trois genres, de trois nomlne'et dehuit cas ; sa coujugai»on de trois voix, s x modeset six temps.— il est sonore, doux, grave et trèsconcis.— Ses plus anciens momunents ont: lesVtdas qui embrassent tomes les connaissanceshumaines, le» lois de Manou , code c vi et reli-gieux de» Indous, et les poèmesdu Ramayantïdu Mahabkarat. célébrant l’un la Conquête deCeylan, l’autre la lutte de deux dynasties loyale-,
I.e sanscrit, actuellement la langue »av<mte del’Inde , e-t étudié par les brahmes > t les»av uls.II avait toujours été réserve aux classes privilé-giées. I.e pruple et les femmes pat (aient I id ornevulgaire appelé pracril , c’est à dire naturel,qui variaii suivant les lo- aH és.
I. e pâli , répandu auirutois dans le midi del’Inde avant J.-C., en di.-parut loi.-que la sectedes bomlhisies qui l’avait adopte, fut •ba-'srepar les bmlimcs, dalla poi 1er au d< là du Gange ,au Thibd et en Chine ses dogme», ses t’ -dition-et sa littérature. Il est reste la langue lit r gqtieet littéraire de Ceylan. de presque toute l’Itiilo-Chii)e ? des lasxrstcs et de» boudhistes des emp resChmui» et Japonais . Il a une très grande ana-logie avec le sanscrit et se divise en plusieursdialectes dont le.» principaux sont : le pa<i pro-prement dii, le fan el le kawi.
II. Langues vivantes. — La plupart des lan-gues vivantes d*' l’Inde paraissent dériv es dusanscrit. En général la moitié de leurs mots estdu sanscrit pur et le reste se compose de moisempruntés soit au persan, soit à de.» langues in-connues. Comme à l’exception d’une ou deux,non» ne possédons sur ces langues que des ren-seignements très imparfaits, nous uous borne-rons à citer:
1° Vhindoustani, qui est le plus répandu. He.»t né de la usion du »ansci it et de l’arabe, et afini par régner dans tout l’empire Mogol eldan»toute l’Inde mahométane.
2° Le bengali , particulier aux rives du Çaneeet aux adorateurs de brahmes. il s’e&l le moinsécarté ne la langue primitive.
3° Le cachemire , le teikh, le mahra'e sontnés au nord de la péninsule, ainsi que lezingane,dialecte des zigeunes, ou bohémiens rJugn*en Europe . ..
4° Le malabar, le tamoul, le telmga , sonten u»age sur les cotes du midi.
5° I.e cingalais et le matdivien en usagedans les îles. . , .
Outre un grand nombre de dialectes interme-diaires plus ou moins rappi oché» du san-crit, "existe encore dans l’Inde , quelques langues pa-ticu'icrcs. nui ne dérivent pas du -an-ci u, n