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les premiers ouvi âges de» troubadours ; pendant Envoi. Sœur comtesse, que voire gloire supc-u ois siècles, elle ne subit que Irès peu de varia- rieure
fions ; el, si elle cessa d’eti e en usage, la cause en Dieu sauve ! et qu’il protège la belle que j’aimefut seulement aux évènements politiques. Sa dé- tant
cadence commença lorsque la sanglante guerre Et par qui je suis déjà prisonnier,
des Albigeuis vint détruire la nationalité des pro- La langue romane subsiste encore d ns plu-vuices du midi de la France sieurs dialectes vulgaires en usage aujourd’hui
(‘.elle langue a eu une grande influence au dans différentes contrées. Ainsi on tiouve:moyen âge sur l’Italie et l’Espagne. Plusieurs Kn Espagne , le catalan ,, parlé dans la Catalo-llaliens ont figure parmi les Troubadour?.. On gne et à Alghcro, en Sardaigne ; le Valencien;'?tiouve dans le Purgatoire du Dante quelques mayorquàin. En France , le languedocien ,vers provençaux de la composition de ce grand parlé dans les départements du Card, de PHé-poete. rault, des Pvrénées-Orienlales, de l’Aude , de
Il reste de nombreux monuments de la langueprovençale, entre autiesdes siiventes , destenions,des contes, etc., recueillis et publiés parAl. Kaynouard, et un poème sur la croisade 'tesAlbigeoi-, publie récemment par M. Fauriel.Voici comme échantillon de celle langue, à la tindu douzième siècle, une pièce peu connue que teroi d’Angleterre, Richard-Cœur-de-Lion , com-posa, en 1112, pendant sa captivité en Autriche .i.i nuis hom près non dira sa razonAdrecliameni, si corn hom dolcn> non ;
.Mas per conort deu hom feire canson,
Pi o n’ay damis, mas pavre son li don ;
Ancla lur es, si per ma rezensonSoi sai dos yvers pi es.
Orsapchou bien miey hom e rr*icy baron,
Angles, Norman, Peÿtavin e Gascon ,
Qu’ieu non ay ja si pavre compagnonQu’ieu laiss s>e, per av«r, en preison ;
Son ho die mia per nuha l etraisun.
Mas aiiquar soi jé près.
Car sai eu ben per ver, certanament,
Qu’hom mort ni près n’a amie ni parent.
E si m’Iaissan peraur ni per argent,
.Mal m’es per mi, mas pieg m’es per ma gent,Qu’aprcs ma mort n’auran reprochament,
Si sai mi laisson près.
Nom’meravilh s’ieu ay lo cor dolent,
Que mos sentier met ma terra en turment ;
No li membrà de nostre sagramentQue nos léimcsel San cominalinent.
Ben sai de ver que gaire longimientNon serai en sai près.
Envoi. Suer comlessa, vostre pretz sobeiranSal Dicus, e g.u d la brlla qu’ieu am tanNi per cui soi ja pi es.
Jamai- nul homme prisonnier ne dira sa‘raisonbranchement, sinon comme homme malheureux,Mai?. pour eonsol.tlion doil-ou laire «lian-on,Assez j’ai d’amis, mais pauvres sont les dons ;Houle leur est, puisque pour ma i aneonJe suis ici deux hivers prisonnier.Maintenant sucheni bien mes sujets et mes baronsAnglais , Norm.m is, Poitevins el Gascons,
Oue je li ai jamais eu si pauvre compagnonQue je laissasse, pour argent en prison ;
Je ne ie dis point pour nul reproche,
Mais encore suis-je prisonnier.
Toutefois sais-je bien pour vrai,‘certainement,Qu’homme mo l ou prisonnier n’a ami m parent;Et s’ils me laissent pour or el pour argent,
Mal m’est pour moi, mais p.re m’est pour monpeuple,
Après ma mort ils en auront reproche,
Si ici iis me laissent prisonnier.
Je ne m’étonne plus si j’ai le cœur dolent,
Car mon seigneur i’hiliupe-Auguste; met materre en tourment,
Il oelui souvient plus de uotre sermentQue nous iimi sau saint ensemble.
Bien je sais de vrai que guère longtempsJe ne serai eu ça prisonnier.
l’Àrriege, de la Haule-Garonne, de Loi-et-Ga-ronne, du Tarn, de l’Aveyron, du Lot, de Tarn -ct-Garonne ; le provençal, dans les départementsde la Drôme, de Vaucluse , des Bouchesdu-Bhône, des Hautes et Basses-Alpes, du Var , elen Italie , dans le comté de Nice ; le dauphinois ,dans le département de l’Isère ; le lyonnais ,dans les départements du Rhône, de l’Ain et deSaône-el Loire ; Vauvcrgnai, dans les départe-ments de l’Ailier, delà Loire, Haute-Loire , Ar-dcche, Lozère, du l’uy-de-Dôme et du Cantal ; lelimousin, dans les d'parlements de la Corrèze ,Haute-Vienne, Creuse, Indre, Cher, Vienne ,Dordogne^ Charente , ( harenle-luférieure, ln-dro-ei-Loire ; le gascon , dans les départementsde la Gironde, des Landes , des Hautes et Basses-Pyrénees, du Gers. En Suisse , le roumanche,
ui se divise en rhètien , parlé dans une partie
u canton des Crisons et du Tyrol, et en vaiai -san. Dans les états sardes, le savoisien et levaudois.
Enfin , quelques auteurs rangent parmi lesdialectes de la langue romane le jargon appelélangue franque , parlé sur toutes les côtes de laMéuitcrranée, en Turquie eldans les Etats bar-baresques: mais il peut être cousidéré commedérivant plutôt de l’Italien .
§ 8. Langues germaniques.
Cette famille se divise en cinq branches : leu-tonique,saxonne ou cimbrique, Scandinave etanglo-britannique.
1. BlUNCHE TEUTONIQOE»
Celte branche renfoi me le» idmmcs ancienne-ment parle?, par les nombreuse.' peuplades ger-maniques, dont les pl is puissante.' étaient lesSuèvcs, les Man om.m.' el les Franc?.. Elle >epat lage en haut allemand ancien et allemand proprement dit.
J" Le haut -allemand ancien ( althock-deutsch), parte jadis dan» toute l'Allemagne mé-ri iion.ile, la Suisse , l’ABace, la He>se, la Thu-ringe, etc., se divise en francique ou Iwtesque ,ou allem tunique el haul-aliemand moyen.
Le iranrique fut pai le en I- rance, à la coin - desrois meionngiens et carlovingietis, «li-parutavee celle d rnièi e dynastie à la fin du dix èmesiècle, et s’eleignit en Allemagne avec la maisondes Hohciistauieii. Son plus ancien monumentest une traduction du traité d’Isido e, de ,V<uivilaie Christ/ , composte au connu iKcment duhuitième siècle, époque à laquelle Keio, moinede Saint-Gall , traduisit en allemauuique la i èglede saint Benoit.
Le haut-allemand moyen a été la langue desMmnesaenger, et d’une grande partie «le l'Alle-magne actuelle du onzième au quinzième sieele.Sa plu» belle production epique estle poème desNibcluugcu, tout récetnmeul traduit en fran -
^ 2° {.'allemand proprement dit ( deutsch ),on haut'atlemanil moderne ( neuhoch-deulsch,,dans lequel on distingue la langue écrite et lalangue parlée. La première a etc créee par Lu-ther, qut, dans ses ouvrages, adopta de prele-