I / I .'»0
>i\ J llOLOt.JKS INDOÜK Kl DKRSAKK.
i ilO
diffèrent de celles de Viclmou en ce qu'elles of-frent quelque chose de materiel et de grossier.
Vicunou . second dieu de la trinité. est le con-servateur Je la créa'ion faite par Brahmâ. Cequ’il offre de plus remarquable, ce sont scs dixincarnations, dont neuf sont passées et dont 'adixième n a pas encore eu lieu. Elles oui toutespour but d’arracher le monde à la puissance desmauvais esprits. Hans la première, Vu hnou setransforme en poisson pour sauver les quatreVédas dérobés a Brahma ; dans la seconde, entortue pour soutenir la teire prête à s’ ; ii,1mcrdans le fond de la mer; dans la troisième, ensanglier, pour tuer le géant Hiranx-Akshana,qui avait caché la terre dans les sept inondes sou-terrains. I.edieu relira la terre du fond delà mer,la prit avec ses défenses de feu et la posa en équi-libre sur les eaux. Puis viennent les transforma-tions»^ honime-'ion, en biame-nain ei enfin enhomme, ces dernières sous le- différenis noms dePmasurama , île liam/i , de Krishna et d c-Bou-dha. La tran-formniion en Rama a pour but laconquête de C.eyian; celle en Boudin, la fonda-tion de la doctrine chinoise de Fo ; celle enKrishna , est la plus pure et la plu- glorieuse detoutes; le dieu y péril, «•loué par une flèche impiesur l’arbre sacré du saodal.
I.a dixième incarnation sera celle du chevalblanc cl c’ama lieu qu’à latin du quatrième âge,c’e-t à dire «le l’âge actuel. Alors Vieiinou appa-raîtra sous la forr..e du cheval blanc (Kallenki)pour traveiser l’univers, punir les méchanis ettout regénérer. La ter e tremblera, les astress’obscurciront et tous les mondes seront brûléspar levemndefeu «lu serpent Jdiseschen.
«■ Ainsi, dit le savant Creuzer, Viclmou estdescendu >ur la terre. Par tm sacrifice dont luiseul était capable pour la sauver d'une pertecertain*-, ils’esi soumis à tontes les faib’csses,à toutes les misères de l’humanité, à une mortcruelle pour abaitre l’empire du malet releverl’empire «lu bien; il s’e-t fait pasteur, guer-rier et ptophète pour lai-ser aux hommes,en les quittant, un modèle de Phomine. Mais iln’en e t pas nmin- le Pieu pai exceMcnce, le ie-present.mt de I Etre invisible «luquel il a reçu samission, puissant comme lui, juste, bon et mi>é-rûoidicux comme lui, icp.indant ses graci-smême sur sesenmmi-,el n’exigeant de sè> ado-rateurs que.la foi l’amour, qu’un eu te en es-piit et en vérité, qtn- le désir le lui eire unis, lemépris ne la ici r- et l’abnégation d’eux ménn s. »
Le culte île Vichnou est actuellement répandudans l'Inde entier-'.
Siva , la troisième personne de la Trinité, estle rénovateur et le mo>iitieat ur par excellence,et se présenté par cunseqiiint sous deux facestout à fa l contraires, destruction cl teproduc-tion.Car le iiioimL exi-tant de toute été: nite, ettoutes choses ne faisant que se transformer, pourles In tous, na'.tie,r’e-t apparaître sou» une for-me nouvelle; niounr, e’esi ne plu- paraitiesouscette 01 m«-, Siva gouvei ne et conduit l’univers.Il pionouce et exécute â la oi-, «l.ms les enfetscomme ici bas, les ariéts de la justice et de la v. n-geauee divines, et partout il est assisté de sonépouse Hhavani.
Siva porte sous son double aspect une longuesériede noms dont le iiomlur s'eteve ùmdtc cn-viion. Comme g« ncral'iir et hur.iaiteur (avantalors les nums «le Bhtwa , Baghis. Bhaga-van, eic., il est représente porté sur fe tauicauIVandi, tenant «latis ses mains le chevtotain «tesIndes , le honseipcnt H la fl. ur saeree du Lotus,sur son dont orne d'un croissant coule un*- e.mceleste. Il s'enivi e «le <*eliees sans fin sur le montd’0i'(C.aiiaça / au milieu de sa cour divine. Soussoo côte non et menaçant, il prend les noms delioudra , Calx, üarà, Ougra , etc., il se plait au
séjour des morts,s’abreuve de larmes et «le sang,exerce les plus horribles vengeances, punit, ré-compense, est le maître des âmes et des démon*.Son image est ten ible. Le feu sort de sa bouchearmee de dent aiguës et tranchante'. Sa cheve-lure entourée de flammes est ou couverte de cen-dres, ou couronnée de crânes humain-. Ilesserpents lui servent de ceinture et de braceletsSes mains nombreuses portent les ai mes les plusredoutables. Un tigre est à ses côtés. A ce pointde vue Siva est aussi le jugesevere et impitoya-ble, le vainqueur de la mortel des mauvais es-prits, le guerrier indomptable et le triompha-teur.
Dans les légendes populaires le rôle de Siva aété complètement défiguré, et on le dépeint com-me un libei tin, un ivrogne et un voleur. « Rava-na, lui dit son épouse Bhavani , est resté deboutau cœur de l’été environné de quatre hraziers ar-dents, allumés en ton honneur. Par le froid Jeplus dur, il est resté debout dans Peau glacée.Par la rude saison de- pluies, U est reste debout,la tête inondée de torrents. Tour toi, tu n’e' qu’unvieux coquin, que les voluidcs ont fléli i,un ivro-ne dont la raison est ctouffée par la fumée deserbes étourdissantes que tu respires. Tu cou-vres «le cendres ton corps ignoble ; (un séiour deprédilection,ce sont les cimetières: tu le- habitescomme un vampire. Va ! mendiant, ton nom seraen exécration parmi tes hommes. A la longue, onfinira par l’oublier, monstre’ »
Lesilivinitésdes autres peuples qui correspon-dent à Siva sont : l.’Osiris des Egyptiens, le Relusou Baal des rhénicicns, et dans la mythologiegréco-romaine, Cronos ou Saturne , Jupiter réu-ni à ses deux frère» Pluton et Neptune, et enfinBacchtis.
Suivant l’observation fort juste du célèbreorientaliste W. Jones, il semble n’èlre jamais ve-nu à Pidée des législateurs ou du peuple des In -dons qu’une chose naturelle puisse être ob-ccne.l)e là le culte du Lfngam par les sivanites ou ado-rateurs de Siva, et de P Ton t’par les vtchnou-vifes ou sectateurs de V ichnoii.
I e Mnyame*\ !c symbole de la nature mâle,image du leu vital et du principe actil desmondes.
L'Yoni est le symbole de la nature féminine,réuni à celui de lanature masculine.
Le t.o us, qui est aussi une fleur sacrée chezles Egyptiens, est adore avec grande d«*voliondans l’tinidotistan, le Tibet et le pays de Népal ,parce <|uc c’est une plante d’eau et que ,’eau est«e picm ct pi inc'pe de la création.
Le nombre «le dieux inferieurs est immense.Quelques mis le poi imt a 333 millions.
Le fleuve Gange est sacre, parce qu’il provientde Peau dans laquelle nage l’Uuiveis.
Lescéiémonirs du culte indou consistent onvisites faites aux pagode-, en ablutions et purifi-cations, en actes de peniience et de mortification,eu bonne» œuvres, en aumônes, en sacrifices, etc.
S 2. Mythologie Persane.
La religion primiiive des Perses ou Parses(c’est à duvdes peuples qui habitaient les paysconquis anjounl'lmi sous les noms de Farsisl.înet «l’I an. consistait dans l’.uioration des élé-ments et des astres,et pi inrip.ilcment «lu soleil etdelaluue. Puis de la Medie ou delà ll.ietriaue illeur fut apport)* un nouveau système religieuxlins melaphvsii|iie, qui, p r son md.uigé avece premier, produisit le mngisme. Cette dernierereligion fui résumée d ils les livres eci ils ou sup-po-c» écrits p,n /oio.istre, saint prophète, pureémanation de la divinité, sur leijuel >e» traditionsabondent.
L i.lée fondamentale du magisme est un dua-lisme de la lumière et des ténèbres, une lutte en-