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l'époque la plus brillante fut la premièremoitié du xu 1 'siècle, l'époque d’Abailard.
L’ensemble des études, la Clergie , se divi-sait en deux parties, 1. Trivium (triple voie )ou Éthique : grammaire, dialectique, rhé-torique; 11. Quadrivium (quadruple voie) ou/j/<i/;/</Me:ariihmétique, géométrie, astrono-mie, musique. Ces sept arts ou sciences con-duisaient, comme autant de voies ou degrés,à la Théologie ; on les nomma plus tard lesSept arts libéraux.
Université de paris.— Les écoles laïques deParis formèrent entre elles, vers la lin duni p sièele, une association qui prit le titred'üniversilé (Voir C. 902,977). On avait ditd'abord d'une manière générale: üniversilasmagùtrorum et auditorum. Suivant les uns,c’est dans celte phrase qu'il faut chercher l'é-tymologie du mot université et sa signiü-cation première; suivant d'autres, c’est danscelle-ci, que l'on trouve également dans lesmanuscrits : üniversilas artium et scien-tiarum.
anciens collèges de paris. — En 1147 futfondé, sur la montagne Sainte-Geneviève, lepremier Collège , celui des Danois, pour lesécoliers de celle nation ; car <>n venait de toutel'Europe étudier à Paris, la ville des lettrespar excellence. Bientôt des fondations parti-culières multiplièrent les collèges. Les éco-liers qui suivaient les cours de l’Universitéétaient nourris et logés, ou seulement logésgratuitement dans ces etablissements. Ceintau commencement du xv« siècle que le col-lège de Navarre donna, le premier, l'exem-ple de l'enseignement dans le collège même.Sous_Henri lv,il y avait encore des collègesqui étaient, & certains égards, des espècesd'hôtelleries. ( ttéglem. univ.de 1598; art. 60 ).
Pin 1789, on complaît en France 562 collèges,contenant 72.717 élèves. Paris avait dix col-lèges. Il y avait 2i» universités en tout.
Plan d'éducation nationale en 1768. - Après1 expulsion des Jésuites, en 1762, et la suppres-sion de leurs nombreux collèges, le Parlementde Paris avait invité les autres parlements etles universités du royaume à présenter leursidées pour la réforme de l’instruction pu-blique. Le prévient Holland d’Erceville,chargé d'nnalvser les mémoires , avait faitson rapport en »"68. Ce rapport, bien qu’au-cune réforme générale ne s'en fût suivie, estun fait furt remarquable : il prouve qu'unerévolution dans l'instruction publique étaitdepuis longtemps désirée par les parlementset par les universités elles-mêmes.
Le rapporteur demandait que Paris fût lechef-lieu de l’enseignement public et le ren-tre de communication des universités en-tre elles : « Le gouvernement, par cet étnbhs-■ sèment d'une école mère et surinlendanie«des autres écoles, obtiendra des mœurs«semblables, une coutume générale , une« législation commune , un esprit, un carac-« 1ère national ; » — Qu’il fût fondé uneécole normale au chef-lieu de chaque uni-versité ; - Que l’institution des agrégés, crééeen 1766, pour Puniversitéde Paris, fût étendueà toute la France ; — Que des bourses fussentaccordées dans les collèges aux Jeunes genspauvres qui auraient montré dans les écolesdes dispositions particulières ; — Que l'ensei-gnement des collèges cessât d'être exclusive-ment littéraire et le même pour tous , et
3 u’il se spécialisât suivant la professiou futurees élèves, et suivant leurs aptitudes respec-tives ; etc.
Ecoles centrales.— Le vieil édificpnnivrsi-tane, s'etait écroulé de lui-mème. En 1795 la
Convention décréta rétablissement do centÉcoles centrales ; trois écoles centrales furentouvertes à Paris dans les bâtiments occupésaujourd'hui par les collèges Henri IV, Char-lemagne et Bourbon.
Fondation des lycées et des collèges com-munaux. — Les écoles centrales furent rem-placées, en 1802, par les Écoles secondairescommunales , nommées Collèges en 1808, elpar les Lycées. Les lycées prirent, en 1815, letitre de Collèges royaux.
En 1804, le nombre des lycées élait de 46, etcelui des écoles secondaires communales,de 378 ( y compris 10 lycées et 106 écoles se-condaires dans les départements qui ne foutplus partie de la France). Paris avait quatrelycées : .Napoléon ( C. Henri IV); Impérial( C. Loms-le-Grand); Cbarlcmagne(C. du mêmenom |; Bonaparte ( C. Bourbon),
Fondation de l'université de France. —Napoléon créa en 1806, et organisa, en 1808,VUniversité de France , appliquant à l’instruc-tion publique notre grand principe nationalde l'unité et de la centralisation.
Origine des principales écoles d'instruc-tion popclaire.— 1. Le P. De La Salle fonda, en1680, la Congrégation des frères de la Doctrinechrétienne , ou de St.-Yon ; « c’est, dit lordBrougham, la première société qui se soit for-mée en Europe pour propager l’instructionpopulaire. » De U Salle substitua, pour l’ensei-gnemtèu, le mode simultané au mode indivi-duel, et soutint contre les partisans de l’an-cienne méthode une lutte analogue à celle qui,de nos jours, s'est engagée entre l'enseigne-ment .simultané et renseignement mutuel.
II. Écoles mutuelles. — En 1798, Lancasterouvrit, & Londres, la première école d'ensei-gnement mutuel ; et dès lors, grâce à cetteméthode, qui permet d'instruire à peu defrais un grand nombre d'enfants à la fois,commencèrent dans le monde les grands pro-grès de l'instruction universelle.
L'enseignement mutuel avait été décrit l’an-née précédente par le docteur Bell, dansun livre où il expliquait le mode d'enseigne-ment qu'il avait employé à Madras. Connuedes anciens, recommandée par Rollin, pra-tiquée dans divers pays et notamment er.France par Herbault, par le chevalier Paulct,par l'abbé Gaultier, la mutualité n'avait pasété organisée sur une grande échelle avantBrll et Lancaster.
En France , les premières écoles d'ensei-gnement ruutucl furent créées en 1815 parla Société pour renseignement élémentaire , quidepuis n'a cessé de poursuivre son œuvre,non seulement en France, mais aussi dansplusieurs contrées étrangères.
III. La première Ecole (CAdultes fui ou-verte dans le pays de Galles , en 1811 , parun ecclésiastique nommé Thomas Charles( Fréd. nill : National éducation. )
En France , les premières écoles d'adultesfurent les Ecoles régimentaires (1818).
IV. Robert Raikes, né en 1736, à Gloucester,y fonda la première Ecole du dimanche( Sunday-School ) qu'il y ait eu en Angle-terre.
V. Ecoles de petits enfants. — Le premierdes établissements désignés, en Angleterresous le nom d'infant - schools fut ouvert àWestminster en ISIS. Ce qui donna l'ideede cette fondation, ce fut le succès obtenupar le célèbre socialiste Robert Owen , dansles écoles qu'il avait organisées pour lespetils enfants des ouvriers de Nevv-LanarkAvant lui, Peslalozzi en Suisse, Madame dePastoret h Paris, quelques personnes clia-