D E P A R I S. LsZ
des Áydes ; & qu’en cas qu’il s’entrouvât un plus grand nombre , qu’ilseroit permis aux Jurés de saisir de leurautorité les tableaux & autres ouvra-ges pour être confisqués au profit deladite Communauté, Sc que ceux furlesquels ils seroient saisis , fulïèntcondamnés à trois cens livres d’a-mende ; qu’il fut en outre permis ausdits Jurés de faire la visite confor-mément aux statuts , pour ensuitefaire leur raport pardevant le Prévôtde Paris, en la maniéré accoutumée ;qu’à l’égard de la Reine, le décès d’i-celle Dame arrivant, ses Peintres Scses Sculpteurs ne pourroient plusexercer leur profession s’ils n’étoientMaîtres de la Communauté Sc Maî-trise de la Ville de Paris, offrant les-dits Jurés de faire les ouvrages quiseroient nécessaires pour la Maison duRoi, Sc pour celle de la Reine, tou-tes & quantes fois qu’il plairoit àleurs Majestés de le leur commander.
J’ai voulu raporter ici cette Re-quête, parce qu’elle n’est dans aucunLivre imprimé, Le que d’ailleurs ellefait connoître à quel excès les Jurésse laiísoient emporter contre la liber-té, & la noblesse des arts de peinture