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sacrisioient leur tems, leurs peines& leurs foins pour le public , maisqu’il saloir encore y mettre leur ar-gent. Cette dure situation ralentit lecourage de plusieurs Académiciens,& diminua considérablement le nom-bre des étudians.
Les Maîtres Peintres qui s’ap-perçurent de ce découragement, cru-rent avoir trouvé le moment favora-ble pour renverser P Académie. Mi-
f -nard , qui avoit une grande idée deon mérite , & qui se croyoit fort su-périeur à le Brum Sc k le Sueur , avoitété irès-piqué de ce qu'on avoit oséformer une Académie de peinturesans lui en parler, se rangea de dé-pit du côté des Maîtres Peintres ,croyant l’un & les autres , que lafeule réputation alloit anéantir tousles desseins de l’Academie. Les Maî-tres Peintres soutenus par Mignard ,entreprirent donc d’établir aussi uneécole Académique pour l’exercice dilmodele -, & pour faire acroire artpublic qu’ils avoient un plus grandnombre d'habiles gens qu’il n’y enavoit d'ans l’Academie Royale , ilsnommèrent vingt-quatre anciens fousla direction de Mignard à qui ils don-