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parler des observations de Thius (i). On nepeut douter néanmoins que dans un siècle oùfleurit le philosophe Simplicius , il n’y ait eu dessavants livrés à l’étude de l’astronomie(a); et lors-que la persécution les obligea d’aller chercher,avec les Nestoriens, un refuge chez les Perses etdans les contrées plus éloignées de l’Asie orien-tale , ils n’y portèrent pas seulement les connais-sances qu’ils avaient puisées dans les ouvrages del’école d’Alexandrie, ils y ajoutèrent les résultatsde leurs propres observations, de leurs proprestravaux (3), et cet esprit de recherche et d’inven-tion qui les caractérisait, ne laissa pas assurémentla science stationnaire. Malheureusement, l’his-toire littéraire du sixième au neuvième siècle denotre ère nous offre des lacunes qu’on ne sauraitespérer combler, si l’on ne savait aujour d’hui queles manuscrits arabes peuvent fournir sur cettepériode des documents précieux; à peine a-t-on
(<) Id. p. Vossius , ch. 33, § a5, p. 1 65. Delambre, Hist.de l’astr. anc., I, 3i8. Thius vivait vers l’an 5oo.
( 2 ) Boulliau , Astronomla philohiica , p. 14 . Weidler, Hist.astron. , p. 200 .
(3) On en pourrait trouver la preuve dans certains pas-sages d’Ebri - Jounis; il dit, par exemple, que les Persesavaient découvert au cinquième siècle le mouvement de l’a—pogee du soleil. Yov. notre Introd. aux tables astronomiquesd'Oloug-Beg, p. 47 ,