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Tome premier.
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Au lieu de renouveler ainsi sur la falsificationpossible du manuscrit d’Aboul-Wéfa des opinionsabandonnées, et de les soutenir par des argu-ments qui n’ont rien de grave, n’aurait-il pasmieux valu s’adresser aux maîtres de la science,à nos orientalistes si profondément versés dans laconnaissance des manuscrits? Nous l’avions déjàfait nous-même. Feu M. de Sacy avait constatél’ancienneté de la copie, et déclaré qu’à cet égardaucun doute n’était permis. L’état et l'apparencedes feuillets avaient donné à M. Reinaud la mêmeopinion. M. Quatremère et M. Amédée Jaubert ,dont l’expérience en pareille matière ne sauraitêtre contestée, n’ont pas hésité à reconnaîtrel’exactitude de nos assertions; il y a plus, c’estqu’à l’inspection du manuscrit et du cachetdont il porte l’empreinte, non-seulement il a étéétabli qu’il avait appartenu au commencementdu quinzième siècle à Schah-Rokh , fils de Ta-merlan, mais encore que la copie devait enavoir été faite dès le onzième siècle de notreère.

D’autres faits détruisent entièrement l’idée detoute interpolation ou de l’insertion d’un passagefabriqué après coup.

i° L’écriture est identiquement la même danstout le manuscrit.