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confiance des savants, et les empêcha d’en faireun examen plus attentif ; et pourtant Delambre,qui oppose Yoblù/uite' de Chrysococca à celled’Ebn-Jounis, et dit qu’elle est la même, ne songepas à comparer l’équation qu’il a sous les yeux, etle mouvement de l’apogée, qui sont identiquesdans Ebn-Jounis et dans Chrysococca.
Vers 1280, les tables d’Ebn-Jounis pénétrèrentdans la haute Asie , jusqu’à Pékin même, où leChinois Co-cheou-king les recevait du Persan Ge-mal-eddin , astronome de Kouhlaï-Khan , petit-fils de Djenghiz-Klian. On reconnaît l’altérationdes noms des mois persans dans le chinois; lesmêmes dénominations répondent aux dodécate-nairespour l’année des équinoxes de Melik-Schahet aux triacontamérides de l’année tournantede Iezdedjerd et de Nabonassar.
Tandis qu’Ebn-Jounis traversait ainsi la hauteAsie , Nassir-eddin-Thousi, après avoir assisté ausiège et à la prise de Bagdad , avec un autre petit-fils de Djengliiz-Khan, Houlagou , frère deKoublaï(1208), reconstruisait ses tables, en les réduisantau méridien de Maragah, sous le titre de tablesI/khaniennes. Ce n’était qu’une transformation etnon pas le fruit d’observations nouvelles, commeon l’a jusqu’à présent admis.
E ’Ahnageste dePtolémée n’avait pas eu plus de
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