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point de chercher, dans une interpolation pos-sible l’explication d’un fait, qui devait venger lesArabes de l’espèce de discrédit auquel ils étaientinjustement condamnés.
6° S’il était démontré que, dans la questionqui nous occupe, Aboul-Wéfa a paraphrasé, tron-qué, mutilé Ptolémée , cela n’ôterait rien à lavaleur des autres écrits scientifiques de l’écolearabe, et l’examen de leurs manuscrits n’en se-rait pas moins d’un extrême intérêt; mais, loinque les nouvelles considérations proposées soientde nature à modifier le premier jugement portésur le passage d’Aboul-Wéfa, tout concourt, aucontraire, à le confirmer.
7° En effet, Ptolémée prend deux observationsd’Hipparque dans les octants ; il ne songe pas à envérifier lui-même l’exactitude par de nouvellesépreuves, et à suivre avec soin la position de lalune sur les divers points de son orbite. Il en ré-sulte qu’il n’aperçoit pas l’erreur qui aura com-pensé ou dissimulé l’effet de la variation comprisedans les observations d’Hipparque , et qu’il nepeut dégager cette inégalité de celles qu’il a précé-demment déterminées. La voie lui avait été ou-verte par son illustre devancier ; mais il s’arrêteau lieu d’avancer, et ne fait rien pour les octants.Les Arabes, au contraire, réunissent des séries