( a56 )
d’un sceau particulier différent, de celui de sonpère (i). Ce fait était fort important, parce qu’ilprouvait qu’après la mort de Scbah-Rokh on n’a-vait point continué à imprimer son cachet sur leslivres dont on avait pu enrichir la bibliothèquequ’il avait formée ; mais le savant académicienn’ayant point pris note du numéro de ces ma-nuscrits, il nous fut impossible de les retrouver.Nous eûmes cependant l’occasion d’examiner unmanuscrit persan qui paraissait avoir été copiépour Oloug-Beg, et qui portait plusieurs emprein-tes d’un sceau à légende : ce manuscrit avait à nosyeux d’autant plus de prix que, nous occupant ence moment d’un grand travail sur les ouvragesd’Oloug-Beg, le dernier et le plus célèbre des as-tronomes de l’école arabe, tout ce qui se rattacheà l’histoire de ce prince devait être pour nousd’un vif intérêt; mais nous reconnûmes bientôtavec regret qu’il ne s’agissait pas d’Oloug-Beg, fdsde Schah-Rokh. Les annales mongoles font, eneffet, mention de trois princes de ce nom : le pre-
(i) Sur cette indication , nous avons annoncé (Comptesrendus des séances de VAcadémie des sciences, 28 mars ’i83C)qu’il existait, à la Bibliothèque royale, des manuscrits mar-qués du sceau d’Oloug-Beg ; on verra plus loin que ces ma-nuscrits avaient été copiés pour un autre prince du nom d’O-loug-Beg, postérieur de cinquante ans au fils de Schah-Rokh.