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Tome premier.
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( 36a )

« mouvoir peu à peu, en suivant le mouvement du« soleil, jusqu’à ce que le centre du cercle se trouve« sur la ligne méridienne ; l’on obtient ainsi exacte-« ment le lieu du centre de l’image du soleil au mé-« ridien , et l’on a la hauteur du soleil dans le mé-« ridien ; car la distance du centre de ce cercle au« point où tombe le fil à plomb dans le sextant est« égale au complément de la hauteur du soleil. »|

Cet instrument, comme on le voit, était placéverticalement dans le méridien ; il se composaitd’un arc de 60 degrés, divisé de 6 en 6 secondeset de /ù> coudées de rayon , et d’un tuyau mobileautour du centre. A midi, les lavons du soleilpassaient par une ouverture pratiquée dans lavoûte qui couvrait l’instrument, suivaient letuyau, et formaient, sur la concavité du sextant,une image circulaire dont le centre donnait, surl’arc gradué, le complément de la hauteur dusoleil. Cet instrument ne diffère de notre muralqu’en ce qu’il était garni d’un simple tuyau aulieu d’une lunette; il donne une idée suffisantede la précision que les Arabes cherchaient à ob-tenir dans l’observation des ast res, et montre qu’ilsportaient les divisions au delà des minutes (i).

(i) M. Caussin (Extr, d’Ebn-Jounis, p. 122) s’exprime ainsi:« L’armille d’Ali-ben-Amajour était divisée de 20' en 20', mais« ces divisions étaient assez grandes pour qu’on pût aisément