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Tome premier.
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QUATRIÈME PARTIE.

Des mathématiques chez les Arabes.

En cultivant l’astronomie, les Arabes devaientdonner une attention toute particulière aux di-verses branches des mathématiques; ils firent, eneffet, dans cette direction d’immenses travaux, etl’on peut dire qu’à cet égard, ils ont été nos maî-tres (i). Non-seulement la géométrie, l’arithméti-

(i) En 800, Charlemagne, par les conseils d’Alcuin , élèvede Bède, avait essayé de ranimer le goût des mathématiques;mais l’ignorance du siècle prévalut, et on ne peut citer,comme une suite des efforts de Charlemagne , que quelquesobservations faites sous Louis le Débonnaire .

De 970 à 980, Gerbert, bénédictin , né en Auvergne , connudepuis sous le nom de Silvestre II , introduit parmi nous lesconnaissances mathématiques qu’il avait puisées en Espagne .

De 1100 à 1120, le moine Adhelard, Anglais , voyage enEspagne et en Egypte , et traduit à son retour, d’après l’arabe,les Eléments d’Euclide . Il est le premier qui ait fait connaîtreen Occident cet auteur, dont le nom à peine y avait pénétré.

Platon de Tivoli , religieux, traduit de l’arabe les Sphéri-ques de Théodose (traduction imprimée en 149^, puis en i5/|8).

Rodolphe de Bruges, religieux, traduit le Planisphère dePtolémée, d’après une version arabe commentée par Maslem.

De ia5o à i3oo, Campanus de Novarre traduit dé nouveaud’après l’arabe et commente les Éléments d’Euclide .