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Tome premier.
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copie du calendrier égyptien, perfectionné cependant.Cette tentative n’ayant pas eu de résultat, et l’œuvre dela force étant tombée avec la puissance désorganisatricequi avait voulu l’ériger, nous n’en parlerons point ici.On peut pour cet objet consulter Lalande et Delambre.Toutes les améliorations dont le calendrier est suscep-tible ne peuvent être désormais que l’œuvre de lascience, et ce n’est que du temps et des progrès de lacivilisation des peuples, qu’il est permis de les attendre.

Le calendrier grégorien a été l’objet d’un immensetravail publié en i6o3 par Clavius, sous le titre de Ro-mani Calendarii à Gregorio XIII , P. M ., restitutiexplicatio. Cet ouvrage est assez curieux pour que nousy renvoyions ceux de nos lecteurs qui voudraient appro-fondir la question.

65. On considère comme faisant partie du calendrierplusieurs cycles ou périodes dont nous n’avons pointencore parlé ; ce sont : Les périodes Julienne et Victo-rienne , et I’Indiction romaine. Voyez ces divers mots.

CAL1PPE, astronome grec, qui vivait dans les pre-mières années du IV e siècle avant J.-C. Il est célèbre parl'invention d’un nouveau cycle, dont la durée était de76 ans, etqui fut substitué au cycledeMéton. O11 a donnéà cette période, qui commença à être employée en l’an-née 331 avant notre ère, le nom de Calippique. VoyezAstronomie 5.

CAMÉLÉON ( Aslr .). Nom de l’une des douze constel-lations méridionales ajoutées durant leXVI'siècle à cellesque les anciens avaient reconnues au midi du zodiaque.Elle est sur le colure des équinoxes et au-dedans du cerclepolaire antarctique. Le caméléon n’est compose que deneuf étoiles dans V Uranometria de Bayer; mais La Caille en a ajouté un grand nombre d’autres dans son cataloguedes étoiles australes, dressé au cap de Bonne-Espérance en 1751. Ce savant astronome et le célèbre Hallcy, qui,avant lui, avait été dans le même but à l’ile de Sainte-Hélène , ont déterminé la position des étoiles de cetteconstellation. Celle que La Caille a marquée a dans soncatalogue, et qu’il a observée avec le plus de soin, avait,suivant lui, au commencement de 1760, 126° 8’ 38”d’ascension droite, et 76° 7' 12” de déclinaison australe.

CAMUS ( Ch arle-Étienne-Louis ), géomètre distin-gué du dernier siècle, naquit à Cressv-en-Brie le a5 août1699. Comme la plupart des hommes qui se sont fait unnom dans les sciences, Camus manifesta dès l’enfanceun goût décidé pour les mathématiques. Ses dispositionsprécoces déterminèrent scs pareils à lui ouvrir, malgré1 exiguité de leur fortune, la carrière dans laquelle ildésirait entrer avec tant d’ardeur. Il fit ses études à Paris ,au collège de.Navarre, ou il ne tarda pas à se faire re-marquer par son assiduité au travail et par ses progrès.Deux ans après son entrée au collège, il fut assez forten mathématiques pour pouvoir eu donner des leçons

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particulièics, dont le produit le mit à même de se passerdu secours de. ses parens. Il fit plus tard son cours degéométrie sous Varignon . Camus se fit connaître dansle monde savant, en 1727, par un mémoire qu’il soumitau concours ouvert par l’Académie des sciences pour leprix qu’elle avait proposé sur la manière la plus avan-tageuse de mater les vaisseaux. Ce fut Bouguer quel’Académie couronna ; mais elle s’empressa de recevoirdans son sein Camus, dont le mémoire révélait un talentremarquable. Il fut du nombre des académiciens envoyés,quelques années après, dans le Nord, pour déterminer lafigure de la terre. Nommé examinateur des écoles dugénie et de l’artillerie, Camus composa pour les élèvesde ces corps un Cours de mathématiques qui a étélong-temps estimé, mais que les progrès toujours crois-sans de la science ont rendu inférieur aux livres élémen-taires publiés depuis.

Ce mathématicien estimable, que son génie appela àdes travaux plutôt utiles que brillans, n’a laissé que desmanuscrits dont on ignore le sort. Dans le recueil del’Académie des sciences , on trouve à l’année 1728 unmémoire intéressant de Camus, sur les forces vives, età celui de 1733 , un autre sur les dents des roues et lesailes des pignons. En 1739, il lut à l’Académie plusieursfragmens d’un grand travail sur l’ hydraulique , qui n’apoint été imprimé. La meilleure édition de son Coursde mathématiques est celle de Paris , 1766, 4 vol. iu-8°.Camus, membre de l’Académie des sciences et de laSociété royale de Londres, mourut à Paris le 2 fé-vrier 1768.

CANCER ou ÉCREVISSE ( Astr .). Nom d’une con-stellation boréale et du quatrième signe du zodiaque,qu’on représente par cette figure Q.

O11 appelle Tropique du Cancer l’un des petits cer-cles de la sphère parallèles à l’équateur , et qui passe al’une des extrémités du signe zodiacal, dont il empruntele nom. Le tropique du Cancer, qui est situé dans l’hc-misplièreseptentrional, est éloigné de l’équateur de a328'. C’est ce cercle que le soleil paraît décrire le jourdu solstice d’été. Voy. Ecrevisse et Armillaire.

CANICULE (Xstr.). C’est le nom de la belle étoilede la constellation du Grand Chien , que les Grecs ap-pelaient ripois, Sirius , et les Égyptiens Sothis. Cetteétoile occupait une place importante dans l'astronomiepratique des anciens. Dans les temps reculés, le leve‘héliaque de la canicule coïncidait à peu près avec le sol-stice d’été , époque des inondations périodiques duNibLes Égyptiens choisirent pour point de départ de leur aunée tropique l'apparition de cette étoile, qui leur annonçait l’approche d’un phénomène si important p° uleux. L’étoile Sirius, sous le nom de Sothis, joua le Pgrand rôle dans toute leur mythologie et leurs rites 1ligieux. Les autres peuples civilisés, pour qui le l cve