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et l'cchcllc est d’une ligne pour cent toises, c’cst-à-dired’un AV En réunissant les cent quatre-vingt une feuillesdont se compose ce chef-d’œuvre de topographie (la cartedes triangles forme une feuille à part ), on établit uneseule carte de trente-trois pieds de long sur trente-quatre de large. Les autres principaux ouvrages de Cassini de Thury sont : I. LaMéridienne de ïObservatoireroyal de Paris , vérifiée dans toute V étendue du royaume,etc., 1 744 - IL Cartes des triangles de la France ( eusociété avec Maraldi ), 1744» in- 4 °. IIL Addition auxtables astronomiques de Cassini , 1756, in- 4 °. IV. Des-cription géométrique de la terre, 1775, in- 4 °. Descrip-tion géométrique de la France, 1784, in 4 °i etc.
CASSINOIDE ( Géom. ), nom que l’on donne à lacourbe proposée par Jean-Dominique Cassini , pour re-présenter l’orbite des planètes. C’est une courbe ellip-tique, dans laquelle le produit des deux droites tiréesdes foyers à la circonférence est une quantité constante,savoir : le produit des distances aphélie et périhélie dela planète. Mais, sauf quelques cas particuliers, lesobservations astronomiques ne s’accordent pas avec unetelle courbe, et elle 11’a pu être admise. On en trouvela description dans les Elémens d‘astronomie de Cas-sini, page i 4 g.
CASSIOPEE ( Aslr.), nom d’une constellation bo-téale, située près du pôle nord , l’une des 48 forméespar Ptoléinée ; elle renferme 55 étoiles principales dansle catalogue britannique.
En 1572, une nouvelle étoile, surpassant en gran-deur et en éclat la planète de Jupiter , apparut tout àcoup dans cette constellation; mais elle diminua peu àpeu, et finit par disparaître entièrement au bout de dix-huit mois. Un phénomène si extraordinaire ne pouvaitmanquer d’appeler l’attention des astronomes de cetteépoque , et nous lui devons en effet plusieurs écrits deTyclio-Brahé, de Képler, de Maurolycus , etc. Quel-ques observateurs prétendirent que c’était une comète;on alla même jusqu’à prétendre que c’était la même quiavait paru a la naissance du Christ; mais Tyclio-Brahé ré-futa victorieusement toutes ces assertions dans un grandouvrage intitulé : De nova Stella anni 1572. On sup-pose que cette étoile a un mouvement périodique, etqu’elle était déjà apparue en g 45 et 12^4 : cependantcette conjecture est encore loin d’être appuyée sur despreuves satisfaisantes. Voyez Etoiles changeantes.
CASTELLI ( Benoît), mécanicien célèbre, et regardécomme le créateur d’une nouvelle partie de l’hydrau-lique ( la mesure des eaux courantes ), naquit à Brescia en 1557. Il devint abbé d’un couvent de Bénédictins dela congiégation du Mont-Cassin. Les hautes fonctionsreligieuses dont il était revêtu n’empêchèrent pas lepère Castelli de se livrer avec ardeur à l’étude des ma-thématiques, qu’il professa avec distinction à l’univer-
sité de Pise, et ensuite au collège de la Sapienza deRome . Ce savant prit chaleureusement la défense del’illustre Galilée , dont il fut un des plus célébrés dis-ciples , à l'occasion des découvertes hydrostatiques ,qu’on osa disputer à ce grand maître, en i 6 i 5 . Le papeUrbain VIII, qui l’avait appelé à Rome pour y profes-ser les mathématiques, le chargea d’indiquer les moyensde perfectionner les travaux destinés à contenir les eauxdes fleuves, dont les crues extraordinaires et fréquentesoccasionnent en Italie de graves dommages, et donnentlieu à de nombreuses contestations. C’est le fruit de sesrecherches et de ses réflexions sur cet objet, qu’il donnadans son traité intitulé : Délia misura dell' acque cor-rend; ouvrage peu considérable par le volume, dit unhistorien, mais précieux par la solide et judicieuse doc-trine qu’il contient. Ce livre, qui parut en i 638 , fut tra-duit en français en 1664. Castelli est avec Torricclli,dont il fut le professeur de mathématiques, un des dis-ciples de Galilée auxquels les théories de ce grand hommedoivent leurs premiers accroisscmen». Il mourut à Rome en 1664. Les autres opuscules publiés par Castelli n’inté-ressent point spécialement les mathématiques, et sontd’ailleurs fort au-dessous del’ouvrage que nous avonscité.
CASTOR ( Aslr. ). Nom de l’une des deux bellesétoiles de la constellation des Gémeaux. Elle estmarquéea dans les cartes célestes.
CASTRAMÉTATION ( Art de la guerre ). ( Decastrum , camp, ) Art de camper les armées.
CATABIBAZON (Aslr.), nœud descendant de lalune, nommé aussi Queue du Dragon. Voyez Lune .
CATACAUSTIQUE ( Opl.). Courbes catacaustiqucs(de ***■*, contre, et de *<*<», je brûle). Ce sont deespèces de courbescaustiques formées Lde la manière sui-vante par la réfle-xion des rayons lu-mineux : soit unpoint lumineux A,duquel une infinitéde rayons AB, AC,
AD, etc., vontfrapper une courbedonnée BCDII, etsont réfléchis en fai- O
sant chacun un angle de réflexion égal a celui de leu rincidence. ( Voyez Catoptriquk. ) La courbe GEI, à l fl "quelle les rayons réfléchis, ou les droites BI, CE, DÉ,etc., sont toutes tangentes, est la calacaustique, ° ucaustique par réflexion ; c’est-à-dire qu’en supposant uDeinfinité de rayons réfléchis infiniment proches les un*autres, la courbe so trouve formée par les pointsrencontre de ces rayons.