Band 
Tome premier.
Seite
288
JPEG-Download
 

2288

CA

Il paraît certain que Ptolémée na point observé réel-lement le grand nombre détoiles que contient son cata-logue, mais quil na fait que réduire le cataloguedHipparque à lannée i 3 y en ajoutant 2° 4 o' à toutesles longitudes, pour tenir compte de leffet de la pré-cession. Cette quantité était trop petite ; et les longitudesde Ptolémée , quoique appliquées par lui à lannée 187,se rapportent à peu près à lan 6.

783 ans après Ptolémée, Albaténius vérifia quelquespositions et les trouva plus avancées de 11° 5 o'. Ulugh-Beig, prince Tartare, nous a laissé un catalogue pourlan 1437, que Flamstead donne dans son Histoire cé-leste, avec ceux plus étendus et plus exacts de Tycho-Brahé et dHévélius . Lhistoire céleste de Flamstead,publiée en 1720, contient le grand catalogue de cecélèbre astronome. Ce grand ouvrage, célèbre sous lenom de Catalogue britannique , renferme 2884 étoiles.

Lemonier, en 1742, donna, en plusieurs parties, uncatalogue des étoiles zodiacales; et à peu près à la mêmeépoque, La Caille entreprit un grand travail sur cesétoiles, travail pour lequel il fit son voyage au cap deBonne-Espérance . ( Voy. Caille.) Depuis, Mayer, Brad-ley, Maskeline, Cagnoli, le baron de Zach, Delambrc etPiazzi se sont livrés à de grands travaux, soit pourperfectionner les catalogues, soit pour les augmenter. LeFrançais Lalande a déterminé les positions de 5 ooooétoiles boréales avec un grand quart de cercle de Bird ;ouvrage immense qui assure à son auteur la reconnais-sance de la postérité.

Piazzi a publié à Palerme un catalogue de 65 ooétoiles pour lépoque de 1800, que les astronomes re-gardent comme le plus parfait de tous ceux qui existent.Nous en extrayons la table jointe à cet article et quirenferme 100 étoiles dont les positions ont été ramenéesà lépoque de i 83 o par le bureau des longitudes. Pourles besoins de lastronomie et de la navigation, la Con-naissance des temps contient chaque année un cataloguedes positions de 67 étoiles principales, dans lequel lesascensions droites et les déclinaisons sont données de 10jours en io jours. Dans les observations et calculs astro-nomiques il est très-souvent essentiel de réduire lesdegrés du cercle en temps, cest-à-dire dexprimer enheures lascension droite dun astre. Or, comme lasphère céleste fait sa révolution diurne en 24 heures ,24 heures équivalent à 36 o°, et conséquemment 1 heureéquivaut à i 5 °, une minute dheure à i 5 minutes dedegré et ainsi de suite. Cette réduction se trouve toutefaite dans la Connaissance des temps ainsi que dans latable ci-jointe. Voyez Constellation , Étoile, Lati-tude, Longitude et Passage au Méridien .

CATAPULTE ( Méc. ). Nom dune ancienne ma-chine de guerre qui servait à lancer des pierres. Voyez

CA

Vitruve; Ammien Marcellin; Polybe avec lesCommentaires de Folard.

CATHÈTE ( Géom. ). ( De Ketttrns,perpendiculaire .)Droite tombant perpendiculairement sur une autre.Ainsi les cathètes dun triangle rectangle sont les deuxcôtés qui comprennent langle droit.

Cathete d incidence en optique , est une ligne droitemenée dun point éclairé et rayonnant perpendiculai-rement au plan du miroir réfléchissant.

Cathete de réflexion, cest une perpendiculaire me-|née de loeil ou dun point quelconque dun rayon 1réfléchi sur le plan de réflexion. Voyez Optique.

CATOPTRIQUE ( Opt.) Lune des branches de lop-tique, qui a pour objet les lois de la réflexion de la lu-<mière. Nous donnerons au mot Optique lhistoire decette science depuis ses premières traces jusquà nos'jours.

Toutes les surfaces polies réfléchissent la lumière;mais comme parmi les corps solides il ny a que quelquesmétaux simples et quelques amalgames qui soient sus-jceptibles de prendre un poli parfait, on ne construitles miroirs quavec des substances métalliques. Les mi^roirs de verre ne sont eux-mêmes que des miroirs-itaüiques ; car ils ne doivent leurs propriétés réfléchis-|santés quà lamalgame de mercure et de zinc dont leursurface postérieure est revêtue.

Les miroirs de verre ne peuvent être employés pourles expériences exactes doptique, parce quils opèrentdans les rayons lumineux une double réflexion, etmême une double réfraction aux deux surfaces du verre.Les phénomènes quon peut observer par leur moyenne résultent donc point de la seule réflexion des rayons.Ainsi nous supposerons, dans tout ce qui va suivre, queles miroirs employés sont des surfaces métalliques dunpoli mathématique.

De toutes les formes quon peut donner aux miroirs ,nous distinguerons particulièrement celles des miroirtplans et celles des miroirs sphériques concaves , et con-vexes, mais, quelle que soit la forme du miroir, tousles phénomènes reposent sur la loi générale suivante,quon peut considérer comme le fondement de toute lacatoptrique :

I. Loi fondamentale. Lorsqu un rayon de lumièretnk (Pl. XVI, fig. 1, 2, 3 ) tombe sur une surface quel-conque, et quon élève au point dincidence A. la droiteAI, perpendiculaire au miroir, lorsquil est plan (fig- 0 »ou perpendiculaire au plan tangent du miroir aUpoint A, lorsquil est sphérique (fig. 2 et 3 ) ; si ensuiteon imagine un plan passant par cette perpendiculaire etle rayon incident, le rayon réfléchi se trouvera aussidans ce plan, et fera avec la perpendiculaire Al utlangle IAw égal à langle IAn , formé par le rayon in "cident avec la perpendiculaire