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Tome premier.
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Langle 1 A/m se nomme Y angle d'incidence, et langleïkn Y angle de réflexion. La loi précédente peut doncsénoncer plus simplement en disant que lorsquun rayonde lumière est réfléchi par une surface polie quelconque,langle dincidence est toujours égal à langle de ré-flexion. Cette loi est donnée par lexpérience.

a. Si un rayon tombe perpendiculairement sur unmiroir, langle dincidence ainsi que celui de réflexionsont nuis : alors le rayon est réfléchi sur lui-même.

3. A laide de la loi précédente on peut facilementexpliquer les phénomènes du miroir plan, connus detout le monde. Soit AB (Pl. ~XéS\,jig. 4) la coupe duntel miroir, et soit ni un point rayonnant placé devant sasurface, si le rayon incident mG est réfléchi suivant C«',un œil situé en n recevra la sensation de la lumièredans la direction nu, et renverra conséquemment danscette même direction limage du point m. Or, si dupoint m ou abaisse la droite wiD, perpendiculaire aumiroir, et quon la prolonge jusqu'à sa rencontre en navec le rayon réfléchi, également prolongé, les deuxh'iangles rectangles DC/« et DC« sont égaux; car lesdeux angles DC/« et BCn, complémens des angles din-cidence et de réflexion, sont égaux, et par conséquent il011 estde même des angles nCD ctDCm; donc nY)=.Y)m.Or, cette construction sera la même pour tous lesayons venant de m , et réfléchis par le miroir; cest-à-dire que les directions de ces rayons passeront toutespar le point n. Donc un œil placé dans une de ces direc-l 'ons, tel que n, doit voir en n une image du point m.Mais comme ce que nous venons de dire du point ms applique nécessairement à tous les autres points dunobjet, on peut concevoir comment limage de lobjetdoit se montrer dans le miroir, et en apparence der-rière sa surface, à une distance égale à sa distance réelle.Nous allons retrouver plus loin cette propriété commecas particulier dune formule générale pour tous les mi-r oirs.

4- Des miroirs sphériques. Soit C (Pl. XVI ,Jig. 5 )

centre de la sphère dont le miroir AB est un segment.

point D, milieu du segment, se nomme le centre op-

tl 1 Ue , le point C est le centre géométrique ; et la droite

Iïlet 'ce par D et C représente laxe. CD est le rayon du

mtroir, et ^ ou DB sont les ouvertures. Lorsque lasurfarp

Ultérieure est polie , le miroir est concave ou. nver ê e nt ; lorsquau contraire cest la surface exté-,e ure qui sert ^ réfléchir la lumière, alors le miroir estc °nvexe ou divergent.

lorsquon dirige laxe dun miroir concave vers le1 > tous les rayons solaires qui viennent le frapperont réunis par la réflexion dans un petit espace situéJustement en F au milieu des deux centr es. Il se produitbon seulement à ce point une lumière éclatante; maiss Y\ eloppe de plus une chaleur dune prodigieuse

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intensité. Ce petit espace se nomme 1 e foyer du miroir,et la distance DF se nomme la distance focale.

6. Pour se rendre raison des phénomènes que pré-sentent les miroirs sphériques, il faut examiner préala-blement la marche des rayons réfléchis dans ces sortesde miroirs. Cest lobjet des deux théorèmes suivans:

I. Un rayon lumineux qui tombe parallèlement àlaxe, sur un miroir concave, est réfléchi entre les deuxcentres, et dautant plus près du foyer quil passe plusprès de laxe.

Soit EA ce rayon, et C le centre géométrique (Pl. XYI,fig. n), si lon mène AC , cette droite sera un rayonde la sphère, et sera par conséquent perpendiculaire enÀ à la surface du miroir. Si lon fait langle CAF égalà langle CAE, AF sera le rayon réfléchi (i). Mais dansle triangle AFC les angles FAC et FCA sont égaux ; carEAC=FCA comme angles alternes internes ( VoyezAngle, y) et EAC = FAC ; donc les côtés opposés à cesangles sont égaux, et lon a AF = FC. V oy. Isocèle.

Ainsi, si lon avait AF = DF, on aurait aussi DF=IC , et le point F serait le milieu de DC ou de la dis-tance des deux centres ; mais cela narrive pas exacte-ment pour tous les rayons. Cependant la différenceentre AF et DF est dautant plus petite que larc AD estpetit par rapport à DF ; lors donc que langle AFD esttrès petit, on peut supposer sans erreur sensible DF =AF = FC.

II. Un rayon lumineux qui tombe parallèlement hVaxe sur un miroir convexe est réfléchi dans la direc-tion de la droite menée du milieu de laxe au point decontact.

Soit ADB le profil dun miroir convexe (Pl. XVI,fig. 8) , et soit AE un rayon parallèle à laxe CD , etqui frappe le miroir en A. Si du centre géométrique Con mène le rayon CA, et quon le prolonge en G pourfaire langle HAG égal à làngle dincidence GAE , AHsera le rayon réfléchi, lequel, Suffisamment prolongé,passera par le point F, milieu de CD. La démonstra-tion est la même que la précédente, et légalité de AFet de FD nest rigoureuse que peur un arc AD infini-ment petit. '

Dans le miroir convexe, le point les rayons ré-fléchis coupent laxe se nomme le foyer négatif, et sadistance derrière le miroir la distancefocale négative.

y. Nommons 2 a le rayon CD dun miroir sphérique AB(Pl. xvi , fig- i3 ), a sera la distance focale-, nommonsencore d la distance DE du point lumineux E, et a'la distance DF, à laquelle le rayon réfléchi AE coupelaxe.

C étant le centre géométrique du miroir, si nousmenons CA, nous aurons CA=CD= 2 a; CA sera pei-pendiculairc en A à la surface du miroir, et par con-

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