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Tome premier.
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290
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CA

CA

21H)

séquent, daprès la loi (i) CAF=CAE ; mais on a(Angle 9)

CAF=AFD ACF

et

*->

Donc

CAE=ACFAEC.

AFD ACF=ACFAEC,ou, ce qui est la même chose, (ni)

2 ACF=AFD +AEC.

Mais, dans un triangle rectangle (voy. Trigonométrie),lorsquun des angles aigus est très-petit, cet angle est àtrès-peu près proportionnel au côté opposé divisé par côté adjacent, et cela dautant plus exactement quele côté opposé est plus petit. Supposons donc que larcAD-est très-petit, nous pourrons le considérer commeune ligne droite perpendiculaire sur laxe DC , et alorJles triangles ADF, ADC et ADE seront des triangles rec-tangles dont les angles en F, en C et en E seront très-pe-tits /nous aurons donc

-ii.

langle ACF=^

langle AFD =

DC

AD

DF

langle AEC = ~

Substituant ces valeurs dans légalité (ni) elle de-vient

2 AD_AD AD

DC DE *"DF 1 .

et, en divisant par AD, '

JL_L_i_L_

DC~DE^DF.

ou, définitivement (n),

I=I + L

a d a'

équation qui embrasse toute la théorie des miroirs sphé-riques.

8 . Le quotient quon obtient en divisant lunité par unequantité quelconque se nomme ordinairement la valeur

réciproque de cette quantité : ainsi est en général la

valeur réciproque de m. En appliquant cette dénomi-nation aux quantités delà formule (n), et en nommantde plus r/=DE et aDF, les deux distances de réu-nion des rayons , on peut énoncer en ces termes la loireprésentée par la formule (n).

La valeur réciproque de la distance focale est égalea la somme des valeurs réciproques des deux distancesde réunion des rayons.

g. Dans la construction géométrique qui nous a servià trouver la formule (n) nous avons considéré les quan-tités a, a ', d comme positives; mais si une de ces liguesse trouvait avoir une situation opposée à celle quelle adans la figure i 3 , il faudrait lui donner un signe négatif;et avec cette modification la formule sapplique égale-ment aux miroirs convexes. Ainsi, pour un miroir con-cave (fig. 12) vers lequel un rayon lumineux GA nevient pas dun des points de laxe , mais au contraire sedirige vers un de ces points, la distance DE = d setrouve dans un sens opposé, et alors il faut lexprimerpar d. Si le miroir est convexe, le rayon et la dis-tance focale ont une direction opposée à celles quindi-quent les figures 12 et 1 3 ; il faut donc représenter ladistance focale para, et par conséquent la foraulc(n) devient (p)

a d' a'

pour les miroirs convexes.

10. Il résulte des formules (n) et (p) plusieurs consé-quences importantes que nous allons exposer. Dabord,puisque tous les rayons qui partent dun objet éclairé etqui tombent sur le miroir , à peu de distance du centreoptique, vont passer par le foyer , ou du moins très-près de ce point, il doit sy former une image de lob-jet qui sera visible pour un œil placé de manière à rece-voir, àquelque distance, les rayons réfléchis.Cette imageest devant le miroir lorsque la valeur de a' est positive,et elle est derrière lorsque cette valeur est négative.

Si lon fait a= d , cest-à-dire si lon suppose le pointrayonnant placé au foyer, on a

D

1

= o et s aico.

Ce qui signifie que lorsque les rayons incidens partentdu foyer, ils deviennent parallèles à laxe après la ré-flexion ; ou que leur point de réunion est à une distanceinfinie. On observe ce phénomène en plaçant une bou-gie allumée au foyer dun miroir concave: limage dela bougie 11e se trouve nulle part; mais la lumière estréfléchie parallèlement à laxe, et se propagerait à UIlCdistance infinie, si elle nétait pas absorbée par le nu'lieu dans lequel elle passe. On se sert de cette propri clcdes miroirs concaves pour transmettre une vive clartéde grandes distances.

11. Jusquici nous avons considéré le point rayonnant