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Tome premier.
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CO

3Cà CO

Après avoir remarque que le change de Francfort surParis étant à <jG , cela signifie que 100 écus tournois ou3oo livres tournois équivalent à 76 rixdalers, et que d’a-près la perte de -ÿ pour 100 du papier de Francfort surCologne , 100 rixdalers deFrancfort 11’en valent quegg^à Cologne ; nous disposerons nos rapports comme il suit,d’après la règle ci-dessus :

x rixdalers de Cologne == 1000 francs.

80 francs = 81 livres tournois.

3oo livres tournois = 76 rixd. de Francfort ,

joo rixdalers de Francforts 99,5 à Cologne .

1 rixdaler de Francfort = 90 kreutzers.

138 kreutzers = n5 stuvers.

60 stuvers = 1 rixd. de Cologne .

Opérant les multiplications, et divisant le produit desantécédens par celui des conséquens, nous aurons

__ 1000X81X76 X 09.5 X 9° X n5 X 1

80 X 3oo X 100 X 1 X 1 38 X 80 1

D’où zc=3i9 rixdalers et i| stuvers : telle est donc lasomme avec laquelle le négociant aura à Francfort 1000francs sur Paris . Ces calculs qui sout presque toujoursd’une excessive longueur, se réduiraient à de simplesadditions, si l’on voulait employer les logarithmes,mais la routine du commerce est plus forte que laraison.

CONJONCTION (Aslri). Rencontre de deux astresou de deux planètes au même point du zodiaque.

La conjonction peut être considérée comme vraie oucomme apparente. Elle est vraie, lorsque les deux astresont une même latitude et une même longitude; elle estapparente lorsqu’avant la même longitude, leurs latitudesdiffèrent. On divise encore les conjonctions en héliocen-triques et géocenlriques. Les premières sont celles qu’onobserverait si l’on était dans le soleil; les secondes sontles conjonctions vues de la terre.

Les conjonctions géocentriques des planètes sont infe-rieures ou supérieures , selon que les planètes sontentre la terre et le soleil, comme cela peut arriver pourMercure et Vénus , ou selon que le soleil est entrela Terre et la planète.

Les grandes conjonctions sont celles où plusieursplanètés sont vues, sinon au même point du zodiaque,du moins très-près l’une de l’autre. Telle est, parexemple, celle qui eut lieu en février i5a4: Vénus,Mars, Jupiter et Saturne étaient à côté les uns desautres, et Mercure n’était éloigné du groupe que de 16 0 .Le 17 de mars 1725, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter étaient si rapprochés qu’on pouvait les voir ensembleavec le même télescope.

La conjonction est le premier aspect (voy. ce mot),comme l’opposition est le dernier.

Los observations des conjonctions de Mercure et deVénus avec le soleil, sont très-importantes pour l’as-tronomie. On s’en est servi avantageusement pour dé-terminer avec exactitude la parallaxe du soleil, et parsuite sa distance de la terre. Voyez Passage sur le

SOLEIL .

La lune se trouve tous les mois en conjonction avecle soleil : c’est ce que l’on nomme nouvelle lune. Lors-que la conjonction est parfaite, c’est-à-dire lorsqu'elle alieu dans les nœuds de l’écliptique, ou très-près de cesnœuds, il y a éclipse de soleil, parçc que la terre, lalune et le soleil se trouvent sur une même ligne droite.Par la même raison, si, au moment de l’opposition ,c’est-à-dire au temps de la pleine lune, elle se trouvéprès des nœuds, il y a éclipse de lune ( voy. Eclipse).Les conjonctions et les oppositions de la lune prennentle nom commun de syzigies.

Les Chinois ont dans leurs annales un récit d’uue con-jonction de cinq planètes arrivée, selon eux, 25 i 4 ansavant l’ère chrétienne. Ils donnent ce fait comme unepreuve de la haute antiquité de leur empire et de leurscience astronomique. Les calculs de Cassini avaient re-jeté cette conjonction au rang des fables; mais d’autrescalculs faits depuis par Muller Desvignolcs, Kirch ,etc., sont plus favorables à la prétention chinoise; il enrésulte qu’environ 245g ans avant le Christ, la Lune ,Jupiter, Saturne , Mars et Mercure se trouvaient prèsl’un de l’autre dans la constellation des Poissons . On atrouvé plus récemment, en se servant de tables pluscorrectes, que cette conjonction a dû avoir effectivementlieu le 8 février 2461 avant Jésus-Christ . Il est donccertain que le fait rapporté par les Chinois est réelle-ment arrivé à peu près à l’époque qu'ils lui fixent.Mais n’est-il pas beaucoup plus simple de croire quel’insertion qu’ils ont faite dans leurs annales résulte d’uncalcul et non d’une observation? On connaît l’impor-tance que ce peuple attache à sa prétendue antiquité ; etsi la conjonction eût été observée, il 11c pourrait setrouver une différence de 53 ans entre l’époque qu’ibassignent et l’époque réelle.

CONJUGUÉ ( Géorn .). Axe conjugué de l’ellipse oude l’hyperbole. Voy. Axe.

Diamètre conjugué d’une section conique. Voy. D 1 *'

METRE.

Hyperboles conjuguées. Voy. Hyperbole.

Ovale conjuguée. Voy. Ovale.

CONOÏDE. ( Géom .). Solide formé par la révolutiond’une section conique autour de son axe. Ces corps ontdiverses dénominations selon la naLurc de la courbe q 11les produit; ainsi, le cono'ide parabolique , quon a;pelle aussi parabolo'ide (voy. ce mot), résulte de la Tvolution de la parabole; le cono'ide elliptique, ou spro'ide (voy. ce mot) résulte de celle de l’ellipse, et le