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Jornandès (i), les Goths avaient appris la philo-sophie, l’astronomie et la physique, d’un étrangernommé Dicenée, qui vivait du temps de Sylla.On voit dans l’Edda, qu’ils possédaient une poésie,une cosmogonie (a) et un système complet deconnaissances. Leur mythologie, leur calendrier,paraissent avoir une origine orientale (3). Maisquoique la féodalité (4), qu’Odin et les Asesavaient apportée dans le nord de l’Europe , sesoit répandue de là dans tout l’Occident , quoique
(i) Muratori, scriptores rer. ilu!■, toin. I, pars a", p. 5i i.(a) Voyez dans YEdila rhythmic/.l , s eu antiquior, Ilauniae,1787-1828, 5 vol. in-4, tom. lit, p. 23 et seq.), la cosmogonieexposée au commencement de Volo-Spa ; et les idées des Scan-dinaves sur la création, dans le petit Edda, traduit parMallet (Genève 1787, in-12), p. 68,77, etc.
( 3 ) Voyez Edda rhylhmica, seu antiquior, loin. III, p. gijyet seq. — Edda, traduit par Mallet , p. 5q, etc. — Richard-son , pcrsian, arahic and english Dictionary (prêt, dissert.),London , 1806, 2 vol. in- 4 , toin. I, p. lxiii, i.xxxv. —On a voulu pousser l’espriL de système jusqu’à considérerOdin comme étant la même chose que Bouddha. Klaproth (Tableaux hist. de l’Asie , p. 64) et Ahel-Ilémusât (Mélangesasiat ., Paris , 1825, 2vol. in-8,tom.I, p. 3 oS) onlt combattuavec raison cette opinion ; ce dernier pense, avec beaucoup deprobabilité, qu’il y a eu plusieurs Qdine t plusieurs Bouddha .les uns mythiques, les autres historiques. 'Abel Rèrnusat, Mé-lang-asiat-, tom. I, p. 3 o 8 .)
( 4 ) Richardson, pcrsian, arabic and english Diclionary,(prel. dissert.), tom. I, p. i.xm , lxxxv, i.xxxviii.